Fréquentation touristique enhausse de 6 % au Maroc en 2003

Destination

2,22 millions de visiteurs étrangers ont séjourné au Maroc l’année dernière.
Agadir, Marrakech et Casablanca sont les trois principales destinations.
Le Maroc veut attirer sur ses plages la clientèle du nord de l’Europe.
Après une année 2002 désastreuse, qui avait vu le nombre de visiteurs étrangers chuter de 6 %, le Maroc a redressé la barre en 2003. Le royaume a en effet enregistré l’année passée près de 2,22 millions de touristes étrangers. Les Français conservent la première place parmi les marchés émetteurs avec 916 000 pax, en progression de 4 %, suivis des Espagnols (231 000 pax, + 16 %) et des Britanniques (134 000 pax, – 9 %). Cette amélioration de la fréquentation n’a cependant pas eu d’impact sur le taux d’occupation hôtelière qui a même fléchi à 40,7 %, contre 43,7 % en 2002. Agadir occupe la première place des destinations en termes de nuitées (3,41 millions), suivie de Marrakech (3,30 millions) et Casablanca (906 000). S’exprimant lors de la première rencontre de l’Alliance.T, le ministre du Tourisme marocain, Adil Douiri, s’est félicité de la fidélité de la clientèle française à l’égard de son pays. Il a par ailleurs esquissé quelques pistes de développement pour les années à venir. Le ministre a en effet fait part des ambitions du gouvernement à l’égard de la ville de Fès qui bénéficie depuis décembre dernier d’un vol régulier bi-hebdomadaire opéré par Corsair au départ de Paris. « Comparée au rubis poli qu’est Marrakech, Fès est pour l’instant un diamant brut mais qui peut demain jouer à armes égales avec des villes comme Florence ou Grenade », a-t-il estimé. Parmi les projets balnéaires développés dans le cadre du plan Azur lancé en 2000, le ministre a évoqué les négociations en cours avec le groupe Kerzner pour créer à El Jadida, entre Casablanca et Essaouira, un resort d’un total de 3 000 lits, calqué sur le modèle d’Atlantis aux Bahamas. Un développement balnéaire grâce auquel le ministre souhaite attirer de nouveau des marchés laissés de côté ces derniers temps tels que les pays d’Europe du Nord.

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