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Transport

Réduction du trafic, fermeture des frontières européennes... Les mesures de confinement impactent fortement les transports

Publié le : 17.03.2020 I Dernière Mise à jour : 17.03.2020

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Depuis ce midi, les Français sont autorisés à sortir de chez eux uniquement pour des raisons absolument nécessaires. Une décision sans précédent qui a de lourdes conséquences sur le trafic dans les transports.

 

La décision est entrée en vigueur ce midi. Afin d'endiguer l'épidémie de coronavirus en France, Emmanuel Macron a annoncé lundi soir des "déplacements fortement réduits pour 15 jours au moins" dans tout le pays, en n'autorisant que ceux qui seront "absolument nécessaires", sous peine de sanction d’un montant de 38 euros puis de 135 euros.


 

Afin de "limiter au maximum les contacts", il ne sera ainsi plus possible, jusqu'au 31 mars 2020, de "retrouver ses amis ou aller au parc", et "seuls doivent demeurer les transports absolument nécessaires", "pour se soigner, faire ses courses" ou encore "aller au travail quand le travail à distance n'est pas possible", a détaillé le chef de l'Etat. 
 

Un décret publié au Journal officiel ce matin, et signé du Premier ministre Edouard Philippe et des ministres de la Santé et de l’Intérieur, détaille les 5 motifs de déplacements autorisés. Pour chaque déplacement, chacun devra se munir d'une attestation sur l'honneur pouvant être téléchargée sur le site du ministère de l'Intérieur ou écrite sur papier libre. Pour certains déplacements professionnels, les cartes professionnelles et des attestations d'employeurs devront également être présentées.


 

La moitié des TGV en circulation cette semaine


 

Une mise en confinement qui a des conséquences très fortes sur les transports. Le secrétaire d'Etat aux Transports Jean-Baptiste Djebbari a annoncé mardi que le gouvernement allait encore réduire la fréquence des trains en France pour limiter la propagation du coronavirus et "l’exode" vers les campagnes.


 

Il a estimé que 50% des trains circuleront cette semaine, par rapport à la normale, après les mesures de réduction déjà prises en fin de semaine dernière. 
Il a par ailleurs indiqué prévoir un trafic "entre 30 et 40% la semaine prochaine" par rapport au service normal de la SNCF. "Nous allons beaucoup réduire l'offre sur les longues distances (...) et donc sur les TGV et Intercités."


 

Pour les TER, l’offre est pour l'instant évaluée autour de 35% à 40%. 
L
'offre de transports urbains sera également diminuée: "Aujourd'hui, il y a 70% de bus et de métros qui roulent. Et nous allons réduire très progressivement dans les jours qui viennent, en lien avec les opérateurs des transports."


 

En ce qui concerne le trafic aérien, une réduction d'environ 80% du programme d'Air France est envisagée, a déclaré Jean-Baptiste Djebbari sur LCI en précisant que cette chute du trafic "va être durable, plusieurs semaines voire un mois et demi à deux mois". "Les vols des jours prochains vont essentiellement être des vols de rapatriement", a-t-il expliqué.


 

Des conséquences aussi sur l'activité transmanche


 

Sur le transmanche, cela se complique également depuis l’annonce hier soir d’Emmanuel Macron de la fermeture des frontières à l'entrée de l'Union européenne et de l'espace Schengen. "Concrètement, tous les voyages entre les pays non européens et les pays de l'UE seront suspendus pendant 30 jours", a déclaré le président de la République, expliquant que "nous devons dans la durée nous protéger".


 

La fermeture de l'espace Schengen aux citoyens non-européens ne concerne cependant pas les Britanniques, qui sont encore assimilés aux Européens jusqu'à la fin de la période de transition post-Brexit.


 

Les compagnies ferroviaires et maritimes assurant les transport entre la France et la Grande-Bretagne ont donc dû rapidement s’adapter. Eurostar a annulé aujourd’hui la moitié de ses trains. "On est en train de revoir le plan de transport", a indiqué une porte-parole de la compagnie, filiale à 55% de la SNCF.


 

La compagnie Brittany Ferries avait de son côté déjà annoncé lundi la 
suspension de plusieurs de ses traversées entre la France, l'Espagne, le Royaume-Uni et l'Irlande. 


 

La compagnie P&O, qui assure notamment la liaison Calais-Douvres, se veut de son côté confiante. "Malgré l'incertitude actuelle, nous sommes convaincus que nos services continueront de fonctionner", a déclaré sa directrice générale Janette Bell.
  

Auteur

  • Céline Perronnet

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