Fluvial: Rivages du Monde met le cap sur les Amériques

Croisières
Alain Souleille, président de Rivages du Monde.

En 2019, l’opérateur de croisières francophones revient sur le Saint-Laurent (Canada) et va proposer 7 destinations en Amérique du Nord et du Sud. Rivages du Monde se renforce avec l’acquisition d’All-Ways, son alter ego belge. Il introduit en brochure une classification en 3 gammes des bateaux qu’il affrète et prépare des « croisières exceptionnelles »…

 

De l’Alaska à la Patagonie en passant par les chutes du Niagara et les Galapagos, Rivages du Monde (RDM) programmera 7 croisières en Amérique en 2019. Sur une, deux ou six dates (selon les destinations), il va décliner son concept de croisières francophones avec conférencier sur un (petit) bateau (26 à 200 pax) entièrement affrété.

 

En Amérique latine, il propose « Canal de Panama et Costa Rica », un itinéraire « Tour de Cuba » (pour 70 passagers), « la Patagonie à travers les fjords chiliens » à bord du Ventus Australis. Et deux croisières, Equateur sur le Rio Napo et Galapagos, combinables.

 

En Amérique du Nord, c’est l’Alaska et surtout le retour, après l’essai de 2014, des croisières sur le Saint-Laurent au Canada. A bord du Victory II, bateau « en construction en Suède », les passagers iront de Montréal à Niagara en juin, juillet et septembre.

 

Si l’idée est de pérenniser une présence au Canada, RDM a aussi l’intention de proposer « une croisière exceptionnelle » chaque année. Pour novembre 2019, il prépare une croisière « Nouvelle-Zélande » de 13 jours (dont 2 à Sydney). Et en 2020, le Japon.

 

Une série de nouveautés en Europe aussi

En 2019, RDM va se lancer sur le Douro, au Portugal, avec un bateau de 45 pax. « C’est beau, le climat est doux, les prix pas trop élevés et la saison est longue. En plus il y a une vraie demande sur le Portugal » justifie le PDG qui se verrait bien affréter sur 6 mois en 2020.

 

Sur les classiques de la production comme la Russie, l’opérateur aura un tout nouveau navire de 145 pax, le Tchékov. Avec un programme en 12 jours qui permettra de profiter davantage de Moscou (sur 3 jours). « Nos clients nous le réclamaient » précise Alain Souleille. Il innove aussi avec une croisière sur le lac Baïkal.

 

Sur l’Europe centrale, c’est un nouvel itinéraire en République Tchèque. Et pour l’Europe du Nord avec la saison de l’Astoria (480 pax) sur 4 mois, « nous avons ajouté l’Ecosse ».  On notera aussi en nouveauté une croisière en Egypte (depuis Louxor avec extension incluse à Abou Simbel, un départ en février).

 

En brochure, RDM a introduit une classification des navires en trois gammes. « Elegance » correspond à de petits navires (80 pax max), « Prestige » regroupe les navires à la décoration « moderne, épurée, design ».  « Signature » réunit des bateaux avec des caractéristiques techniques spéciales comme une piscine intérieure.

 

Un développement par croissance externe

Créé en 2001, Rivages du Monde s’étend petit à petit, et assez discrètement. Si le rachat de Mondotours en 2008 a constitué une première étape, Alain Souleille continue le développement de sa société à coup d’acquisitions « toujours en fonds propres ». En 2010 c’était le rachat d’Athenaeum.

 

En janvier dernier, Rivages du Monde a acquis All-Ways, un opérateur de croisières belge, sur le fluvial et le maritime. « Nous fonctionnons de la même manière et parfois avec les mêmes bateaux. Sauf qu’ils travaillent avec un marché bilingue, francophone et néerlandophone » précise Alain Souleille.

 

La marque All-Ways (14 M€ de CA, 22 collaborateurs) sera conservée et les clientèles pas mélangées. Stratégiquement, « nous aurons une plus grande capacité de négociation et pourrons allonger les saisons d’affrètement » explique le dirigeant.

 

Un réseau d’agences à terme ?

Depuis 2017, RDM possède une agence spécialisée « croisières » à Lyon.  Un point de vente à la fois pour sa production et celle des autres opérateurs. L’expérience est suffisamment intéressante pour donner à Alain Souleille envie d’en avoir d’autres « à Bordeaux, dans le Sud-Est ou le Sud-Ouest ».

 

« Des agences de voyages en province, cela colle parfaitement avec notre concept, indique-t-il. Je crois à l’ancrage régional et à la proximité pour la vente de croisières culturelles francophones. »

 

Rivages du Monde est revendu par « quelques agences de voyages partenaires spécialistes de la croisière ». Mais il est surtout, en marque blanche, fournisseur de tour-opérateurs (Jet tours, Kuoni, Arts & Vie, Intermèdes) et d’autocaristes. « Vu la taille de nos bateaux, nous accueillons des petits groupes, de 15 à 30 pax » précise le patron.

 

Objectif : 70 M€ de CA en 2019

En 2017, Rivages du Monde annonce un chiffre d’affaires de 51 M€. Il a fait voyager 18.500 passagers dont 1.000 à 1.500 pax groupes, essentiellement sur le Danube et en Russie. Marquée par un dynamisme de la croisière mais une capacité réduite de moitié sur la Russie (Mondial de foot oblige), 2018 pourrait finir à « 52 ou 53 M€ ». L’objectif est de 70 M€ de CA consolidé (avec All-Ways) en 2019 et 80 M€ en 2020. Rivages du Monde, dont 50% de l’activité sont réalisés en marque blanche, compte 30% de repeaters en clientèle directe. Ses axes majeurs sont la Russie, le Danube et l’Asie (Mékong, Gange, Yang Tsé…).

Publié par Myriam Abergel

Journaliste - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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