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Coronavirus : les 5 dernières infos à connaître

Publié le : 16.03.2020 I Dernière Mise à jour : 16.03.2020

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Réduction voire suspension des activités pour les entreprises, report de tous les voyages à forfait jusqu'au 30 avril, nouvelles mesures du gouvernement... Le Quotidien du Tourisme fait un point complet sur les dernières actualités liées au coronavirus.


[Article mis à jour le 17 mars à 17h]

1/ Les entreprises du tourisme prennent des décisions drastiques


 
Fortement touchées par les consignes prises par les différents pays pour tenter d'endiguer la propagation du virus, les entreprises du tourisme ont dû prendre des mesures radicales. À commencer par le tour-opérateur TUI. Le numéro un mondial du tourisme, qui emploie 70 000 personnes dans le monde, a annoncé lundi la suspension de "la plus grande partie" de ses activités. Une mesure qui concerne principalement ses activités de voyages à forfait avec vols charters, d'hôtellerie et de croisières.
 
Côté aérien, Air France-KLM a indiqué lundi réduire son activité "de manière très significative", plus précisément entre 70 et 90% de ses vols lors des deux prochains mois au moins.
 
Ryanair a averti que les restrictions imposées par un nombre croissant de pays va entraîner le maintien au sol de "la majorité de sa flotte pour les 7 à 10 jours prochains". L'arrêt pourra également représenter "une réduction de sa capacité de sièges jusqu'à 80% et une mise à l'arrêt totale de la flotte n'est pas exclue".
 
Même constat pour Easyjet, qui a averti avoir "mis en place de nouvelles annulations de vols" qui pourraient se traduire à court terme par "le maintien au sol de la majorité de (sa) flotte".
 
De son côté, Lufthansa va supprimer à compter de mardi "jusqu'à 90%" de ses capacités de vols long-courriers par rapport au plan de vol initial. En Europe, pour les trajets courts, le groupe n'offrira que "20% des capacités de sièges initialement prévus".
 
La maison mère de British Airways, IAG, prévoit quant à elle une réduction de sa capacité de vols d'"au moins 75%" en avril et mai. La compagnie aérienne 100% affaires, La Compagnie, a annoncé la suspension de ses vols du 19 mars au 12 avril 2020. United Airlines devait quant à elle annoncer lundi "une réduction d'environ 50% de (sa) capacité pour avril et mai". Une forte diminution qui devrait se poursuivre pour les voyages estivaux.
 
Les compagnies de croisières procèdent, elles aussi, à des annulations en masse. Costa Croisières a annoncé vendredi soir la suspension de l'ensemble de ses croisières dans le monde jusqu'au 3 avril. Royal Caribbean Cruises Ltd. a suspendu toutes les opérations de sa flotte dans le monde entier depuis dimanche soir et espère reprendre le cours normal de ses opérations le 11 avril 2020. Celestyal Cruises suspend ses départs de croisière entre le 14 mars et le 30 avril 2020 et CroisiEurope annonce de son côté reporter l'ensemble de ses croisières jusqu'au 15 avril 2020 inclus.
 

2/ Voyages à forfait : tous les départs reportés jusqu’au 30 avril


Les voyagistes français ont annoncé le mardi 17 mars  le report de tous les départs prévus jusqu'au 30 avril prochain, en raison de la pandémie de Covid-19. La veille, les TO avaient annoncé un report jusqu'au 31 mars. Cette décision a été prise "devant l'impossibilité d'assurer les prestations à destination et l'incertitude des retours", indiquent dans un communiqué commun le Seto et les Entreprises du Voyage. Un à-valoir est émis pour les voyages concernés par ce report, valable jusqu'au 31 décembre 2020 inclus au minimum.
 
En conséquence, tous les départs jusqu'au 31 mars inclus sont reportés avec émission d'un à-valoir valable jusqu'au 31 décembre 2020 inclus au minimum, au tarif en vigueur du TO. "Pour mars, cela représente quelque 100 000 clients", estime René-Marc Chikli, président du Seto. Et si la situation devait perdurer en avril, 350 000 clients seraient touchés.
Pour les voyageurs déjà sur place, les voyagistes indiquent traiter "au cas par cas les demandes de retour anticipé et dans la mesure des possibilités".
 
