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Destinations

Fès, destination impériale pour longs week-ends printaniers

Publié le : 17.02.2004 I Dernière Mise à jour : 17.02.2004

Après la success story de Marrakech sur le marché français, les TO se tournent vers d'autres "oasis" touristiques susceptibles d'offrir le même potentiel que la Ville Rouge.

La prochaine saison printemps-été pourrait ainsi couronner l'antique capitale culturelle, nouvelle destination phare pour les courts séjours des Français au Maroc.
Quatre jours, c'est la durée de séjour idéale qu'il faut pour venir à bout des multiples facettes de Fès. Bourgade berbère fondée au 8e siècle sur les bords d'un oued descendant des contreforts du Moyen Atlas, Fès est vite devenue au cours des siècles suivants un phare intellectuel, spirituel et politique au sein du royaume marocain. Dès le 9e siècle, la ville impose son aura au-delà même des frontières du monde arabe en abritant dans ses murs la première université au monde, la célèbre Karaouiyne. Son minaret blanc domine toujours le quartier de Fès el-bali, partie la plus ancienne de la ville. C'est ici que les visiteurs aiment à flâner dans le dédale que forme cette médina à l'atmosphère unique. Passé Bab Bou Jeloud, porte principale de la médina ornée comme il se doit du célèbre bleu de Fès, il faut se laisser happer par le flot incessant dans les ruelles, rythmé par les cris des muletiers. Chaque quartier offre un spectacle différent, une nouvelle gamme de couleurs et d'odeurs, selon la corporation qui y est installée. Menuisiers travaillant le bois de cèdre, herboristes perdus au milieu des flacons d'huiles essentielles et de remèdes en tous genres, tanneurs teignant les peaux de moutons, de vaches ou de chameaux dans des bains de safran, d'indigo ou de coquelicot. Et au détour d'une rue, une belle porte ouvragée laisse entrevoir la quiétude et l'harmonie de la cour de l'une des 185 mosquées de la médina. Mais les remparts de Fès recèlent bien d'autres trésors en dehors de la médina. La ville a connu son heure de gloire sous la dynastie des Mérinides, au 13e siècle, qui y laissèrent leur empreinte en bâtissant le quartier de Fès el-Jédid. On peut y accéder par la place des Alaouites qui offre une belle perspective sur la porte monumentale du palais royal (interdit au public). Celui-ci jouxte le Mellah, ancien quartier juif élevé au 17e siècle, qui se distingue par ses maisons aux balcons de bois et fer forgé d'inspiration andalouse. Plus loin, les anciennes fortifications servent désormais de niches aux cigognes de passage. Un joli passage permet de longer l'oued avant de rejoindre les jardins Bou Jeloud, que les citronniers, les orangers et les roses embaument de mai à juin. Au-delà des remparts, c'est le visage moderne de Fès que l'on rencontre. Construite par les Français dans les premières années du protectorat (début du 20e siècle), la ville "européenne" tranche par ses grandes avenues et ses immeubles d'administration. Une richesse patrimoniale qui suscite de grandes ambitions de toutes parts. Adil Douiri, ministre du Tourisme marocain, confiait récemment qu'il espérait faire de Fès "la Marrakech de demain". Une volonté d'ores et déjà perceptible dans les faits puisque depuis le 19 janvier, Corsair est passé à 2 vols directs par semaine au départ de Paris. Au niveau hôtelier, la cité impériale commence à rattraper le retard qui l'handicapait jusqu'alors. L'offre 5 étoiles s'est enrichie de 2 nouveaux établissements en 2003, portant le total à 6 hôtels dans la gamme. L'offre de riads, particulièrement appréciée par la clientèle européenne, est elle aussi en plein boom. Le groupe Accor, partie prenante du développement touristique de Fès, s'apprête à ouvrir cette année un Novotel de 170 chambres et dispose d'options sur 2 terrains sur les hauteurs de la ville. Enfin, 2004 marque l'arrivée en force d'un acteur majeur, TUI qui, profitant du doublement de capacité de Corsair, a axé son offre de court séjour au Maroc sur Fès (voir encadré).
Fès, star du court séjour dans la production printemps-été de TUI
La cité impériale fait une entrée remarquée dans la production printemps-été de TUI en cumulant 5 offres de court séjour de 4 jours / 3 nuits, à partir de 364 euros en hôtel 5 étoiles. Parmi les formules proposées, un établissement incontournable pour peu qu'on en ait les moyens : le Sofitel Palais Jamaï. Cet ancien palais du 18e siècle, transformé en hôtel 5 étoiles luxe, situé aux portes de la médina, offre une superbe vue panoramique sur les toits et les minarets de la vieille ville. Son jardin andalou et sa piscine forment en outre un délicieux refuge au retour des visites. Dans un autre style mais non moins charmant, TUI programme 2 riads, le Mabrouka (6 suites) et le Louna (3 suites et 1 appartement), havres de paix au cœur de la médina. Tout récent mais plus excentré, le Zalagh Park Palace (5 étoiles) est idéalement situé pour partir visiter Meknès, Volubilis ou le Moyen Atlas, tout proches. TUI propose aussi un combiné Fès-Marrakech qui permet de séjourner au Palais Jamaï et au Sofitel Marrakech. Pour se rendre à Fès, les clients bénéficient donc de 2 vols réguliers mis en place par Corsair au départ d'Orly Sud les lundis et vendredis. Des rotations qui pourraient en cas de succès de la destination être revues à la hausse au cours de ce printemps.
Fès crée l'événement autour des musiques sacrées du monde entier
Pour sa dixième édition, le festival de Fès, consacré aux musiques sacrées, se place sous le signe de la lumière. Du 28 mai au 5 juin, la programmation mettra donc en avant les "traces de lumière" divine que peut véhiculer la musique. Les amateurs qui feront le voyage de Fès auront le privilège de bénéficier d'une programmation de haute tenue, dans laquelle se côtoient derviches tourneurs de Konya (Turquie) et moines danseurs du Tibet, Youssou N'Dour (Sénégal), Sœur Marie Keyrouz et l'ensemble de la Paix (France-Liban), le poète Hussein Al Adhami (Irak), les chanteurs de Qawwali Meher Ali et Sheher Ali (Pakistan), le chœur basque Anaiki, Moneim Adwan (Palestine), Sapho et l'orchestre oriental de Nazareth, Miriam Makeba (Afrique du Sud) ou encore Liz Mc Comb accompagnée par l'Arc Gospel Choir of Harlem (USA). Parallèlement à ces réjouissances, le festival descend dans les rues de Fès. A cette occasion, la place Bab Bou Jeloud s'anime au rythme des concerts tandis que des cafés littéraires, soirées soufies et projections de films sont organisées aux différents coins de la ville.

Auteur

  • La Rédaction

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