Équateur : un concentré d’Amérique latine

Destination
Volcan Chimborazo Quito Equateur

Moins visité que son voisin le Pérou, l’Équateur concentre pourtant par centaines les intérêts touristiques. Culturels d’abord, comme la vieille ville de Quito, premier site classé par l’Unesco en 1978, ethniques avec les nombreux villages indigènes et leurs marchés traditionnels et colorés, naturels enfin avec l’avenue des volcans, les forêts de nuage, les plages de sable du Pacifique, les réserves naturelles d’Amazonie comme Yasuni et, bien entendu, l’incroyable archipel des Galapagos. Bref, l’Amérique latine en condensé.

Pourquoi aller aux Galapagos ?

Juste le temps de ressentir les premiers effets de l’altitude, Quito étant juché à 2 800 m. Le mieux pour éviter le mal des cimes est encore de descendre au niveau de la mer et là, rien ne vaut les îles Galapagos classées réserve naturelle de la biosphère depuis 1986. Paradis des tortues géantes et marines, des phoques, des requins, des baleines, des iguanes et autres variétés d’oiseaux à bec rouge ou pattes bleues, cet archipel d’îles volcaniques est hyper-protégé par les autorités équatoriennes. Rien ne doit venir perturber la faune et la flore endémique chère à Darwin.

La faune et la flore des iles Galapagos

Centre de recherche à ciel ouvert, les Galapagos en Équateur offrent aux touristes la possibilité de côtoyer les animaux, l’idéal étant de caboter sur l’un des navires d’expédition certifiés par les autorités qui limitent le nombre de visiteurs par des frais d’entrée à plus de 100 $ par personne.

Un maigre tribut pour visiter le paradis, car l’archipel est un sanctuaire où animaux et êtres humains vivent en harmonie, sur fond de recyclage et de préservation de l’environnement. Car les gens sont sensibilisés au développement durable et responsable ici comme sur le continent. De la côte Pacifique aux Andes, en passant par la Sierra et l’Amazonie, partout le gouvernement rappelle à chacun ses responsabilités via des panneaux aux messages clairs : « Protéger la nature est le devoir de tous », « Silence nous comptons les oiseaux », « L’environnement est votre patrimoine et celui de vos enfants »… et incite au tri sélectif.

Pourquoi visiter Quito ?

À Quito d’ailleurs, les rues et places du centre historique sont étonnamment propres. « La mairie a engagé un vaste programme de réhabilitation de la vieille ville » m’explique le guide Henry, qui connaît jusqu’aux adresses des bars branchés du quartier de La Mariscal. « Si en ville, nous avons tout le confort d’une grande capitale, à quelques kilomètres nous sommes déjà en pleine nature.

 

Quito est chérie par Dieu » ajoute-t-il. La ville le lui rend bien en n’abritant pas moins de 40 églises et chapelles et 16 couvents et monastère tous dotés de cloîtres. Catholiques, les Quitenos le sont avec ferveur mais, comme ailleurs dans ce pays qui compte 22 groupes indigènes, leur foi est teintée de syncrétisme. Il n’est ainsi pas rare de voir dans une église un christ affublé d’un poncho. Pour saisir la diversité de cette population composée à 65 % de mestizos (métis, descendants de colons espagnols), à 30 % d’indigenos (indigènes purs) organisés en tribus avec coutumes, vêtements, cuisine et langue différentes et à 5 % d’Afro-Équatoriens (descendants d’esclaves africains, surtout sur la côte nord), il faut prendre la route. Depuis Quito, direction le Nord.

 

En empruntant la « panaméricaine » on traverse d’abord Guayabamba, « la vallée des fruits », puis Cayamba connue pour ses fermes laitières.

Une nature pour sportifs

Sous la brume, ce paysage vallonné a des airs de Suisse et plus loin, au pied du volcan Imbabura, de lac italien. La première rencontre avec les communautés a lieu à l’aube sur le marché aux bestiaux d’Otavalo, où tout ce que la région compte de vaches, cochons, lamas, canards, chiens, chats et même cochons d’Inde (un plat de fête ici) y est à vendre. Pour les âmes sensibles, direction les étalages colorés du marché aux fruits et légumes ou celui d’artisanat tout près. Plus à l’Ouest, une immersion dans la forêt de nuage enchante les ornithologues du monde entier et le visiteur qui, dans un lodge près de Mindo, le temps d’un smoothie ananas, partage l’espace avec des toucans, des colibris et des perroquets multicolores. « L’Équateur compte 1 642 espèces d’oiseaux » précise le guide.

 

Ces forêts humides, croulant sous la végétation, contrastent avec les paysages lunaires de « l’avenue des volcans » où des treks guidés sont organisés par des professionnels (compter 7 heures pour atteindre le sommet du Cotopaxi qui culmine à 5 897 m). Les moins sportifs se contenteront d’une virée dans le canyon de « la Nariz del Diablo » à bord du train touristique pendulaire récemment remis en service. À tester, avant de descendre plus au Sud, vers Ingapirca, capitale inca abritant le seul temple elliptique de cet ancien empire, puis vers Cuenca, la plus andalouse des villes d’Équateur. Ses toits en tuile rouge, ses églises, ses vastes places et son fleuve en contrebas rappellent Séville. Ville jeune et universitaire, Cuenca n’en conserve pas moins ses traditions, notamment le panama, ce chapeau en fibre légère porté également ici par les indigènes, reconnaissables en ville à leurs nattes et aux couleurs vives de leurs jupes.

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