Les TO indiquent par ailleurs que le gouvernement a "entendu leur demande" de bénéficier d'un "dispositif" les autorisant à proposer aux clients dont le séjour ne peut se réaliser, un bon d'achat ou un avoir valable un an - alors que la loi impose actuellement un remboursement en numéraire - afin de préserver leur trésorerie.
 
"Matignon a donné son feu vert à la mesure que je portais, et qui va permettre au secteur de s'organiser et d'avoir de l'oxygène, sans que cela nuise aux consommateurs", a commenté à l'AFP Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'Etat au ministère des Affaires étrangères. Cette disposition prendra la forme d'une ordonnance, a précisé Jean-Baptiste Lemoyne, qui réunira (par téléphone) mardi le comité de filière tourisme, soit une cinquantaine de personnes.
 
"Confrontés à des demandes massives de remboursement en numéraire et à un contexte de forte tension sur leur trésorerie, les professionnels du tourisme avaient alerté dès la semaine dernière le gouvernement sur le fait que de tels remboursements mettaient en grave péril grave les entreprises", rappelle le communiqué.
A eux seuls l'an dernier, les 70 tour-opérateurs membres du Seto avaient  fait voyager 6,3 millions de clients.
 

3/ Les nouvelles mesures du gouvernement


 
Le pays est entré au stade 3 de l’épidémie le week-end dernier. L'ensemble des Français sont confinés depuis le 17 mars midi et ce, pour une période de 15 jours minimum. Pour ralentir sa progression, les activités jugées "non indispensables" sont interdites depuis samedi minuit. Les restaurants ont fermé leurs portes tout comme les bars, brasseries, cafés et discothèques, "jusqu'à nouvel ordre". Selon un communiqué de l’Umih, ces établissements ne pourront plus accueillir de public jusqu'au 15 avril 2020.
Les cinémas sont également fermés, tout comme les musées, les théâtres, les opéras, les piscines mais aussi les stations de ski, les parcs de loisirs et les parcs et jardins de la ville de Paris, fermés à compter de mardi pour une durée indéterminée afin d'"amplifier" les mesures visant à freiner l'épidémie du coronavirus, a annoncé lundi la mairie de Paris.
Les agences de voyages n’échappent à la règle et sont aussi contraintes de fermer leurs portes. Dans un communiqué publié dimanche matin, le syndicat les Entreprises du Voyage conseille cependant à ses adhérents  "d’assurer une permanence physique ou téléphonique adaptée à la spécificité de leurs entreprises. Cette présence permettra de maintenir une relation de confiance avec les clients qui sont en voyage ou vont partir en voyage. Elle facilitera les déplacements nécessaires et réduira le risque de stress de nos compatriotes".
A l’inverse, les pharmacies et parapharmacies ainsi que les supermarchés et épiceries restent ouverts tout comme, pour l’heure, les établissements bancaires, les débits de tabac et les marchands de journaux.
Les hôtels peuvent également continuer à accueillir leurs clients, mais leurs restaurants et bars doivent garder portes closes. Il est toutefois possible de prendre son petit déjeuner ou tout autre repas en chambre.
En parallèle, le gouvernement a décidé hier de réduire drastiquement les transports longue distance afin de limiter la propagation du coronavirus.       Pour le transport aérien, seuls "quelques vols à destination des Etats-Unis, de l'Afrique, quelques vols domestiques, et à destination de l'outre-mer" seront assurés, a précisé le secrétaire d'Etat aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari. Les aéroports resteront ouverts mais certains terminaux vont fermer : Orly 2 mercredi et deux terminaux de Roissy, dont le 2G en fin de semaine.
À la SNCF, le trafic sur le réseau ferré longue distance des TGV classiques, des Ouigo et des trains Intercités sera progressivement ramené à un train sur deux et celui des TER à deux trains sur trois.
Enfin, les transports en commun dans les agglomérations sont pour l’heure maintenus, avec à ce stade à Paris 80% des métros en circulation et un trafic normal pour les bus et tramways. Les taxis et les VTC sont également maintenus. Mais l’allocation d’Emmanuel Macron ce soir à 20h pourrait rapidement changer la donne.
 

