Ali Hassan Follad (Bahreïn) : « Nous voulons attirer +10% de touristes français en 2020 »

Destination
Ali Hassan Follad effectue une tournée en Europe pour (ré)évaluer les potentiels de chaque marché.

ENTRETIEN – Créé il y a à peine 4 ans, l’office de tourisme de Bahreïn a placé la France parmi ses 7 marchés cibles. Bahreïn veut se faire une place sur la carte touristique du golfe Arabique. Infrastructures pour le Mice, activités sportives, traditions et shopping, nature préservée… Bahreïn entend jouer sur un maximum de thématiques. Explications avec Ali Hassan Follad, de la Bahreïn Tourism & Exhibitions Authority.

 

Petit archipel entre Arabie Saoudite et Qatar, le royaume de Bahreïn est encore peu connu. Que peut-on y trouver sur le plan touristique?

Pour du séjour balnéaire, Bahreïn compte des plages en accès libre et des plages privées. Toutes les grandes marques internationales de l’hôtellerie sont présentes, et 1.391 chambres supplémentaires sont prévues d’ici à la fin 2021 avec des enseignes comme W Hotel (Marriott) ou Mama Shelter (Accor) !

Sur le plan culturel, Bahrein offre 3 sites classés Unesco: la zone côtière d’huitres perlières, la colline des tombeaux et Qal’at al Bahreïn, un site antique de la civilisation Dilmun. On peut ajouter le musée national de Bahreïn et la succession de festivals (musique, mode). Il y a aussi du shopping, des restaurants et des bars -avec alcool- et des activités nautiques (dont un parc à thème sous-marin pour plongeurs), du sport, etc. Et les Bahreini sont réputés pour leur hospitalité. « Ce qui est à nous est à vous » dit la devise de la Bahreïn Tourism & Exhibition Authority.

 

 

Que représente le tourisme pour Bahreïn?

Nous avons souhaité développer le tourisme comme d’autres activités de service (banques…) pour accompagner la transition économique du royaume. Nous anticipons la baisse de nos réserves en hydrocarbures.  C’est aussi une industrie génératrice d’emplois, notamment l’hôtellerie pour les Bahreini. Nous avons d’ailleurs ouvert une école hôtelière avec Vatel. L’an dernier, Bahrein a reçu 10,7 millions de touristes, majoritairement en provenance de la région. Aujourd’hui, le tourisme représente 6,5% du PIB hors pétrole.

 

Et le marché français?

Bahrein a accueilli 33.371 touristes français en 2018. C’est un marché que nous avons ciblé il y a deux ans avec 6 autres (Royaume-Uni, Allemagne, Russie, Inde, Koweit et Arabie saoudite). Nous souhaitons le voir progresser de 10% en 2020. Avec la compagnie nationale, Gulf Air, la desserte aérienne est facile. Pour un trajet de 5h30 en vol direct Gulf Air opère la ligne Paris-Manama en quotidien. Cet été,  Gulf Air desservira aussi Nice en A321neo. Pour ce qui concerne les professionnels du tourisme, nous organisons, à destination des agents de voyages, des famtrip afin qu’ils découvrent la destination. La destination est revendue aujourd’hui en France par des tour-opérateurs: Directours, Aya Désirs du Monde, Worldia, FTI et des réceptifs.

 

Quel est l’axe (loisirs, MICE…) sur lequel vous voulez attirer les visiteurs?

Le MICE est un créneau porteur pour nous. Nous avons déjà une bonne expérience avec la clientèle indienne sur ce segment de marché. Bahreïn veut s’affirmer comme destination touristique pour les congrès. Le plus grand centre de congrès de la région est en cours de construction près de Manama, la capitale.

 

Allez-vous jouer votre carte avec vos voisins des Emirats arabes unis qui organisent l’Exposition universelle, Dubai2020 ?

Sur Gulf Air, les passagers peuvent profiter  d’une formule stop-over pour aller en 45 minutes jusqu’à Dubai. Ils pourront se rendre compte du bon rapport qualité prix de Bahrein…

 

Publié par Myriam Abergel

Journaliste - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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