Et si le Sénégal devenait une nouvelle destination ? – Première partie

Destination

La Casamance, qui est en plein essor sur le plan touristique, est idéalement située. Très en dessous des zones désertiques du Sahara et au nord des espaces équatoriaux de l’Afrique verte, la région se présente comme un écrin de verdure tempéré, parsemé de rivières, de mangroves et d’arbres fruitiers.

 

La région de la Casamance, située au sud du pays, sous la Gambie, jouit d’une excellente réputation, qu’elle tient essentiellement de ses plages, sans doute les plus belles du pays. Le Cap-Skirring et son célèbre Club Med ont contribué à faire de la Casamance une destination balnéaire de choix. Aujourd’hui, elle ambitionne d’incarner un tourisme écologique responsable et attractif.

 

 

Zone touristique d’intérêt national

 

La Casamance a connu quelques troubles, dûs à certains mouvements indépendantistes, amenant même le Quai d’Orsay à la classer comme « zone à risque ». Mais cette période regrettable fait désormais partie du passé. Toutes les restrictions sont levées et le tourisme peut à nouveau reprendre son essor. Cette relance se traduit par une dynamique visible à tous les niveaux :

  • L’implication du gouvernement qui s’appuie sur son ‘’Plan Sénégal Émergent’’ pour classer cette région comme ‘’zone touristique d’intérêt national’’.
  • Le soutien financier pour le développement des campements, afin d’accompagner le développement d’un Tourisme Rural Intégré.
  • La subvention pour la rénovation des campements villages, afin de s’adapter aux exigences actuelles des touristes.
  • Le financement de la banque mondiale pour les grands travaux de la Petite Côte, avec comme objectif de faire du Sénégal une destination de choix.
  • L’amélioration des accès par air, mer et terre avec le nouveau pont pour traverser la Gambie.

 

 

Une destination tendance

 

La Casamance devient une chance pour le Sénégal d’incarner un tourisme durable, basé sur le partage et le respect de l’environnement. Julien Buot, directeur de l’association pour le Tourisme Equitable (ATES), déclare : « Tourisme et protection de l’environnement vont de pair. Il ne faut pas scier la branche sur laquelle on est assis. Tous les professionnels de ce secteur, comme les clients, sont concernés ». Les campements villages de la Casamance, s’efforçant d’attirer une clientèle plus large que celle des ‘’sacs à dos’’, en sont la parfaite illustration.

 

Le public, d’une façon générale, et le touriste en particulier prennent conscience de leur empreinte écologique. Les comportements changent au point de vouloir incarner une autre façon de voyager : plus responsable, plus respectueux du pays d’accueil, plus intégré…  El Hadji Malick Mbaye, chef du bureau du tourisme à l’ambassade du Sénégal en France, poursuit : « Le tourisme solidaire et responsable attire de plus en plus de touristes. C’est devenu ‘’tendance’’. Mais la Casamance n’a pas attendu que ce mouvement devienne à la mode. Dès les années 1980, cette région incarnait cet écotourisme. Aujourd’hui, avec l’amélioration des accès de cette région et les aides accordées par le gouvernement pour la rénovation des campements villages, l’eco-tourisme au Sénégal s’organise pour un nouveau départ. » Qu’espérer de mieux si les attentes des touristes et celles des habitants convergent !

 

Une cohabitation entre voyageurs et villageois

 

Marie Louise FAYE, cheffe du service régional tourisme de la Casamance, se félicite de l’interaction apportée par l’effet coopératif des campements : « Les touristes apprécient de vivre cette expérience dans les campements. Ils sont souvent flattés d’être reçus par le chef du village et toujours impressionnés d’entendre comment s’organise une communauté reposant sur une sagesse ancestrale. Pour les villageois, qu’ils soient pécheurs, éleveurs, planteurs ou artisans, c’est pour eux un moyen d’étendre leur commerce. L’exode des bras valides vers Dakar est freinée. » Elle ajoute : « Les bénéfices issus de l’hébergement des cases sont partagés entre les villageois, ce qui renforce l’esprit communautaire. C’est un échange gagnant/gagnant. Le chef de village veille à éduquer les enfants à ne pas solliciter les vacanciers pour recevoir des cadeaux ou des bonbons et ainsi créer de mauvais réflexes. D’un autre côté, les habitants savent se mobiliser pour accompagner les touristes, pour pratiquer des excursions, faire découvrir les chemins des environs, offrir des jus de fruits, ou encore pratiquer les danses traditionnelles. »

 

 

Néanmoins, pour séduire une clientèle au-delà des globetrotteurs, il devient indispensable de monter en gamme. Augustin Diatta, président du syndicat d’initiative, explique : « Ce tourisme intégré a débuté dans la Casamance et sert de modèle pour tout le territoire. Mais une mise à niveau des hébergements et de la rénovation des cases s’impose. Notre mission consiste à mettre à disposition des fonds pour accompagner toutes les initiatives locales ».

 

Air Sénégal

 

Depuis le 1er février 2019, la compagnie Air Sénégal opère un vol quotidien Paris-Dakar à partir de Charles de Gaulle. C’est la première compagnie aérienne africaine à exploiter un Airbus A330 neo, nouvelle version de l’A330, qui bénéficie des dernières avancées technologiques en matière d’économie de carburant et d’efficacité opérationnelle. Cet appareil propose des équipements modernes et une technologie de pointe : wifi, larges écrans, divertissements à bord variés et connectés, avec des cabines spacieuses et très confortables. D’une capacité totale de 290 sièges, il est configuré en 3 classes : 32 sièges en Classe Affaires, 21 sièges en Premium Economie et 237 en Classe Economie.

 

Chaque siège de la classe Affaires se transforme en lit entièrement plat, d’une longueur de 2,05m, avec oreiller et couette. Les commandes, installées dans l’accoudoir, sont gérées en activant un bouton pour plus ou moins d’inclinaison. L’écran individuel tactile mesure 34cm et le wifi est disponible. Les repas sont servis à la demande avec un choix parmi deux plats ainsi que deux desserts, accompagnés de boissons à volonté, de grands crus de vins et de champagne millésimé.

 

 

Vols quotidiens

Départ Paris :  18h45. Arrivée : Dakar 23h30

Départ Dakar : 9h50. Arrivée : Paris 16h15

Publié par Rémi Bain-Thouverez
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