Equateur : Un concentré d’Amérique latine au « milieu du monde »

Destination

À pied, en train, en pirogue, en bateau de croisière, en chiva, en avion, la découverte de l’Equateur a été riche et variée. Tout comme le pays, grand comme la moitié de la France, et qui compte à lui seul plus de 50 volcans, la faune et la flore la plus diversifiée d’Amazonie, le marché le plus réputé d’Amérique du Sud, un pied dans la Cordillère des Andes et l’autre dans l’océan Pacifique.
C’est dans un contexte agité que les tour-opérateurs français, invités au premier éductour organisé en Equateur, ont découvert le pays. Le président Gutierrez venait en effet d’être destitué par le Parlement quand les participants ont fait leurs premiers pas sur le territoire équatorien. Quito, fermée à la population manifestante mais pacifique, avait un air de no man’s land et c’est escorté par une horde de policiers qu’un rapide tour de ville a été improvisé. Classée patrimoine culturel de l’humanité, la capitale à l’altitude la plus élevée du monde après La Paz (2 850 m) vaut déjà le détour rien que pour sa situation : au centre de la terre ou au milieu du monde si l’on traduit littéralement le bâtiment qui le représente, la Mitad del Mundo. Un lieu hyper touristique qui ne présente d’autre intérêt que le fait de pouvoir dire « j’y suis allé ! ». Mais Quito est intéressante pour son quartier historique construit autour de la place de l’Indépendance et d’où partent les ruelles escarpées qui confèrent à la ville une certaine nonchalance. Ce sentiment sera de nouveau présent quelques jours plus tard lors de la visite de Cuenca, ville coloniale certainement la plus agréable du circuit pour sa richesse culturelle (les musées y sont nombreux) et son artisanat florissant. C’est en effet la ville des chapeaux et plus précisément du célèbre panama. Les villages alentour sont passés maîtres dans sa fabrication traditionnelle qui requiert d’un jour à trois mois de travail en fonction de la qualité du tissu et de l’originalité recherchée. Référence également du pays, le marché indigène et coloré d’Otavalo. Entourée de montagnes, cette bourgade est le rendez-vous tous les samedis de la communauté indienne et plus largement des touristes qui s’y pressent de plus en plus nombreux. Car ici on trouve de tout. Au point qu’il est devenu le marché le plus célèbre d’Equateur et l’un des plus réputés d’Amérique du Sud. Le marchandage va bon train et on s’y bouscule pour dénicher hamacs, vêtements, bijoux et artisanat en tout genre. Les acheteurs se prennent au jeu et les vendeurs suivent les règles pour que la flânerie se déroule dans les conditions idéales. Flâner, il n’en était pas question il y a encore quelques années à Guayaquil, la capitale économique du pays. Longtemps réputée comme la ville la plus dangereuse d’Equateur, elle a subi une véritable renaissance : lutte contre la délinquance par l’augmentation des effectifs policiers, rénovation du centre-ville, restauration des immeubles et des façades… Aujourd’hui, Guayaquil est une ville dynamique, moderne et prospère, particulièrement plaisante à découvrir de nuit à bord d’une chiva (bus) transformée en boîte de nuit en plein air et qui arpente les rues de la ville sous les yeux habitués des passants. Aux antipodes de toute cette agitation, l’Amazonie. Elle couvre tout l’est du pays et abrite une flore et une faune d’une richesse exceptionnelle : toucans, perroquets, singes, papillons… et pour les indispensables frayeurs : caïmans, piranhas, araignées… Guidé par un chaman, le groupe se laisse bercer par les eaux tranquilles du fleuve Rio Napo. Ça et là, il contemple la vie sous-marine et tente d’apprivoiser la nature. Hector initie les participants à la pêche aux piranhas, à l’observation des grenouilles, lézards et autres insectes grouillant de jour comme de nuit et ne recule devant rien pour faire vivre l’Amazonie comme un véritable indigène, en attrapant par exemple un jeune crocodile… à mains nues.
Interface Tourism, représentant de l’Equateur en France
Pour son premier éductour en Equateur, Interface Tourism avait invité 12 tour-opérateurs : six qui programment déjà la destination et six qui en ont l’intention. Représentant, depuis le mois de janvier, ce petit pays qui mesure la moitié de la France et qui a accueilli 15.000 Français en 2004, le bureau dispose d’un budget de 271.000 dollars pour l’année 2005. Ce montant place la France comme troisième marché prioritaire en Europe après l’Allemagne et la Grande-Bretagne, et lui permet de réaliser quelques opérations de « rodage ». Ainsi, après avoir organisé un workshop le 8 mars dernier qui a réuni plus de 150 agences et TO, Interface Tourism sortira un manuel de ventes courant juin et prévoit, après Top Résa, de participer au roadshow d’un TO au mois d’octobre (si le nom du voyagiste n’est pas encore défini il devra avoir l’ambition d’étoffer ou de lancer la programmation de l’Equateur). Le bureau pense également organiser un second éductour pour les TO au mois de septembre et prévoit d’en monter un premier pour les agences incentive début décembre et un autre pour les agences traditionnelles en 2006. Pour cette destination méconnue également du grand public, Interface Tourism disposera d’un stand au salon Envie de Partir après avoir participé au salon Mahana en mars dernier. Lié avec le ministère du Tourisme par un contrat le qualifiant « d’office du tourisme de l’Equateur », le bureau de représentation table sur une hausse de fréquentation de 20 % dans les deux ans à venir sachant qu’en 2006 son budget devrait être supérieur et la différence injectée dans la publicité grand public. Interface vient de mettre en service une ligne directe pour l’Equateur (01.53.25.03.55).
Air Europa dessert l’Equateur quatre fois par semaine
La compagnie espagnole propose quatre rotations hebdomadaires via son hub de Madrid sur Quito et Guayaquil. Les lundi, mercredi et vendredi, Air Europa part d’Orly Sud à 10 h 50 pour arriver à Guayaquil à 21 h 55 après un stop à Quito à 18 h 55. Le mardi, le vol est exploité en code-share avec Air Madrid. Pour le retour, les lundi, mercredi et dimanche, le départ de Quito est prévu à 20 h 55 et de Guayaquil à 23 h 55 alors que le mardi (en code-share également avec Air Madrid) le décollage est à 22 h et 23 h 50 (arrivée à Madrid à 18 h et 17 h 45). D’autre part, Air Europa vole vers Quito et Guayaquil via Caracas. La compagnie exploite une flotte de 33 avions : 27 Boeing B737-800, cinq Boeing B767-300 et un Airbus A340-200. En Europe, en plus de Milan, Rome, Londres, Budapest, Lisbonne et Porto, elle desservira Valence à compter du 6 juin. Sur le long-courrier, depuis le 22 mai, Air Europa dessert pour la première fois Shanghai et Pékin respectivement deux fois par semaine. En France, la compagnie est distribuée en agences de voyages, sur Internet et à travers l’offre des tour-opérateurs. Elle donne 1 % de commission aux agences depuis le 1er avril.

Publié par La Rédaction
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