Il reste environ 10 000 touristes français à rapatrier

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Sur les 130 000 Français bloqués à l'étranger, environ 120 000 sont rentrés en France.

Sur les 130 000 Français bloqués à l’étranger, plus de 120 000 sont rentrés en France. Mais certaines destinations comme la Nouvelle-Zélande, l’Inde et Bali posent encore quelques difficultés.

 

Article mis à jour le 2 avril à 12h

Les rapatriements des touristes français bloqués sur leur lieu de vacances, parfois depuis plusieurs semaines, commencent à prendre fin. Environ 110 000 Français sur les 130 000 qui étaient bloqués à l’étranger en raison de la fermeture des frontières due à la pandémie de coronavirus ont été rapatriés, a indiqué dimanche le secrétaire d’Etat chargé des Transports, Jean-Baptiste Djebbari, sur Radio J.

 

« Il reste des points encore compliqués, notamment aux Philippines » mais c’est en voie de résolution, a-t-il précisé.

 

De son côté, Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, a précisé mardi midi que « 121 500 Français ont regagné la France depuis le 19 mars. Il reste environ 10 000 touristes ou voyageurs d’affaires à rapatrier« .

 

10 vols ont décollé mardi 31 mars du Laos, de Perth, de Delhi, des Philippines, du Pakistan, de l’Ile Maurice, du Caire, de Yaoundé, de Lima et de Buenos Aires et 4 000 Français étaient déjà revenus lundi.

La majorité des vols sont opérés avec Air France mais aussi avec Qatar Airways.

Depuis le 14 mars, la compagnie du Qatar a rapatrié plus de 14 000 passagers en France sur une quarantaine de vols réguliers et plus de 4 000 sur une dizaine de vols charter, c’est-à-dire, dédié au rapatriement des français.

7 vols de rapatriement supplémentaires sont prévus cette semaine depuis l’Australie, l’Inde et les Philippines.

 

Jeudi dernier déjà, le secrétaire d’Etat chargé des Transports avait évoqué le cas plus complexe de certains pays tels que les Philippines avec des Français « éparpillés » sur plusieurs îles qu’il faut regrouper avant de leur faire rejoindre la France par des vols affrétés par le gouvernement.

Un coût pour l’Etat de « plusieurs millions d’euros »

 

En Nouvelle-Zélande, où sont encore 1 500 Français, la situation commence aussi à se débloquer. « Nous sommes en train de monter, depuis hier soir (samedi, ndlr), des vols gouvernementaux de manière à avoir des tarifs qui soient acceptables« , a ajouté Jean-Baptiste Djebbari, saluant de nouveau le « travail extraordinaire que fait Air France » dans le cadre de ce pont aérien.

 

D’autres destinations sont encore sous tension comme l’Inde, où environ 2 000 touristes français se trouvent toujours à l’heure actuelle alors que plus de 500 Français de passage ont déjà été évacués ces derniers jours.

 

Des touristes français sont également en difficultés à Bali. 400 passagers français sont partis samedi dernier de Denpasar, la capitale balinaise, vers Paris dans un vol organisé par le ministère français des Affaires étrangères après le départ d’un premier vol vendredi soir. Deux autres vols supplémentaires depuis Jakarta et Bali sont prévus. Environ 2 000 touristes français étaient bloqués en Indonésie.

 

Jean-Baptiste Lemoyne estime le coût total des rapatriements à « plusieurs millions d’euros« , sachant qu’un vol affrété coûte entre 700 000 et 800 000 euros et qu’il y en a environ 10 par jour.

 

En fonction des destinations, la participation aux frais des clients varie : elle s’élève à 450 euros pour un retour d’Asie et à 900 euros pour l’Australie, par exemple. « Pour les vols commerciaux, nous avons demandé aux compagnies françaises de pratiquer des tarifs modérés. Elles semblent jouer le jeu« , a précisé le secrétaire d’Etat.

Publié par Céline Perronnet
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