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Coronavirus : les Entreprises du Voyage, le Seto et la Confédération des Acteurs du Tourisme exigent des mesures fortes du gouvernement

Publié le : 06.03.2020 I Dernière Mise à jour : 06.03.2020

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Face aux risques de défaillances d'entreprises, les Entreprises du Voyage, le Seto et la Confédération des Acteurs du Tourisme ont alerté le Premier ministre et le ministre de l’Économie et attendent des réponses aux mesures qu'ils proposent.


 
35 000 salariés directement menacés de perte d’emploi dans un secteur, qui en compte 2 millions, plus de 3 000 entreprises menacées de disparition, une manne économique de 4 milliards d'euros par an (soit 7% du PIB français) risquant d'être sérieusement amputée... C'est le constat alarmant que font les Entreprises du Voyage et le Seto d'une part, la Confédération des Acteurs du Tourisme (CAT) d'autre part, si aucune mesure n'est prise par le gouvernement pour faire face à la crise du coronavirus.
 
Dans un communiqué publié jeudi, les deux syndicats annoncent avoir alerté le Premier ministre et le ministre de l’Économie sur les risques économiques et sociaux majeurs qui menacent les entreprises du secteur qui doivent faire face à des baisses d’activités historiques. Quelques heures plus tard, la Confédération des Acteurs du Tourisme a également rendu publique la lettre adressée au Premier ministre Édouard Philippe, ainsi qu'aux ministres de l'Économie, du Travail, de l'Europe et des affaires étrangères et au secrétaire d'État chargé du tourisme.
 

Charges sociales patronales suspendues et activité partielle pour les EDV et le Seto


 
Les deux syndicats souhaitent de leur côté être reçus en urgence par les ministres et attendent des réponses sur les mesures d’accompagnement qu’ils proposent :
 
  • la suspension du paiement des charges sociales patronales pendant la durée de la crise,
  • un recours simplifié à l’activité partielle pour toutes les entreprises du secteur (également demandé par la Confédération des Acteurs du Tourisme,
  • un fonds de soutien financier et de redémarrage de l’activité,
  • une consultation des professionnels avant toute prise de décision et toute communication ayant un impact sur les voyages et le tourisme.

 
Ce qui permettrait de limiter les dégâts, déjà conséquents, pour le secteur touristique. Les tour-opérateurs ont enregistré une baisse d'activité de 25% en février et ont vu les réservations chuter de 60% sur les destinations asiatiques et de 45% sur les autres destinations durant les huit derniers jours. Même constat avec le voyage d'affaires, avec une diminution de 40% pour les prises de commande, tandis que les voyages scolaires sont complètement stoppés, selon les deux syndicats.

Guichet unique d'aide et fonds de garantie pour la Confédération des Acteurs du Tourisme


La CAT propose, elle, un "plan de survie" en faveur de l'ensemble des entreprises du secteur comprenant :
 
  • une meilleure coordination interministérielle entre les différents ministères,
  • un guichet unique d'aide et de renseignements et une simplification des démarches administratives,
  • un fonds de garantie pour protéger toutes les entreprises de la filière des risques de défaillance,
  • une suppression pure et simple des charges sociales et/ou fiscales pour les TPE, PME et ETI,
  • un report de la réforme de l'assurance chômage qui va abaisser de 20% les indemnisations des saisonniers,
  • le réexamen en avril de l'arrêté interdisant les événements de plus de 5 000 personnes jusqu'au 31 mai 2020.

 
Et de conclure : "Nos entreprises font face à un risque vital et immédiat. Ainsi, si le stade 3 de l'épidémie devait être décidé par le gouvernement, nous vous demandons à être informés en amont, en précisant, notamment les nouvelles contraintes que cela entraînerait pour les entreprises."

Aide financière pour l'Office national de garantie des séjours linguistiques et éducatifs


L'Office national de garantie des séjours linguistiques et éducatifs a quant à lui annoncé solliciter le ministre de l'Éducation face à la crise dramatique que vivent les organisateurs de voyages scolaires et de séjours linguistiques, demandant notamment « une aide financière de l'État », « vitale » pour le secteur.
 
« Par ailleurs, nous souhaitons que soit très rapidement établie une communication claire et rectificative auprès des parties concernées par les voyages scolaires en France et à l'étranger à propos des conditions d'annulation », indique l'Office dans un communiqué.

Auteur

  • Brice Lahaye

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