États-Unis : l’interdiction qui touche les Européens est un coup de massue pour le tourisme

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Cette interdiction prendra effet à compter de samedi à 3h59 heure GMT et sera valable pendant 30 jours. ©Adobe Stock

Le président américain Donald Trump a décidé de suspendre l’accès aux États-Unis à tout ressortissant étranger passé par l’Europe. Une énième mesure qui va plomber un peu plus le tourisme et le transport aérien en France.

[Article mis à jour le 12 mars à 18h20]

Toute personne ayant séjourné dans l’un des 26 pays européens de l’espace Schengen au cours des 14 jours précédant leur arrivée prévue aux États-Unis, se verra refuser l’entrée sur le territoire Etats-Unis à compter du vendredi 13 mars à 23h59, heure de Washington. Cette décision s’appliquera pendant 30 jours. Joint par téléphone, le président de l’office du tourisme des États-Unis en France, Geoffrey Duval, expliquait néanmoins que « les Français arrivés sur place avant le 13 mars à 23h59 pourraient rester aux États-Unis et poursuivre leur voyage normalement ».

À partir de samedi, les compagnies aériennes devront vérifier si chaque passager est en droit d’embarquer ou non. Si un passager se voit refuser l’entrée aux Etats-Unis, le transporteur devra le rapatrier à ses frais. « Un coup de massue » pour les compagnies aériennes et les tour-opérateurs français, pour lesquels les Etats-Unis sont un énorme marché.

Toute l’industrie du tourisme est affectée

KLM attend de savoir si tous ses vols seront affectés ou non, Icelandair annonce d’ores et déjà des restrictions qui « toucheront considérablement les plans de vols ». La situation n’est pas plus reluisante du côté des aéroports. Air France a annoncé en fin de journée adapté son plan de vols du 14 au 28 mars 2020 inclus, en maintenant ses dessertes d’Atlanta, de Chicago, de Détroit, de Los Angeles, de New York-JKF, de San Francisco et de Washington.

Face à l’ampleur de la situation, l’association internationale du transport aérien (Iata) a demandé jeudi des mesures de soutien d’urgence, au lendemain de l’interdiction temporaire d’entrée aux Etats-Unis des voyageurs en provenance d’Europe, à l’exception des citoyens américains. En Italie, placée en confinement, l’un des deux aéroports de Rome fermera à partir de vendredi, tandis qu’à Paris, ADP réfléchit à une éventuelle fermeture d’un des terminaux de Roissy.

« C’est la catastrophe (…). Au total, entre les voyages à forfait (hébergement+vols) et les prestations sèches (vols principalement), on estime qu’il y a 100.000 clients concernés au niveau des tour-opérateurs français sur mars et avril », a déploré de son côté René-Marc Chikli, président du Syndicat des entreprises de tour-opérating (Seto). Geoffrey Duval a tenu à saluer « le travail exceptionnel mené par les tour-opérateurs pour prendre en charge leurs clients ». Leur professionnalisme dans cette mauvaise passe sera un excellent argument pour vendre de nouveau les États-Unis, passés les 30 jours, assure-t-il.

Publié par la rédaction avec l'AFP

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Vos réactions (2)

  1. Pensez vous que si je pars demain à NY, je trouverai d’une facon ou d’une autre moyen de revenir même à londres ? je suis sur air france nous sommes 6 et retour prévu 23 mars sur AF …
    j’ai envie de partir confiant … 🙂

  2. juste deux questions :
    un équipage d’air France , français, pourra t’il poser le pied sur le sol américain ?
    Les compagnies européennes ont elles des équipages américains qui resteront en quarantaine â leur retour aux usa ?
    Je ne vois pas comment les clients déjà sur place vont réussir à rentrer…

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