Avec la marque UOC, Un Océan de Croisières se donne un nouvel élan

Croisières
Sophie Baillot, directrice générale d'UOC

Il y a six mois, Olivier De Nicola (ancien président du directoire de Thomas Cook et de Fram), via sa holding d’investissement Lamalarol, faisait l’acquisition de la Compagnie Internationale de Croisières (CIC), acteur bien connu de la croisière en France par ses activités d’agent général, de TO sous la marque « Un Océan de Croisières » et de distributeur. Dans le même temps, l’agence de communication et de relations presse So Between entre dans la holding faisant de sa fondatrice Sophie Baillot une de des cinq actionnaires de la structure. Nommée directrice générale, elle n’a de cesse de rafraichir l’univers de la croisière et lui donner une nouvelle impulsion via l’avènement d’une nouvelle marque UOC, « toutes les escales du monde » qui veut s’inscrire dans son époque. Le point en sa compagnie.

 

 

 

Sophie, pouvez-vous en quelques mots nous rappeler votre parcours ?

 

Disons que j’ai eu un parcours double avec un pied dans l’univers des médias et un autre dans l’industrie du tourisme et de la croisière. En résumé, j’ai débuté mon activité professionnelle en parcourant le monde en tant que navigante à bord des paquebots de croisières ou en tant que guide, accompagnant les groupes de TO français et étrangers. En 1997, je deviens responsable commerciale Grand Est pour la compagnie Festival Croisières. Avant de devenir directrice de clientèle au pôle luxe du Figaro, j’ai travaillé pour des marques comme Jacques Dessange ou San Pellegrino. En 2007, je rejoins le groupe Accor avec la direction de la communication de la branche Thalassa Sea & Spa. Enfin en 2010, je fonde l’agence de communication So Between. L’originalité et l’éclectisme de mon parcours m’ont permis de tracer mon propre sillon. Je me suis nourrie des différences compétences et expériences engrangées.

 

 

 

Quelle est la particularité de So Between ?

 

Cette agence est un peu à mon image. Ce qui fait sa force, c’est sa créativité. D’ailleurs So Between n’est pas que focalisée sur la croisière. Elle représente, imagine des stratégies de communication pour des clients hôteliers, TO ou destinations. Nous ne faisons pas que des Relations Publiques, nous sommes aussi à l’origine de partenariats innovants, du développement de sujets TV, de shooting mode, ou encore à l’initiative de modes de communication innovants et disruptifs autour  de  « J’aime la Croisière » ou encore avec « la croisière des Miss ».

 

 

 

Au même titre que la Compagnie Internationale de Croisières (CIC), So Between fait donc partie de la holding Lamalarol présidée par Olivier de Nicola. Quelle est précisément votre rôle ?

 

Un mot d’abord pour dire que le groupe Lamalarol est constitué de 5 actionnaires de référence et d’une quarantaine de collaborateurs. Ayant réalisé un chiffre d’affaires de 30 millions d’euros sur le volet tourisme l’an dernier, il comprend dorénavant 7 marques : celles de Contrastes Voyages (Running, Voyages, Corporate), Come to the World, Come to Paris, et donc CIC avec sa marque Un Océan de Croisières et So Between. (Ndlr : Olivier de Nicola est président d’Un Océan de Croisières. Il remplace à ce poste Rémy Arca, fondateur de la société, qui devient conseiller du président jusqu’à décembre 2019).

Si je reste toujours à la tête de So Between, je deviens aussi directrice générale de la Compagnie Internationale de Croisières. Les deux entreprises sont complémentaires, peuvent capitaliser sur leurs forces respectives et travailler sur des projets transversaux et le partage d’outils technologiques.

 

 

 

 

 

 

Vous proposez d’ailleurs une  nouvelle offre ?

 

Absolument. Nous avons redéfini notre expertise avec un nouveau logo, une nouvelle charte graphique et un nouveau design. Un Océan de Croisières est le seul TO spécialisé croisières. Il fallait donc rafraichir tout cela en lui donnant une nouvelle identité. Nous communiquerons désormais sur l’appellation « UOC, toutes les escales du monde ». Cette promesse vient là pour mieux souligner la spécialité du tour-opérateur.

Un nouveau manuel des ventes sera adressé d’ici quelques jours aux agents de voyages en France et aux Antilles. Par ailleurs, une brochure au contenu éditorial enrichi par destination sera éditée deux fois par an. Si nous travaillons prochainement sur l’édition zéro, le premier numéro devrait sortir au moment du salon IFTM Top Resa fin septembre.

 

 

 

Avec UOC, vous enregistrez aussi la venue de nouvelles compagnies ?

 

Oui Celestyal Cruises, Quark Expédition, Celebrity Cruises et Royal Caribbean Cruises rejoignent les 17 compagnies déjà présentes.

 

 

 

 

 

Avec UOC, quels seront vos axes de communication ?

 

Avec une vingtaine de compagnies commercialisées, UOC articulera simultanément ses actions de communication sur trois niveaux dans le cadre de semaines thématiques : BtoB, BtoBtoC et BtoC. Cela permettra de mieux mettre en lumière le choix pléthorique de croisières disponibles sur le marché français et d’illustrer une production encore parfois trop méconnue.

 

 

 

Le volet formation j’imagine ne sera pas négligé ?

 

Oui les informations techniques et pratiques du manuel seront complétées par des formations et rencontres régulières avec les compagnies, au siège au 45 rue de Lourmel à Paris 15ème. Installée récemment dans des bureaux beaucoup plus spacieux, UOC met une salle de réunion à disposition pour assurer un planning de rendez-vous réguliers qui pourront être déclinés en régions et accessibles à distance via Skype ou WhatsApp.

 

 

 

Les agents de voyages, c’est important pour vous ?

 

Capital même. Alors que nous cherchons à nous replacer comme un acteur incontournable sur le marché français, nous avons besoin des agences de voyages. Je veux remettre leur professionnalisme au cœur de notre stratégie. Pour les faire rêver, il s’agit de renforcer les équipes de réservation, multiplier les éductours afin qu’ils soient maitres de leur sujet.

La croisière est un produit à forte valeur ajoutée. Et le souffle ne peut venir que des professionnels qui auront le réflexe de faire découvrir le monde en bateau. Avec une large place pour les croisières haut de gamme. Mais attention la croisière de luxe n’est plus synonyme de très cher. Elle est même plus accessible qu’un voyage sur-mesure concocté par un TO.

 

 

 

Quels sont vos objectifs à travers cette nouvelle marque et ce repositionnement ?

 

Jusqu’à présent avec 17 compagnies (les 4 supplémentaires viennent tout juste de nous rejoindre), nous avons enregistré 16 millions d’euros en prises de commandes. En 2019, nous visons les 3 500 passagers. Je suis très optimiste car nous avons déjà engrangé 83% de ventes.

Avec ce vent de fraicheur qui arrive, nous amorçons un nouveau virage. Après Costa, MSC et Ponant, nous voulons devenir le 4ème acteur sur le marché de la croisière.

Publié par David Savary

Journaliste - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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