C’est du propre !

Blog à part

À l’heure où la Tunisie reprend des couleurs, elle lance un programme de qualité sans précédent pour en finir avec l’image d’une destination bas de gamme. Elle fait de même pour régler le problème de la saleté, récurrent jusqu’aux abords des hôtels, avec la mise en place d’une brigade de police chargée de punir les pollueurs. Paris aurait peut-être aussi besoin d’une initiative identique…

Un dépotoir à ciel à ouvert

Alors que les touristes sont de retour dans la capitale française, que l’Etat veut en accueillir toujours plus et que les JO vont s’y tenir en 2024, la plus belle ville du monde aurait certainement beaucoup à gagner à devenir aussi la plus propre! Car aujourd’hui certaines rues ressemblent plutôt à un dépotoir à ciel à ouvert. Mais que faire ? La propreté de Paris est un véritable casse-tête pour Anne Hidalgo, sa maire. Avec plus de 21 000 habitants au kilomètre carré, c’est l’une des grandes métropoles les plus denses au monde. De plus, elle accueille 1,2 million de visiteurs par jour qui ont, comme le souligne l’OT de Paris, « à la fois un impact sur la pollution et de fortes attentes en matière de propreté ». Pas simple.

La municipalité multiplie les programmes de propreté

Pour y faire face, la municipalité multiplie les programmes de propreté, investit dans de nouveaux outils plus efficaces, embauche du personnel, augmente les cadences de ramassage. En vain. Il faut continuellement nettoyer les rues de monceaux de mégots, de sacs poubelles et d’objets les plus invraisemblables abandonnés sur le trottoir, du canapé défoncé au bidet fissuré, en passant par de vieilles baignoires, des paires de ski d’un autre temps, des valises cassées, des radiateurs écaillés ou des vélos rouillés…

 

Par endroits, on ne prend plus le temps de descendre ses poubelles, on les jette directement par la fenêtre. Le gain de temps est appréciable. Au feu rouge, des conducteurs n’hésitent pas à vider leur cendrier rempli de mégots sur la chaussée. C’est plus commode…

Plutôt que de hurler sur Hidalgo, si, comme en Tunisie, on essayait d’apprendre aux Français à être propres ?

Publié par Nicolas Barbéry

Rédacteur en chef - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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