Il fait beau, c’est mauvais pour le tourisme

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D’habitude, en cas de saison touristique estivale exécrable, on pointe le mauvais temps. La pluie, le froid, la grêle, les orages… on trouve toujours une bonne excuse pour expliquer la frilosité des touristes à voyager.

 

Cette année, c’est le beau temps qui est en cause… Après avoir brutalement dévissé en Bourse (-28 %) fin septembre, le groupe britannique Thomas Cook a expliqué à travers son DG Peter Fankhauser que si « l’été 2018 a vu le retour de destinations populaires comme la Turquie et la Tunisie », il a aussi été marqué par « une longue période de chaleur à travers l’Europe ». Ce qui a incité de « nombreux clients à passer

juin et juillet à la maison pour profiter de l’ensoleillement (et) à repousser les réservations de vacances à l’étranger». Cet été, Thomas Cook a donc fait les frais du chaud. Son principal concurrent, TUI, a lui aussi enregistré une baisse en Bourse fin septembre, mais moindre (-6.2 %). Il a assuré que « malgré les fortes chaleurs », les réservations pour l’hiver et l’été à venir étaient conformes à ses attentes. D’ailleurs Friedrich Joussen, président du directoire de TUI, l’a également rappelé. « Le nombre de clients qui nous achètent des vacances a augmenté dans tous nos principaux marchés, même pendant la longue période de fortes chaleurs en Europe du Nord cet été » a-t-il dit.

C’est donc le beau temps qui a empêché les Européens, notamment les Anglais, les Allemands et les Scandinaves, de partir en vacances… Mais aussi les Français. Comme l’a fait remarquer René-Marc Chikli, président du Seto, c’est le magnifique mois de juillet qui a freiné les départs avec une faible croissance (+0,6 %) alors qu’août, plus maussade, a cartonné à +11,3 %.

Est-ce encore un effet du réchauffement climatique ? On en viendrait presque à prier le retour du mauvais temps…

Publié par Nicolas Barbéry

Rédacteur en chef - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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