La carte du Quai d’Orsay reste la seule référence des professionnels du voyage

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Dans un communiqué intitulé « Sécurité des voyageurs : le ministère des Affaires étrangères ne doit pas céder à l’emballement médiatique », les Entreprises du Voyage rappellent que « la tragique prise en otage et libération, au nord du Bénin et au Burkina Faso, de deux touristes français, doivent inciter les voyageurs à consulter le site conseils aux voyageurs du ministère des Affaires étrangères et à s’inscrire sur la plateforme Ariane ».

 

Le syndicat rappelle que « les professionnels du voyage se réfèrent au site du ministère des Affaires étrangères pour organiser et adapter leurs programmes de voyages. Ils sont tenus, de par la loi, à une obligation d’information et à un niveau de responsabilité très élevé (de plein droit) en cas de dommage subi au cours du voyage ». Ils doivent prendre conseil auprès « d’un professionnel immatriculé et à ne pas se satisfaire des avis et recommandations de plateformes type Tripadvisor dont la responsabilité n’est pas engagée pour les voyages qu’elles promeuvent ».

EdV souligne au passage « la qualité du travail, plutôt pointilleux et documenté, de la cellule Conseils aux voyageurs ». Mais le syndicat se dit « défavorable à une large extension des zones rouges et oranges » qui découlerait « d’une sur-réaction à la suite d’un évènement dramatique » car elle « ferait perdre leur pertinence aux mises en garde du ministère des Affaires étrangères… ».

 

Dans le cas des otages du Bénin, les Entreprises du Voyage précisent que « les voyageurs potentiels étaient avertis des risques d’enlèvement et du caractère « formellement déconseillé » « ou déconseillé sauf raison impérative » de la zone frontalière du parc du Pendjari ». Jean-Pierre Mas, président des EdV, ajoute qu’avant la mise à jour du site le 10 mai dernier, il était bien précisé sur le site du MAE dans la partie « Bénin » que la frontière avec le Burkina Faso est dangereuse en raison des risques terroristes et de prises d’otages. Et comme les terroristes n’arrêtent malheureusement pas leur action à la limite de la zone délimitée par le Quai d’Orsay, mieux vaut rester prudent…

Publié par Nicolas Barbéry

Rédacteur en chef - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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