Le Diamant, un navire quatre étoiles pour les nostalgiques du Mermoz

Depuis son lancement en mai dernier, le Diamant remporte un beau succès. Les réservations pour l’hiver sont déjà bien avancées et le taux de satisfaction encourageant. Entièrement francophone, il a conquis en premier lieu une clientèle de seniors en quête de bien-être et d’itinéraires insolites alors que les entreprises lui font de plus en plus les yeux doux.
Tapis Rouge Croisières et la Compagnie des Iles du Ponant ont trouvé leur créneau. Un an après avoir racheté conjointement le Song of Flower, rebaptisé Diamant, à la compagnie Radisson Seven Seas Cruises et après seulement trois mois d’exploitation, le succès est déjà au rendez-vous. « Complet à 80 % pour l’hiver et affichant un taux de satisfaction de 85 % », souligne fièrement Christian Nicaud, PDG de Tapis Rouge Croisières, le Diamant a immédiatement su séduire une clientèle de seniors orpheline depuis l’arrêt du Mermoz il y a cinq ans. Le concept est le même : un navire de luxe « à taille humaine » desservant des escales insolites, entièrement francophone (un cinquième de la clientèle est belge ou suisse) et qui accorde une place privilégiée à la gastronomie française et à la culture. Car sur chaque croisière, des conférenciers sont présents, choisis selon la thématique du voyage. La détente, le bien-être, les tournois de bridge et les belles et chics tenues de soirée font également partie de la vie à bord. Les clefs du succès ? « Encourager les ventes en publiant la pré-programmation de la future saison dans la brochure en cours et la mettre à la disposition des passagers à bord », affirme Christian Nicaud. Un bureau de vente est d’ailleurs ouvert tous les jours sur le bateau, et une équipe d’hôtesses répond aux questions des clients et peut enregistrer les réservations. « Une réduction de 2 % est appliquée en cas d’achat à bord et la commission aux agences est maintenue car c’est grâce à leurs conseils que ces passagers sont venus la première fois », précise-t-il. Une recette qui a déjà fait ses preuves puisque le Diamant enregistre un taux de repeaters de l’ordre de 25 %. L’affrètement partiel ou total du paquebot est le second ingrédient qui fonctionne. De grands noms comme L’Oréal ou Deutsche Bank réuniront une partie de leurs employés prochainement sur le Diamant pour effectuer une croisière de quelques jours alternant escales et séminaires.
Fiche technique
113 cabines et suites extérieures, dont dix avec balcon de 17 à 37 m2.
Une capacité maximale de 226 passagers pour 120 membres d’équipage.
Long de 124 mètres, large de 16 mètres et d’une vitesse de 15,5 nœuds.
Trois restaurants (principal, à thème avec réservation et extérieur).
Un salon panoramique avec bar.
Une discothèque.
Une salle de sports.
Un salon de massage et de coiffure.
Sept croisières en Amérique du Sud et en Antarctique cet hiver
Après une saison inaugurale (de mai à novembre) en Europe du Nord, en Méditerranée et en Mer Noire, le Diamant passera l’hiver prochain dans les mers australes entre Antarctique, fjords chiliens et Patagonie-Terre de Feu. Sept itinéraires variés et de longue durée sont proposés comme la croisière de 23 jours « Grande Odyssée Brésilienne » qui permet de découvrir le littoral brésilien en partant de Buenos Aires pour atteindre Cayenne. Deux transatlantiques font également partie de la nouvelle production hiver. « Sur les traces de Mermoz » est scindée en deux. Les accros pourront choisir d’effectuer l’itinéraire complet de Nice à Buenos Aires d’une durée de 33 jours pendant lesquels le Diamant fera escale dans 13 ports alors que le second itinéraire est plus court. Les passagers prendront en effet le bateau « en marche » à Dakar et réaliseront 21 jours de croisière et sept escales. La « Croisière des Trois Continents » de Cayenne à Nice desservira sept escales pendant 17 jours. Dans deux ans, le Diamant mettra le cap sur une tout autre direction : l’Asie.

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