L’image du Brésil ternie par les violences urbaines

Destination

Des voyageurs allemands braqués sur la route de l’aéroport.
Les hôteliers locaux estiment la situation dommageable.
Les clients des TO français ne semblent pas s’inquiéter.
Il y a un mois jour pour jour, les images choquantes d’un vidéaste amateur montrant une trentaine de jeunes des favelas dépouillant des touristes sur une plage de Rio de Janeiro faisaient le tour des rédactions télévisées. Il y a une semaine, c’était le quotidien brésilien O Globo qui relatait le braquage à la mitraillette d’un minibus de touristes allemands et américains débarquant et quittant l’aéroport pour le centre-ville. Au sein même de notre rédaction, un journaliste en vacances cet été avec son épouse se faisait attaquer en plein jour dans les rues de Salvador de Bahia. Les agressions du mois d’octobre sont les dernières en date relayées par les médias mais il semblerait qu’elles ne soient pas isolées. Elles seraient même quotidiennes si l’on en croît Ruben Medina, secrétaire municipal du tourisme dans le district de Rio, qui déclarait dernièrement « la situation devient insupportable. Il ne s’agit pas seulement du tourisme mais de la qualité de vie des habitants de Rio ». Le rejoignant dans ses inquiétudes, les hôteliers de celle que l’on dit être l’une des plus belles villes du monde, estiment que les dommages provoqués par de tels actes sont « irréparables » pour l’image de la destination qui mène actuellement une campagne pour favoriser le tourisme. « Prendre des précautions quand on se rend au Brésil paraît une évidence. Les gens y sont pauvres, souvent sans emploi, et les tenter en se promenant avec une caméra vidéo ou des bijoux est tout simplement stupide. Nous briefons nos clients avant le départ et aucun n’a subi de désagrément », déclare Didier Sieradzki, codirecteur de Dima Tours qui ajoute : « Je crois cependant qu’il faut prendre du recul vis-à-vis de tout ca mais sans pour autant ignorer la réalité. » Grande spécialiste de l’Amérique du Sud, Danièle Vacher de Jetset/Equinoxiales rappelle que ces problèmes de délinquance urbaine existent aussi à Caracas, Bogota, Santiago, Lima et même depuis peu à Buenos Aires. » Chez Voyageurs du Monde, Marie-Paule Frka du service technique Amérique du Sud confirme que le CA Brésil n’a pas baissé pour autant. « C’est dommage tout de même pour ce pays qui, depuis des années, fait des efforts énormes en matière de sécurité. »

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