Frais GDS : Jean-Marc Janaillac, président d’Air France, va-t-il faire un geste à Lille ?

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Les agences de voyages ne sont pas des moutons. Pourtant, après la commission zéro, on voudrait les tondre à nouveau, avec les frais GDS cette fois ! Il y a de quoi devenir chèvre.

 

C’était le 1er avril 2005. Les compagnies aériennes, Air France en tête, supprimaient les commissions pour la vente de billets d’avion en agences de voyages.

 

Ce séisme avait alors changé en profondeur le travail des distributeurs et créé une nouvelle relation commerciale avec les clients.

 

Aujourd’hui, c’est un nouveau bouleversement qui vient secouer les relations complexes qui lient les agents de voyages aux compagnies. Air France a décidé d’appliquer des frais sur les réservations réalisées via les GDS pour les inciter à utiliser les canaux « maison » pour vendre.

 

Comme pour la commission zéro, la compagnie s’adapte au marché en suivant les initiatives similaires ailleurs.

 

On se souvient que c’est Lufthansa qui a tiré le premier en Europe, en décidant  d’appliquer dès septembre 2015 une surcharge sur toutes les réservations faites via un GDS. Puis IAG a décidé de faire pareil en appliquant également des frais depuis le 1er novembre 2017.

 

Cette possibilité a été donnée aux compagnies grâce aux nouvelles normes NDC (new distribution capability) développées sous l’impulsion d’Iata, pour leur permettre de mieux contrôler leur distribution, mais au détriment des distributeurs qui y voient une régression en matière de transparence et de neutralité.

 

Au congrès des Entreprises du Voyage qui a débuté mercredi à Lille Jean-Pierre Mas, son président, entend bien en toucher deux mots à Jean-Marc Janaillac, le président d’Air France. Face à cette tentative de passage en force de la compagnie, Jean-Pierre Mas, a tout de même quelques cartes en main.

 

S’il sait très bien que les agences de voyages ne peuvent pas se passer d’Air France, il sait aussi très bien qu’Air France ne peut pas se passer des agences de voyages.

 

En fin politique qu’il est, il le rappellera très bien à Jean-Marc Janaillac.

 

Publié par Nicolas Barbéry

Rédacteur en chef - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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