Grèce, « le tourisme, davantage une malédiction qu’une bénédiction » selon un écologiste

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Alors que la Grèce s’attend cette année à un nombre record de 38 millions de visiteurs, Nikos Chrysogelos, un écologiste du pays, explique dans un article du Guardian que le tourisme à haute dose nuit gravement à l’environnement, au développement et la prospérité des petites îles.

 

« Nous ne pouvons pas continuer à avoir de plus en plus de touristes » s’indigne Nikos Chrysogelos, éminent écologiste grec. Ce qu’il craint surtout, c’est de voir « de petites îles accueillir 1 million de visiteurs en seulement quelques mois » avec « le danger que les infrastructures ne soient pas prêtes pour les accueillir », et derrière « l’erreur de se concentrer uniquement sur les chiffres sans chercher à développer un modèle de tourisme plus durable ». Les écologistes pointent notamment les nombreux ferries et bateaux de croisière qui relient les îles entre elles et qui représentent « un danger direct pour les baleines ». Autre conséquence d’un sur-tourisme, « des risques accrus d’incendies et de pollution maritime ».

 

L’article du Guardian relate notamment l’initiative du maire de Santorin – environ 15 000 habitants pour 2 millions de vacanciers en 2017 – contraint de limiter le débarquement du nombre de passagers de croisières à 8 000 par jour. Cet afflux de touristes provient en partie des nouvelles classes moyennes asiatiques attirées par la beauté des lieux. L’augmentation est telle, nous dit l’article du Guardian, que « les responsables locaux parlent de plus en plus du tourisme comme une malédiction et non une bénédiction ».

 

Les chiffres sont là. Chaque année depuis trois ans, malgré la concurrence d’autres destinations, ce sont deux millions de visiteurs supplémentaires qui choisissent la Grèce pour leurs vacances. Il n’en reste pas moins que le tourisme reste vital pour un pays qui a tant souffert ces dernières années. Selon les statistiques, un grec sur cinq travaille dans ce secteur.

Publié par David Savary

Journaliste - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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Vos réactions (2)

  1. Le tourisme de masse est un désastre, non seulement pour la Grèce mais pour la planète entière ! Il ne restera bientôt plus un endroit épargné et non dévasté… Il aurait fallu voyager moins mais mieux. C’est trop tard et ceux qui découvrent les voyages maintenant sont à plaindre (même s’ils sont satisfaits…).

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