Les gilets jaunes, les promesses de Macron et la quadrature du cercle

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Dans le cadre du congrès Selectour qui s’est tenu à Dubaï début décembre, l’ancien ministre Jean-Louis Borloo évoquait la crise des Gilets jaunes.

 

Il rappelait qu’en France nous avions des règles républicaines «quasi uniques dans le monde» avec « l’école gratuite, l’université gratuite, la justice gratuite et une armée de métier pour mettre un peu d’ordre par-ci ou par-là… ».

En réalité, rien n’est gratuit. Tout a un coût, d’où une fiscalité très lourde. Aujourd’hui, pour la réduire et satisfaire les Gilets jaunes, faut-il remettre en cause ce modèle ? Pour Jean-Louis Borloo, c’est inconcevable. Pour les Gilets jaunes aussi. Alors comment réussir la quadrature du cercle ? Dans l’urgence, Emmanuel Macron a promis 10 milliards d’euros en plus des 4 milliards liés à la suppression de la taxe sur l’essence. Cela devrait donner un coup de fouet au pouvoir d’achat. Hausse du Smic de 100 € via la prime d’activité, annulation de la hausse de la CSG pour 3,5 millions de retraités, défiscalisation des heures supplémentaires, etc. Politiquement, la mesure a déjà eu un effet puisque les sondages montrent que le soutien des Français au mouvement des Gilets jaunes a bien faibli. La mobilisation des Gilets jaunes aussi. Économiquement, la mesure ne sera pas anodine. Mais comme l’État ne peut plus taxer les Français et que la France souffre déjà d’une dépense publique déficitaire (environ 60 milliards en 2017) et d’une dette abyssale, il devra avoir recours à l’emprunt pour honorer cette promesse présidentielle… Cela dit, depuis 1974, tous les gouvernements successifs font supporter le coût de notre modèle aux générations futures. Avec ces nouveaux 14 milliards promis aux Gilets jaunes, ce sont encore nos enfants qui paieront… A moins que l’on parvienne enfin à récupérer les 20 milliards du travail au noir, les 50 milliards d’évasion fiscale et les 20 milliards d’optimisation fiscale, notamment des Gafa, qui échappent à l’Etat chaque année… Certains jours, on voudrait croire au père Noël.

Tiens à propos…

Publié par Nicolas Barbéry

Rédacteur en chef - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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