Pollution : les armateurs « ne restent pas les bras croisés »

Croisières

Après les avions, les paquebots de croisière ont été la cible d’associations écologistes. Les armateurs commencent à faire passer des messages pour démontrer « qu’ils ne restent pas les bras croisés ». Une vidéo « Désintox » réalisée par Arte et Libération tend d’ailleurs à le démontrer.

Si évidemment, « beaucoup de travail reste à faire » pour la atteindre la  « cible zéro émission », les paquebots de croisière-  qui représentent 1% du trafic maritime mondial – sont déjà contraints par la convention internationale MARPOL pour la prévention de la pollution par les navires.

Depuis 2015, la loi oblige les navires de passager à utiliser un carburant maritime dont la teneur en soufre ne doit pas excéder 1,5 %. Pour les porte-conteneurs en revanche, cette teneur en soufre autorisée est de 3,5 %. Les normes de pollution seront encore nettement durcies à partir du 1er janvier 2020, pour tous les types de navires, avec une teneur en soufre abaissée à 0,5 %.

Par ailleurs, tout comme il existe une zone SECA en mer Baltique (zone d’émission contrôlée de soufre), il est envisagé de créer une zone ECA pour la Méditerranée (Emission Control Area). Concrètement, c’est une zone d’émissions contrôlées qui limite drastiquement, pour les navires, l’utilisation de fuel lourd, la teneur en soufre maximale serait de 0,1 %.

Enfin, plus d’un tiers des nouveaux navires en construction, 25 au total, utiliseront le gaz naturel liquéfié (GNL) comme carburant principal. C’est le cas pour les nouveaux Costa.

Il existe donc des arguments à opposer aux clients des agences qui hésiteraient à acheter une croisière comme certains commencent à avoir honte de prendre l’avion.

Publié par Laurent Guéna

Rédacteur en chef adjoint - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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