Royal Caribbean : de nouvelles ambitions sur le marché français avec la mise en service du plus grand bateau au monde

Croisières
Emmanuel Joly, directeur commercial Europe, et Stéphane Grillon, directeur commercial Europe Royal Caribbean, à bord du tout nouveau Symphony of the Seas

Environ 2 000 personnes ont été conviées du 27 au 29 mars à la croisière pré-inaugurale du Symphony of the Seas, entre Malaga et Barcelone. Plus abouti selon les spécialistes que son frère jumeau l’Harmony of the Seas lancé il y a deux ans, ce 25ème navire de la flotte Royal Caribbean se targue aussi d’être le plus grand au monde avec pas moins de 6 680 passagers embarqués. Pour le groupe  américain, c’est ici l’occasion de consolider son développement sur le marché français fort de quelque 20 000 clients annuel.

 

 

Le plus grand paquebot du monde

 

Sa longue silhouette blanche s’est élancée à la nuit tombée. Saluée par un feu d’artifice qui a embrasé le ciel de Malaga. Construit aux chantiers STX de Saint-Nazaire qu’il a quitté quelques jours plus tôt, le Symphony of the Seas n’est pas n’importe quel bateau. C’est tout simplement le plus grand au monde. Songez plutôt. Il mesure 362 mètres de long pour 66 de largeur. Sa hauteur totale est de 72 mètres. Ce 4ème navire de la classe Oasis peut accueillir 6 680 passagers répartis dans 2 775 cabines auxquels s’ajoutent 2 200 membres d’équipage. Avec ses 18 ponts, c’est une ville flottante de plus de 9 000 personnes qui se déplace sur la mer.

 

 

 

 

« C’est notre navire le plus audacieux qui représente à lui seul le meilleur de la flotte Royal Caribbean pour des vacances exceptionnelles adaptées au plus grand nombre » affirme Micheal Bayley, président et CEO de Royal Caribbean International. A bord, sept quartiers distincts et la promesse d’expériences inoubliables et surprenantes. Une patinoire avec show de type Broadway, un mur d’escalade, une tyrolienne, ou encore deux simulateurs de vagues pour les surfeurs sont proposés aux passagers. Ces derniers peuvent aussi profiter d’une vingtaine de restaurants et déambuler dans « Central Park », un quartier qui abrite plus de 12 000 essences végétales. « Il y a un tel choix dans le nombre d’activités et d’attractions » qui fait que Royal Caribbean est « une compagnie de show business » comme l’indique Emmanuel Joly. Avec aussi le souci de « toucher les millennials, les croisiéristes du futur davantage axés sur la recherche d’une expérience plutôt que d’un produit ».

 

 

 

En Méditerranée puis dans les Caraïbes à l’automne

 

Le Symphony of the Seas débutesa croisière inaugurale en Méditerranée. Le 7 avril plus précisément au départ de Barcelone avec des escales prévues à Palma de Majorque, Marseille, Rome et Naples (compter un peu moins de 1 000 euros pour 7 nuits). Du 5 au 7 avril, une centaine d’agents de voyages français pourra découvrir les attraits de ce géant des mers. En novembre, le navire rejoindra son port d’attache à Miami pour effectuer des itinéraires en 7 nuits dans l’est et l’ouest des Caraïbes, au départ du terminal A de PortMiami.

Comme le souligne Emmanuel Joly, directeur commercial Europe chez Royal Caribbean, les ventes de la compagnie sont réalisées à plus de 90% par les agents de voyages. « Nous avons besoin des agences, et nous sommes très heureux de leur implication pour expliquer le produit » ajoute le responsable.

A noter que chaque mardi, de mai à septembre, des visites du Symphony of the Seas lors de l’escale à Marseille seront proposées aux agents de voyages français.

Royal Caribbean dispose en France d’une force commerciale de 8 personnes. La compagnie est référencée notamment par Selectour, Tourcom et Thomas Cook.

 

« 20 000 clients français et des agents de voyages impliqués »

 

 

En France, via ses trois marques (Royal Caribbean International, Celebrity Cruise et Azamara Club Cruises), le numéro 2 mondial de la croisière a fait partir l’an dernier 20 000 clients français. « Cela représente environ 5% du marché français » précise Stéphane Grillon, directeur commercial France. Sans donner plus de précisions, le dirigeant évoque une « croissance à deux chiffres par rapport à 2016 » et qui va encore être boostée sur les prochaines années par l’arrivée de nouvelles unités à commencer par le flambant neuf Symphony of the Seas. Une croissance qui s’appuie également sur le savoir-faire des chantiers STX de Saint-Nazaire. « Cela augmente la notoriété de la marque » reconnaît Stéphane Grillon.

Sur les bateaux, des efforts ont été faits pour faciliter la compréhension des passagers francophones. Par exemple, les consignes de sécurité sont délivrées en Français, les menus peuvent être traduits en Français, ou encore le journal de bord est rédigé en langue française.

 

Un statut de challenger

 

Royal Caribbean n’entend toutefois pas concurrencer Costa ou MSC mais simplement garder ce statut de « challenger ». « Nous ne sommes pas les premiers et nous n’avons pas vocation à être les premiers. Sur le marché français, nous proposons une vraie alternative avec des expériences innovantes que n’ont pas forcément les autres » souligne Emmanuel Joly.

 

Quant à la sempiternelle question du retour d’un navire au départ d’un port français, elle n’est pas exclue, mais n’est pas d’actualité pour le moment. « Nous avons besoin de faire beaucoup plus de volume » concède le responsable Europe qui préfère mettre en avant « le pack vol + croisière » (l’agent de voyages commissionné à hauteur de 10%) qui permet acheminer directement les clients sur leur lieu d’embarquement à Barcelone, Rome, Venise Dublin ou Stockholm.

Publié par David Savary

Journaliste - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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