Face aux destinations à la mode, l’île de Madère n’a pas dit son dernier mot

Destination

Le nouvel éductour qui vient de se dérouler sur le “jardin flottant” de Madère avait un parfum de fête : il était l’occasion pour le groupe Pauli de fêter son 100 000 e client et de rappeler que la destination mérite de se faire connaître davantage de la profession, même si depuis deux ou trois ans elle enregistre une nette croissance.
Au travers du hublot de l’appareil, le regard est déjà tout entier séduit par l’archipel – un large massif volcanique sous-marin. De petites îles, sorte de cailloux pelés, la plupart inhabitées, semblent dériver sur une mer étale. Le regard scrute, cherche à repérer la reine qui a pour nom Madère. L’île n’a rien d’inconnu ou d’inaccessible ; elle est européenne et sa proximité devrait nous la rendre plutôt familière. Or, il n’en est rien, regrette Philippe Sangouard, directeur général du groupe Pauli : “C’est une île mal connue des voyagistes et agents de voyages, et par conséquent du public, puisqu’une destination mal connue ne peut valablement être bien défendue”, commente-t-il. C’est pourquoi le groupe Pauli, en collaboration avec Air Portugal, organise chaque année six ou sept éductours afin de mieux faire connaître le produit auprès des professionnels concernés. Et chacun d’eux de repartir habituellement enthousiaste, une grille d’arguments idéalement affûtés en poche. Il semble en revanche que la destination soit mieux connue outre-atlantique et dans les pays scandinaves. C’est vrai que les aristocrates anglais et l’impératrice Sissi avaient autrefois ouvert la voie…
Mais revenons à l’île et à sa capitale, Funchal située au sud. Elle se découvre d’un seul regard. Sur plus de 600 mètres de dénivelés, elle occupe en effet une vaste cuvette en amphithéâtre face à la mer. C’est une ville aux petites maisons blanches, construites en cascade contre la montagne, comme le sont toutes ces villes accrochées à un golfe. On pense à Gênes, à Naples aussi. Mais la ville n’a rien de spectaculaire ou de pharaonique. Non, elle s’est préservée d’un développement à tout crin. Les petites rues de la vieille ville, qui passent parfois par-dessus des rivières couvertes de bougainvilliers en fleurs, ne masquent jamais le ciel comme à Gênes, car la hauteur des bâtiments a gardé une proportion humaine. Toute la vie bruisse ainsi tranquillement dans des ruelles aux pavements blanc et noir faisant songer aux écailles de poisson. Car la vie y est d’abord piétonne, et on y marche sans urgence ni précipitation. C’est l’un des grands atouts de Funchal : sa douceur de vivre. Il ne faudrait pourtant pas voir la ville sanctuarisée : bon an, mal an elle grossit, mais de manière raisonnable ; les maisons grimpent toujours un peu plus haut, mais sans ostentation ; à l’ouest, des hôtels conséquents se succèdent sans que les étoiles qu’ils gagnent leur fassent tourner la tête. Une limite hôtelière de trente-cinq mille lits pour vingt-huit mille qu’elle compte actuellement a même été fixée par la commune. C’est sans aucun doute le prix à payer de sa sérénité future.
Mais l’île est davantage connue pour son climat tempéré de type océanique et pour les excursions pédestres qu’elle offre dans un paysage exotique (des jardins remplis de bananiers bordent les maisons) où la vigne y est également généreuse. À s’écarter de Funchal, on se rend mieux compte de la richesse de la flore, que les habitants ont dû en outre façonner pour en tirer le meilleur parti. Les levadas, correspondant à un réseau d’irrigation, sont en effet un trésor d’ingéniosité ; comme l’est le système de terrasses (poios) qui a permis à l’agriculture de se développer.
Et puis, en fin de soirée, on rejoint le bord de mer, où toute une jeunesse flirte. Et si Madère n’est pas réputée – tant s’en faut – pour ses plages, la belle présence de la mer nous le fait doucement oublier.
Un groupe fidèle à l’île
L’histoire du groupe Pauli est ancienne. Après vingt ans d’organisation de transport en autocars (de 1929 aux années 1950) et 20 nouvelles années dans celle des voyages, le groupe étend son réseau d’agences de voyages dans les années 1970. Le pli était pris, il ne changera plus. En 1980, c’est ensuite la fondation à Paris de Austro Pauli, premier tour-opérateur spécialiste de l’Autriche. Dix années plus tard, le groupe s’ouvre sur l’Europe avec la création de la marque Euro Pauli. Le TO fut ainsi l’un des tout premiers à s’intéresser à l’île de Madère. La légende veut que ce soit l’impératrice Sissi (qui y séjournait souvent) qui en fut l’inspiratrice. À noter aussi le développement (au début des années 2000) d’une importante production Circuits grâce au rachat du TO Sodetif (ex-filiale d’Air France) et de ses marques Visit France et Visit Europe. Avec plus de 300 000 clients par an et quelque 60 millions d’euros de CA, le groupe se porte bien aujourd’hui.
Autro Pauli/Euro Pauli
Tél. : 01 58 64 50 00 /fax : 01 58 64 50 01
e-mail : vincennes@paulli.fr
Visit France/Visit Europe
Tél. : : 01 58 64 51 00 /fax : 01 58 64 51 01
e-mail : visitfrance@visitfrance.fr
On peut consulter les programmes et réserver en ligne sur les sites suivants :
Sites Internet : www.autropauli.com/ www.europauli.com
www.visitfrance.fr/www.visiteurope.fr
espace professionnel :
theo.pauli.fr/theo.visitfrance.fr
Mais où est donc bien Madère ?
Située dans l’archipel portugais de l’Atlantique, Madère flotte à quelque 1 000 km au sud-ouest de Lisbonne (à 600 km des côtes marocaines) et constitue une région autonome depuis 1976.
L’archipel comprend l’île principale de Madère, l’île de Porto Santo (réputée pour ses plages), les îles Desertas et les îlots des Selvagens.
L’île de Madère compte environ 250 000 habitants dont à peu près 45 % réside à Funchal, sa capitale. Ce déséquilibre et l’absence d’autres villes de plus de 10 000 habitants sur l’île s’expliquent par son relief difficile. Aujourd’hui encore, l’exploitation agricole typique est organisée autour de la maison familiale, ce qui empêche tout regroupement des habitations. C’est la mer qui a façonné les côtes de l’île. La puissante houle de l’Atlantique a rongé les pentes, même peu raides, pour les transformer en falaises qui constituent aujourd’hui près de 80 % du littoral et dont un tiers d’entre elles dépassent les 100 mètres ! Une grande attraction touristique est précisément le Cabo Girão, qui, avec ses 580 mètres, serait annoncée comme la deuxième plus haute falaise au monde.
D’une latitude subtropicale, l’île jouit d’un climat tempéré et de la douceur du Gulf Stream. 6o % de la population travaille dans le secteur tertiaire (lié au tourisme), 11 % dans l’agriculture et seulement 2 % dans la pêche ; le reste est lié à l’industrie.
Sa meilleure saison court de mars à fin octobre.
Madère enregistre une flambée touristique depuis deux ou trois ans, car elle récupère une partie des voyageurs devenus désormais frileux pour partir dans les pays du Maghreb.

Publié par La Rédaction
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