En Chine, pour la première fois, les nouvelles contaminations locales tombent à zéro

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Pour la première fois depuis le début de l'épidémie, le ministère chinois de la Santé a annoncé aucune nouvelle contamination d'origine locale. ©Adobe Stock

Les autorités chinoises ont annoncé jeudi que le nombre de nouvelles contaminations locales au coronavirus était tombé à zéro, mais restent prudentes face à l’augmentation des cas importés.

 

C’est a priori une bonne nouvelle. La Chine a annoncé jeudi zéro nouvelle contamination d’origine locale par le coronavirus. Une information positive pour les autorités, qui redoutent néanmoins les cas importés.

 

Signe d’une inversion de tendance : davantage de personnes sont désormais mortes en dehors de Chine que dans le pays asiatique, où le nouveau coronavirus est apparu en décembre à Wuhan, dans le centre du pays. Et jeudi, pour la première fois depuis le début de l’épidémie, le ministère chinois de la Santé a annoncé zéro nouvelle contamination d’origine locale. Par ailleurs, seuls huit nouveaux décès ont été enregistrés au cours des dernières 24 heures, portant le bilan national à 3 245.

 

Mais la Chine fait désormais face à un nouveau danger : les cas importés, dont 34 supplémentaires ont été rapportés jeudi. Ce nombre de personnes contaminées venant de l’étranger est même un record journalier. Il s’agit le plus souvent de Chinois rentrant de pays particulièrement touchés par le Covid-19.

 

Une dynamique sur 2-3 mois

 

Les bons chiffres de la Chine, mis à part les cas importés, s’expliquent par les mesures radicales mises en place par les autorités. Un exemple à suivre pour la France ? Oui, à en croire certains spécialistes. La prolongation du confinement sera « très vraisemblablement nécessaire » a ainsi estimé jeudi sur Franceinfo Geneviève Chêne, directrice générale de l’agence sanitaire Santé publique France, précisant qu’il faudrait attendre « entre 2 et 4 semaines » pour observer un changement dans la dynamique de l’épidémie de coronavirus.

 

Toujours selon elle, il faut s’inspirer des précautions prises dans les pays touchés avant la France. Sur « les expériences des autres pays qui ont connu l’épidémie avant nous et mis en place des mesures extrêmement strictes, on voit que la dynamique se déroule sur 2 à 3 mois en général, une inversion du pic intervient entre le premier et le deuxième mois », ajoute-t-elle. En se fiant à l’exemple de la Chine, l’inversion de la courbe interviendrait « autour de mi-mai/fin mai ».

Publié par la rédaction avec l'AFP
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