Au Japon, la province d’Ehime mise sur le marché français

Destination

En prévision des Jeux Olympiques de 2020 à Tokyo, le Japon cherche à séduire de nouveaux visiteurs et développer son marché européen. Pour cela, la destination propose de nouvelles alternatives touristiques aux grandes étapes traditionnelles comme Tokyo, Kyoto ou Osaka.

 

Le Japon attire les touristes français. Leur nombre ne cesse de progresser. En 2017, ils étaient un peu plus de 268 600 à visiter le pays, selon les chiffres du JNTO (Japan National Tourism Organisation). Près de 18 millions de touristes sont accueillis chaque année, avec une majorité des visiteurs originaires de pays voisins : Corée du Sud, Chine, Taïwan ou Hong Kong. Les voyageurs français, 15e au classement général, sont parmi les plus nombreux en Europe à choisir de se rendre sur la terre du Levant, juste derrière le Royaume-Uni. Mais ces chiffres généraux cachent de fortes disparités régionales. Tokyo, Kyoto ou Osaka constituent des étapes incontournables.

 

L’OT japonais cherche à motiver la clientèle européenne, nord-américaine et australienne à découvrir la diversité des offres proposées par le pays. La campagne web « Enjoy my Japan », lancée au printemps 2018 mettait en avant les lieux et les « expériences » originales possibles dans les différentes régions du pays. Désormais, l’accent est porté sur les influenceurs étrangers, notamment européens, pour diffuser une nouvelle image des richesses culturelles du pays. Ainsi, la préfecture d’Ehime, sur l’île de Shikoku, accompagnée par l’organisme de promotion des échanges japonais Jetro, mise sur ses atouts touristiques, et sa position sur la mer intérieure, pour séduire de nouveaux voyageurs français, italiens ou espagnols.

 

Dans cette région traditionnellement plutôt axée sur le tourisme national, la France se classe 7e en termes d’apport touristique, juste derrière les Etats-Unis et l’Australie. La ville thermale de Matsuyama, célèbre pour ses bains traditionnels, est accessible depuis l’aéroport de Tokyo Haneda en une heure trente de vol. Dans cette préfecture de l’île de Shikoku, des villes, parfois même de taille modeste comme celle d’Uchiko, ont même mis en place des dispositifs de communication spécifiques pour la clientèle française, avec des plaquettes dédiées en français et des propositions adaptés aux attentes de ce public.

 

Actuellement, les Français constituent la troisième nationalité reçue sur place derrière les Coréens et les Chinois. La ville ambitionne désormais de conquérir l’ensemble des ressortissants français en voyage dans la province et de leur faire découvrir ses maisons traditionnelles à l’architecture Meji, ses temples, son théâtre ancien, son accueil et sa culture. La ville d’Imabari met en avant la piste cyclable de 70 kilomètres, qui relie les six îles entre la préfecture de Shikoku et celle d’Hiroshima. Un grand événement cycliste « Cycling Shimanami », regroupant 7000 concurrents, venus du monde entier, a été organisé en octobre dernier pour valoriser cette offre touristique et mettre en lumière la beauté de cette région tournée vers la mer intérieure du Japon.

Publié par Caroline Kervennic
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