Croisière : près de 10% de passagers français en moins en 2017

Croisières
Erminio Eschena, président de Clia France, et Antoine Lacarrière, Responsable pour la France, la Belgique et les Pays-Bas à partir du 1er avril

L’association Clia Europe annonce une croissance continue du nombre de passagers européens en 2017 (+ 2,5%). En revanche le marché français qui passe de la 4ème à la 5ème place est à la baisse avec 51 000 passagers en moins sur 2017. L’année en cours s’annonce toutefois prometteuse avec la mise à l’eau de 16 nouveaux navires.

51 000 croisiéristes français en moins

« Avec presque 7 millions de passagers, le marché européen enregistre une hausse de 2,5% en 2017 comparé à 2016 » constate Antoine Lacarrière qui rejoint Clia France à partir du 1er avril en tant que Responsable pour la France, la Belgique et les Pays-Bas. Ces 5 dernières années, ce sont plus de 650 000 passagers supplémentaires qui ont effectué une croisière. Une croissance régulière qui est essentiellement portée par les marchés allemand (+ 8,5% en 2017), britannique et irlandais (+ 0,5%), ainsi que l’Espagne (+ 6,4%).

 

Derrière l’Allemagne (2,18 millions de passagers), la Grande-Bretagne et l’Irlande (1,95 million), l’Italie (769 000), l’Espagne (510 000) est désormais le quatrième plus grand marché d’Europe, prenant le dessus sur la France (503 000).

 

En un an, la France a donc subi une baisse de 9,2%, soit 51 000 croisiéristes en moins. « Cela s’explique par une baisse de capacité, la réduction de l’activité française de certains opérateurs, et bien sûr l’arrêt de Croisières de France et de ses quelque 100 000 clients annuels » résume Antoine Lacarrière. « Ne l’oublions-pas, dans cette industrie, c’est l’offre qui génère la demande » ajoute Erminio Eschena, président de Clia France.

 

Quatre Européens sur cinq ont choisi une croisière en Europe. La Méditerranée, pourtant en baisse (- 1% pour l’Occidentale et – 11% pour l’Orientale), reste la destination la plus prisée, mais l’Europe du Nord devient de plus en plus populaire, en hausse de 8% en 2017. A noter que les Caraïbes apparaissent comme une valeur refuge, les volumes étant encore en forte progression (+ 9%).

 

Si l’on s’attarde sur le volume par trimestre par pays clés, on s’aperçoit logiquement que le troisième trimestre est le plus fréquenté. Cependant la fréquentation des Allemands a un impact important sur les trimestres « hors saison » que sont le premier et le quatrième. A méditer.

 

Autre enseignement, l’âge moyen des passagers de croisières se situe entre 42 ans en Italie et 57 ans au Royaume-Uni. Contrairement aux autres marchés européens, l’âge moyen des croisiéristes français augmente légèrement, passant de 48 à 49 ans en 2017 pour une durée de croisière de 7,7 jours (- 0,2 jour). Il existe d’ailleurs une relation évidente entre l’âge moyen du passager et la durée de sa croisière. De façon générale, les générations plus âgées naviguent sur de plus longues périodes.

 

La réduction de la capacité française a profité aux compagnies qui n’avaient pas besoin d’offrir des tarifs attrayants, et n’ont donc pas ciblé les jeunes voyageurs de croisière potentiels. « Cette contraction de volume était prévisible, affirme Erminio Eschena, mais précise-t-il, elle ne doit pas nous empêcher de constater la forte dynamique du marché français. Un marché, ajoute-t-il, qui est beaucoup moins figé que d’autres formules de vacances qui ont des contraintes de saisonnalité ». Erminio Eschena et Antoine Lacarrière sont confiants pour l’année en cours : « après un travail de consolidation, le marché français va connaitre un nouvel élan. Notre industrie va certainement renouer avec la croissance grâce notamment à l’arrivée de 16 nouveaux bateaux dès cette année. On le sent d’ailleurs déjà ».

 

« Il faut que l’ensemble des acteurs du secteur soit concerné. L’association Clia doit être reconnue comme la voix de la croisière auprès du grand public, mais aussi surtout auprès des distributeurs » affirme Antoine Lacarrière.

A ce titre l’opération « J’aime la croisière » initiée par Clia France se déroulera du 28 mai au 6 juin pour la session de printemps, et du 3 au 13 octobre pour la session d’automne. D’ici deux jours, les agences peuvent s’inscrire sur le site ici.

Environ 70% des ventes sont réalisées par les agences. « Il existe une multitude d’offres. Il faut que les distributeurs les connaissent. Et c’est à nous de les aider. C’est ce que je vais m’efforcer de faire » explique le futur Responsable pour la France, la Belgique et les Pays-Bas. « En plus, il s’agit de l’industrie la plus rémunératrice où le service après-vente est quasi inexistant » conclut Erminio Eschena.

Publié par David Savary

Journaliste - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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