Etats-Unis : Global Tourism Summit, le Nevada au sens large

Destination

Acheteurs étrangers, DMC et journalistes étaient réunis les 13 et 14 novembre à Reno pour ce pow how du tourisme. L’Etat de l’ouest américain  a une nouvelle fois asséné aux professionnels qu’il ne se résumait pas à la seule Las Vegas.

 

« Faire monter les clients au nord ». Chaque année à Reno, principale ville de l’Etat, c’est le challenge des organisateurs du Governor’s Global Tourism Summit : convaincre les voyagistes étrangers que le Nevada existe en dehors de Las Vegas. Pas simple. L’attractivité de la capitale du jeu est telle que les touristes visitent rarement le reste du territoire. Les tours opérateurs leur emboitent le pas, contraints de programmer les grands standards de l’Ouest américain demandés par leurs clients dont la majorité, Yellowstone, Grand Canyon, San Francisco… sont dans les Etats voisins.

 

Si encore Vegas était au centre du Nevada… Mais non, elle se niche à l’extrême sud-est, obligeant les gamers à un voyage volontaire pour découvrir les autres sites. Le gouverneur Brian Sandoval et la maire de Reno Hillary Schieve n’étaient donc pas de trop mardi et mercredi pour défendre ardemment leur territoire, a priori pourvu des mêmes attributs que ses voisins.

 

C’est ainsi que nous avons découvert l’étrange destin d’Elko, ville du nord-est peuplée par des descendants d’immigrants Basques (festival basque chaque année en juillet). Appris que trois communautés indiennes vivaient au Nevada, les Washoe, Païute et Shoshone. Su que l’extrême nord (en limite de l’Oregon et de l’Idaho) était le territoire des cow-boys et du rodéo. Entendu que le lac Tahoe, entouré de stations de ski, à presque 2 000 m d’altitude, était le joyau de l’Etat (partagé avec la Californie). Vu que Reno, au pied de la Sierra Nevada, mélangeait avec aisance symboles old fashion (vieux motels années 60-70) et design (street art dans Midtown).

 

Nous avons retenu aussi que le Nevada jouait la carte du territoire à « grand spectacle », avec son Parc national Great Basin (hauts sommets, lacs alpins), son bout de la Vallée de la Mort et sa Route 50, « The loneliest road in America ». Nous avons bu – un peu – de bourbon et de vin local. Nous avons été séduits par l’idée de visiter des villes fantômes ou pionnières, Virginia City, Rhyolite, Goldfield… Et nous avons écouté attentivement Tina Brodrick, de Sonny Boys Tours, nous raconté son bonheur (et business) d’amener les clients pister les dernières hordes de mustangs sauvages…

 

Suffisant pour programmer l’Etat comme destination à part entière ? « Il est difficile d’expliquer aux clients d’explorer le seul Nevada pour un premier voyage dans l’Ouest. C’est une destination de repeaters. Je suis venu ici pour découvrir et si je trouve un hébergement de charme ou une ou deux prestations inédites, comme la journée aventure avec les chevaux sauvages, cela peut être intéressant », assure Bertrand Juilliard, directeur de l’agence Travel Lab Sas – Vacances Fabuleuses, à Paris. Même curiosité attentive pour Jennifer Aubry, de Back Roads (Paris) et pour la plupart des TO venus d’Europe, d’Asie et d’Amérique du Sud à ce Global Tourism Summit.

 

Le Nevada sur le marché français – représenté par Aviareps -, c’est près de 100 000 entrées annuelles à l’aéroport de Las Vegas. Plus tous ceux, difficilement traçables, qui passent en voiture de location ou en moto depuis les Etats voisins. Soit autour de 200 000 touristes par an. Le Nevada, on l’a compris, veut plus !

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