Deux navires de Festival bloqués pour impayés

Croisières

Le Mistral et l’European Stars restent à quai pour une durée indéterminée.
Négociations en cours entre Alstom, le Crédit Agricole et la compagnie.
Mardi, l’European Vision devait poursuivre son itinéraire dans les Caraïbes.
Face au non-respect par Festival Croisières de ses obligations financières, le groupe Alstom a demandé l’immobilisation de deux des trois paquebots de la classe Premium. Ainsi le Mistral restait bloqué lundi au port de Marseille et l’European Stars à Barcelone. Les conséquences pour le premier étaient, pour un temps, sans gravité puisque le bateau terminait son itinéraire dans la cité phocéenne et avait par conséquent déjà déposé ses passagers lorsque la saisie fut prononcée. De plus, il devait rester à quai pendant dix jours pour subir un contrôle technique. En revanche, pour l’European Stars, la situation était plus gênante. Le paquebot effectuait normalement sa croisière « Espagne et Maroc » au moment de son immobilisation. Exit la continuation de l’itinéraire vers Malaga le lundi soir, tous les passagers, dont 36 Français, sont restés dans la capitale catalane. Mardi, la direction de Festival en France ignorait toujours si les clients allaient poursuivre leur itinéraire ou s’ils allaient être débarqués et remboursés. Enfin, la menace de saisie qui planait pendant un temps sur le troisième bateau et dernier-né de la flotte Premium, l’European Vision, ne semblait plus être d’actualité mardi alors qu’il rejoignait Sainte-Lucie avec 250 passagers français. Pour mieux comprendre cette affaire, il faut remonter à dimanche dernier lorsque Alstom et le Crédit Agricole décidaient en soirée de rompre sans préavis les négociations engagées avec Festival Croisières depuis plusieurs semaines. Dès le lendemain matin, les pourparlers avaient repris entre les trois parties et la compagnie annonçait : « Une solution sera trouvée dans les 48 heures. » Confiante, elle déclarait également qu’aucun changement n’était à prévoir pour les croisières à venir. De son côté, Alstom chiffrait son « exposition sur la compagnie à 176 ME » et considérait qu’en « cas de revente la part directe et indirecte qu'[il] détient dans les navires couvrirait l’exposition du groupe de façon adéquate ».

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