Environnement : Patrick Pourbaix (MSC Croisières) met une nouvelle fois les points sur les i

Croisières
Patrick Pourbaix, directeur général de MSC Croisières France, devant l'exposition Edgar Degas à bord du MSC Grandiosa.

A l’occasion de la cérémonie des « All Stars of the Sea » qui se déroulées les 20 et 21 novembre à bord du dernier né de la flotte, le Grandiosa, Patrick Pourbaix, directeur général de MSC Croisières France, est revenu sur le volet environnement de la compagnie battant en brèche « les idées préconçues et extrêmement légères qui sont répandues sur le marché ».

 

Comme Patrick Pourbaix nous l’avait précisé lors d’un très récent entretien, « il faut arrêter les procès d’intention contre la croisière sur la pollution ». Le dirigeant n’en peut plus qu’on stigmatise ce secteur pour de mauvaises raisons. Car MSC – 17 bateaux, 12 à venir d’ici 2027 – fait beaucoup pour l’environnement, « ce depuis le début de la compagnie il y a 16 ans maintenant ».  « Nous avons toujours investi dans les meilleures technologies environnementales » affirme le dirigeant qui avoue même aller « au-delà des réglementations ». A bord sur chaque bateau, depuis trois ans, un officier est d’ailleurs chargé de l’environnement.

 

Le GNL, mais aussi la pile à combustible

 

Alors que MSC s’apprête à sortir cinq bateaux fonctionnant au Gaz Naturel Liquéfié (GNL), la plus propre des énergies fossiles actuellement, la compagnie étudie d’autres pistes pour favoriser un toujours meilleur respect de l’environnement. Si l’électricité ou l’hydrogène ne sont pas encore « des alternatives abouties », la pile à combustible entrainant zéro rejet du bateau est déjà lancée. « Nous sommes précurseurs et nous en sommes très fiers » assure Patrick Pourbaix. Une première unité, fruit de la classe World, utilisant cette technologie, devrait sortir en 2022.

 

Preuve de son engagement sur le chapitre environnemental, MSC Croisières a signé un accord avec la ville de Marseille. Cet accord implique la réduction de la vitesse à 10 nœuds maximum à l’entrée et sortie du port, la possibilité de se connecter électriquement à quai durant les escales, de donner la faveur au GNL, et de manœuvrer dès l’entrée du port avec du carburant à 0,1% de teneur en soufre quand la norme de 0,5% sera obligatoire au 1er janvier 2020. « Un bel exemple » de ce que fait et ce vers quoi tend la compagnie en matière d’environnement. « Nous sommes dans la transition active » proclame le directeur général.

 

MSC, « dans la transition active »

 

Si le GNL constitue « une belle solution » puisqu’il annihile 99% des oxydes de soufre, 90% des oxydes d’azote et réduit de 25% les émissions de C02, les laveurs de fumée présentent également un intérêt puisqu’ils annihilent 97% des dioxydes de soufre. « D’ici 2021, tous nos bateaux seront équipés de laveurs de fumée » ajoute Patrick Pourbaix, intarissable sur le sujet. Rien de nocif n’est rejeté en mer. Le plastique c’est fini. L’aluminium est compacté puis recyclé. Les eaux – grises, noires – sont filtrées à bord. Grâce à un système de désalinisation, le navire est alimenté en eau potable sans qu’il soit besoin de monter un seul litre à bord.

 

Les agents de voyages impliqués

 

Se disant « victime d’amalgames très pénalisants » et de « critiques ridicules » sur le caractère grotesque et polluant de la croisière, la compagnie MSC annonce aussi qu’elle va également « compenser 100% de ses émissions en C02 sur l’intégralité de sa flotte ». « Nous allons axer toutes nos compensations sur des projets liés à la mer via la programme Carbone Bleu » précise Patrick Pourbaix qui est convaincu que l’on est un « meilleur citoyen protecteur de l’environnement à bord que chez soi ». Afin qu’ils puissent cerner les enjeux environnementaux, les agents de voyages seront bien entendus impliqués. Des sessions de e-learning sont prévues. Des fiches pratiques leurs seront adressées afin qu’ils « communiquent mieux avec leurs clients ».

 

« Fort heureusement, indique le directeur général, la mauvaise publicité faite à la croisière n’a pas eu d’impact sur les ventes. « Nous enregistrons un accroissement de 14% de nos revenus, et nous devrions finir l’année avec quelque 240 000 passagers, soit une croissance d’environ 8% par rapport à 2018 » estime le dirigeant qui table sur une progression similaire l’an prochain.

Publié par David Savary

Journaliste - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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