L’Avent retrouve des couleurs d’antan

Destination

Les TO constatent une embellie sur Strasbourg ou Colmar.
Mais le niveau des ventes sur l’Europe évolue peu.
Les clients font des choix au détriment d’autres produits.
L’Avent d’aujourd’hui n’est plus celui d’avant. L’an dernier, les marchés de Noël n’avaient pas fait le plein dans les agences de voyages. Pire, les tour-opérateurs jugeaient le produit mature, pour ne pas dire vieillissant. Mais cette année, il semble revenir en grâce aux yeux des clients, sous certaines conditions. « Les ventes ont triplé en quelques semaines sur les destinations françaises comme Strasbourg ou Colmar pendant la période de l’Avent », précise Christian Orofino, DG du groupe Pauli. « L’an dernier nous avions traité à peine plus d’une centaine de clients, se souvient-il. Cet hiver, ils sont déjà plus de 300. » Pour l’un des principaux TO revendeurs de ce type de produits, il ne s’agit pourtant pas d’un grand sursaut. « Le réflexe est pragmatique. C’est une nuit d’hôtel avec un transport permettant un accès à une manifestation gratuite. Le rapport qualité/prix est donc très bon. » Ce constat n’est vrai que pour les destinations françaises. Plus loin, les prix montent. « Les produits estampillés marchés de Noël sur Vienne, Prague ou Salzbourg ne sont pas plus demandés que l’an dernier”, constate Jean-Louis Lopez, directeur de Travel Europe (ex-Destination Autriche). En revanche, les réservations ont plus que doublé sur les séjours et les week-end simples dans les villes qui organisent des marchés de Noël et pendant les dates où il se déroulent. Avec ces produits assemblés, ils économisent sur les prestations des guides et des programmes de visites, incluses dans les packages ‘spécial marché de Noël’. Moins chère, plus libre, cette formule semble gagnante pour redynamiser un événement en mal de croissance. Pour autant, elle ne fait pas la joie des TO. Ceux-ci craignent en effet que le succès relatif de ces voyages thématiques résultent d’un arbitrage entre les séjours européens à venir après l’Avent et les vacances à la montagne. « La demande est faible pour ces types de formules à part en Italie et à Vienne », reconnaît le DG de Pauli. Difficile en ce moment d’élargir les portefeuilles.

Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir les dernières infos par E-mail.
Réagir à l'article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *