En attendant ses 10 millions de visiteurs, le Maroc se mobilise pour un tourisme « durable et responsable »

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En très bonne voie pour atteindre son objectif de 10 millions de visiteurs d’ici 2010, le Maroc veut prendre les devants en matière d’écologie, d’environnement et de préservation de ses sites culturels.Le ministère du Tourisme vient en effet de présenter à la presse mais aussi aux acteurs du tourisme français et marocain, les grandes lignes de son plan de développement en matière de tourisme durable. Celui-ci s’articule autour de 6 grands chantiers que sont : le produit, la formation, l’aérien, le marketing, l’environnement et le pilotage institutionnel. Comme tient à le préciser Abbas Azzouzi, directeur de l’ONMT, "ce ne sont pas juste de bonnes idées sur un sujet "tendance". Nous voulons aller au-delà des mots… et agir !" Des actions ? Les autorités compétentes en matière de tourisme en ont déjà entrepris. Citons par exemple le "plan azur" qui prévoit la création de six nouvelles stations balnéaires intégrées pour une capacité totale de 85.000 lits hôteliers et 35.000 lits immobiliers sur les sites de Saidia, Lixus, Mazagan, Mogador, Taghazout et Plage Blanche (Guelmim). Mais aussi le "plan Mada’In" qui vise à repositionner et revaloriser des villes culturelles déjà existantes telles que Fès, Casablanca, Agadir, Tanger, Tétouan, Meknès, Rabat, Ouarzazate-Zagora (création à terme d’un total de 75.000 lits hôteliers supplémentaires). Devraient bientôt suivre d’autres chantiers consacrés au développement du tourisme rural (animations locales, hébergements adaptés, rencontres avec les populations…) mais aussi au tourisme de niche (sport de glisse à Dakhla, surf à Safi, parachutisme à Béni-Mellal, croisières, chasse à Arbaoua…). Afin de donner une dimension concrète à ces démarches, le Comité marocain du tourisme responsable (CMTR) a été crée en septembre dernier au sein de l’observatoire du tourisme. Ses premières démarches concertées ont d’ores et déjà conduit à la création de la charte marocaine du tourisme responsable dont les principes évoquent "la contribution, la compréhension et le respect mutuel entre les hommes". À la publication d’un guide du voyageur responsable, qui devrait bientôt être mis à disposition des producteurs et distributeurs pour leurs clients. Et, enfin, à la mise en place d’un label "tourisme responsable" qui sera attribué à tout professionnel ayant adhéré à la charte et respectant les principes édictés par celle-ci. "Ce label constituera une première garantie pour le voyageur qui souhaite associer à son expérience une démarche respectueuse des valeurs naturelles, humaines et culturelles du Maroc" poursuit Abbas Azzouzi qui espère évidemment impliquer un maximum d’acteurs du tourisme dans le développement d’un tourisme durable. "Nous avons trop longtemps ignoré le problème et aurions même de l’être au premier plan sur ce dossier. Or, globalement, nous sommes nuls. Il est urgent de se bouger!" conclut Jean François Rial, patron de Voyageurs du Monde qui a déjà signé la charte, à l’instar de Jet tours, NF, Marmara, Thomas Cook, Fram et Accor.

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