Eductour Afrique du Sud / Le Cap : Quand Air France et KLM jouent les perturbatrices

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Le voyage au Cap, organisé par l’office de tourisme d’Afrique du Sud du 13 au 18 février, aura été une formidable expérience pour tous les participants. On en reparlera. Ils reviennent néanmoins avec une très mauvaise « expérience client » après avoir testé à l’aller les services d’Air France et, au retour, ceux de KLM. On en parle.

On ne peut pas reprocher à une compagnie aérienne d’avoir comme priorité absolue la sécurité des passagers. Que l’A380 d’Air France qui doit s’envoler de Roissy à 23h30 pour Johannesburg décolle finalement le lendemain à 8h00 pour un « problème technique » se tolère. La compagnie fait le « job » et reloge tous les participants venus de Bordeaux, Toulouse, Marseille ou Brest. Mais, pour le responsable d’un éductour, qui apprend qu’Air France refuse de décaler la date du retour, c’est le début de la galère.

 

A l’arrivée, il est trop tard pour se rendre au Cap.  On passe donc une nuit à Johannesburg et on repart en début d’après-midi avec de nouveaux billets South African Airways.  On ne peut plus cuisiner chez l’habitant, comme prévu, et on commence alors le séjour en découvrant la montagne de la Table. Difficile pour l’organisateur – le très efficace et toujours souriant Gabriel Taher, « Monsieur » Afrique du Sud pour les agences de voyages en France– de se contenter d’un simple mot d’excuse du pilote d’Air France. Au passage, on se demande pourquoi sur un vol aussi long,  non plus de nuit mais de jour, le déjeuner est servi à 17 heures, à peine deux heures avant l’atterrissage. Les procédures, sans doute. Passons.

 

Trois jours plus tard, nous quittons l’Afrique du Sud. Le vol KLM décolle à l’heure, vendredi, à minuit, du Cap, mais atterrit… à Bruxelles en raison du brouillard tombé sur Amsterdam. Le pilote nous informe  qu’il est dans l’obligation de se poser car l’avion manque de fuel. Impossible pour les passagers de descendre, même pour ceux qui ont des valises « cabine » et pourraient prendre un Thalys. On attend plusieurs heures dans l’appareil,  le temps de regarder le remake des « Sept Mercenaires »*  – très bon film –  et nous voilà arrivés, à Amsterdam, vers 15h00 pour prendre la correspondance. Là tout se complique : il faut faire la queue plusieurs heures au service transfert – n’est-il pas pas possible de mobiliser plus de personnel ? – et éviter de se faire doubler par des petits malins et finir par comprendre que l’on passera la nuit à Amsterdam.

A l’hôtel, le restaurant n’ouvre qu’à 21 heures. Certains, affamés, choisissent de se rendre au Mac Do, tout proche. Bien leur en a pris car il est très difficile de lutter contre un groupe de Chinois quand le buffet est ouvert. Evidemment, on ne récupère pas nos valises, ça serait trop simple. Pas grave : il fait doux à Amsterdam en février. Le vol Air France, qui nous ramène le lendemain à Paris, décolle à 14 heures avec 45 minutes de retard.

 

Dernier gag :  une partie du groupe se retrouve avec des cartes d’embarquement identiques à celles d’autres passagers. Tout s’arrange, on nous trouve d’autres places et nos valises ont même suivi. On se demande encore juste si notre camarade qui devait se rendre à Brest et qui a raté sa correspondance à cause de ce dernier retard a pu rejoindre sa Bretagne natale. Yves, donne-nous des nouvelles !

*A voir aussi : « La Fille du train », « Insaisissables » et « On voulait tout casser ».

 

 

Publié par Laurent Guéna

Rédacteur en chef adjoint - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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Vos réactions (2)

  1. ce serait intéressant de savoir (pour une fois que ça arrive à des « pros » ) quel dédommagement l’organisateur va obtenir d’AF /KLM suite à ces désagréments (nuit d’hotels perdues, billets à recommander, activités annulées etc… . )
    L’objectif d’un éductour étant de préparer les agents de voyage aux « expériences » que va vivre son client et à leur « vanter » (ou pas) des produits finalement l’objectif aura été atteint, mais pas celui initialement défini….

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