L’Egypte repart en flèche jusqu’à la surchauffe

Destination

L’afflux de touristes provoque retards aux écluses et bouchons aux temples.
Les tour-opérateurs, habitués à ces situations, se sont adaptés à la donne.
Belles croissances enregistrées sur cet axe et hausse de tarifs envisagée.
L’Egypte va respirer avant d’attaquer la saison estivale après les pics de surchauffe des dernières semaines. Certains agents de voyages et TO ont enregistré des mécontentements de clients concernant les retards à l’écluse d’Esna, les décalages de programmes dus à la foule devant les monuments, les délais d’accostage et de départ des ports à Louxor ou Assouan. Le succès fut tel cet hiver que les problèmes des belles heures du tourisme égyptien ont refait surface : « L’un des principaux reste l’embouteillage aux aéroports provoqué par de longues attentes aux contrôles, explique Floréal Gavalda, directeur de la production de Kuoni France. Cela crée souvent des désagréments pour les clients, mais pas plus que d’habitude. » Patrick Abenin, responsable de l’unité de production Egypte chez Fram, explique ces tracas par les travaux en cours sur l’écluse d’Esna : « Les Égyptiens bloquent le pont pivotant certains jours empêchant ainsi la navigation. Il faut donc adapter les programmes en fonction des travaux, quitte à transporter les passagers par autocar de Louxor à Esna. » Pour éviter ce genre de contretemps, STI a chamboulé son programme : « Nous avons décalé les rotations des bateaux. Ils partaient très tôt le dimanche matin et ainsi les clients visitaient Louxor au retour », explique Cyril Voisard, directeur de production. Si l’Egypte retrouve ses problèmes finalement habituels, c’est d’abord le signe d’une reprise durable. Chez Kuoni, la demande a connu une explosion par rapport à l’an dernier : « Depuis le 1er janvier 2003 jusqu’à aujourd’hui, l’Egypte connaît une hausse de 100 % », estime le chef de production. Fram qui appréhendait une chute des résas après la catastrophe de Charm el-Cheikh a connu la même croissance et notamment sur le Framissima Club Azur en mer Rouge, alloté aux trois quarts au TO toulousain. L’an prochain il devrait utiliser la capacité totale de l’hôtel. La reprise est telle que les TO envisagent d’augmenter les tarifs dès octobre prochain et d’abandonner les « prix de reprise ».

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