Festival écoule ses anciens bateaux

Croisières

Une lettre d’intention circulait mercredi au siège génois.
La programmation 2004 de l’Azur est entièrement annulée.
Georges Poulides veut se recentrer sur la gamme Premium.
La situation évolue chez Festival. Mercredi dernier, Georges Poulides, PDG de la compagnie Festival Croisières, faisait circuler une lettre au siège génois dans laquelle il confiait son intention de vouloir vendre le Boléro et l’Azur. Après la vente du Flamenco la semaine dernière, c’est donc au tour des deux autres navires « Discovery » de sortir de la flotte pour « éponger une partie de la dette ». Conséquence immédiate : la programmation 2004 de l’Azur est entièrement annulée alors que c’est elle-même qui devait relancer le bal le 16 février (Cf. QDT n°2320 du 5/2/04). Quant au Boléro et au Flamenco, leur sort n’a pas d’impact sur les agences ni sur la clientèle puisque les deux navires devaient être affrétés cette année encore par des tour-opérateurs espagnols. A Paris, cette nouvelle est très peu commentée et la direction du bureau parisien, qui n’a d’ailleurs pas eu en sa possession ladite lettre, souligne simplement que « Georges Poulides souhaite garder la flotte Premium (Mistral, European Stars et Vision) ainsi que le Caribe pour se recentrer sur les produits de luxe ». Et comme pour les précédentes croisières annulées, les agences de voyages devraient recevoir un fax ou un courrier leur précisant la suppression de tous les itinéraires de l’Azur. Quant aux remboursements des acomptes, même scénario. Les agences devront attendre le dénouement de l’affaire pour voir leurs demandes aboutir.
Pierre-Yves Canton, PDG de The Cruise Company à Monaco, réagit à la défaillance de Festival
« L’agence est très touchée par les problèmes que rencontre Festival. Un groupe de 400 passagers doit partir fin avril sur l’European Vision pour un congrès européen de magie le temps d’un week-end. Je me suis fixé comme limite d’attendre jusqu’à fin février et si la situation ne s’est pas décantée d’ici là, je reporterai mes clients sur Costa. Concernant les premières ventes de bateaux, ce n’est rien d’autre qu’une vieille volonté de Georges Poulidès de se débarrasser des vieux navires et de se concentrer sur les nouveaux. Une rumeur prétend que le Crédit Agricole Indosuez serait d’accord pour faire repartir la compagnie mais sans son PDG. Lui, bien sûr, se bat pour conserver son « bébé ». De toute façon, Festival ne maîtrise plus rien et est donc très limité dans la connaissance de l’évolution de la situation. La communication est verrouillée et depuis le début du conflit, nous n’avons jamais reçu quelque courrier que ce soit. Enfin, la mauvaise santé de la compagnie commence à se répandre et désormais la première question que nous posent nos clients avant de réserver une croisière est de savoir si la compagnie avec laquelle ils doivent partir est sûre. »

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