4/ Un manque à gagner déjà colossal


 
L'épidémie de coronavirus pourrait faire perdre à la France jusqu'à 10 milliards d'euros de recettes touristiques sur les quatre premiers mois de l'année, a indiqué vendredi sur France Inter le secrétaire d'Etat au quai d'Orsay, Jean-Baptiste Lemoyne. Il se base sur une simulation d'impact économique du gouvernement, qui donne une fourchette comprise entre 6,4 et 10,1 milliards d'euros de pertes de recettes touristiques, de janvier à fin avril.
 
Pour rappel, en 2019, les dépenses en France des visiteurs étrangers ont atteint 57,9 milliards d'euros, les Chinois et les Américains étant les touristes les plus dépensiers dans l’Hexagone. Les dépenses de la "consommation domestique" - celle des touristes français ayant opté pour un séjour dans l'Hexagone - sont quant à elles estimées à quelque 110 milliards d’euros.
Jean-Baptiste Lemoyne a promis "un plan d'aide massif pour préserver les emplois, les entreprises et la trésorerie" du secteur du tourisme.
 
L'impact du COVID-19 sur le transport aérien est également très significatif. L'IATA estime que les pertes de chiffre d'affaires des compagnies aériennes mondiales de transport de passagers pourraient atteindre 113 milliards de dollars. Un chiffre qui ne tient cependant pas compte de l'interdiction temporaire d'entrée aux Etats-Unis des voyageurs en provenance d’Europe …
 

5/ Ce qui se passe en Europe et dans le reste du monde


 
En Europe, de nombreux pays prennent eux aussi des mesures radicales. Partout en Italie, les habitants sont confinés chez eux jusqu’au 3 avril. Ces derniers ne peuvent sortir que pour travailler, se faire soigner ou acheter à manger. Tout autre rassemblement est totalement interdit. En Espagne aussi, le confinement total est désormais décrété dans l'ensemble du pays. Les Espagnols ne peuvent quitter leur domicile que pour des achats de produit de première nécessité et des médicaments, ou pour travailler.
 
L'Allemagne a de son côté décidé de fermer jusqu'à nouvel ordre ses frontières avec la France, le Luxembourg, l'Autriche, la Suisse et le Danemark. L'Autriche a renforcé dimanche les restrictions à la vie publique en interdisant les rassemblements de plus de cinq personnes, en limitant les déplacements au strict nécessaire et en prévoyant de faire contrôler ces interdictions par la police. Le trafic aérien au départ et à destination de l'Autriche doit quant à lui "quasiment s'interrompre".
 
Sur le moyen et le long-courrier, on retiendra également quelques mesures fortes. Le Maroc a suspendu dimanche tous les vols internationaux jusqu'à nouvel ordre, mais des avions spéciaux ont été autorisés pour rapatrier les touristes européens bloqués. Les établissements scolaires et les universités ont été fermés, tous les événements culturels et sportifs annulés et les rassemblements publics de plus de 50 personnes y sont interdits.
 
La Tunisie a quant à elle fermé ses frontières maritimes et restreint fortement les dessertes aériennes avec l'Europe et l'Egypte, en obligeant tous les voyageurs venant de l'étranger à s'isoler durant 14 jours à leur arrivée.
 
La fermeture des aéroports en Égypte démarrera, elle, dès jeudi 19 mars jusqu'au 31 mars. Une nouvelle mesure pour le pays, qui avait déjà annoncé la fermeture des écoles et des universités dans tout le pays.
 
En Russie, ce sont les liaisons aériennes avec l'Union européenne qui sont réduites depuis lundi, afin de juguler la propagation de la pandémie provoquée par le nouveau coronavirus.
 
L'Australie a annoncé dimanche que toutes les personnes arrivant de l'étranger devront se placer en auto-isolement pendant quatorze jours. Les bateaux de croisière ne seront plus autorisés à y faire escale.
 
Du côté des Etats-Unis, le président Donald Trump a annoncé mercredi la suspension pour trente jours de l'entrée aux Etats-Unis des voyageurs étrangers ayant séjourné au cours des 14 derniers jours dans 26 pays européens, dont la France. Depuis vendredi, ce sont également toutes les croisières depuis les Etats-Unis vers l'étranger qui ont été suspendues.
Céline Perronnet et Brice Lahaye

Auteur

  • La Rédaction

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