La grippe du poulet n’effraie pas les professionnels asiatiques

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Plus de 1 700 responsables du secteur sont actuellement réunis au Laos.
L’Asean, le Japon, la Chine et la Corée du Sud vont réunir leurs ministres.
En 2003, le Sras aurait coûté 30 milliards de dollars au tourisme asiatique.
Les professionnels asiatiques du tourisme sont inquiets, mais sont loin de céder à la panique. C’est du moins ce que semblent dire quelques-uns des 1 700 responsables gouvernementaux, experts et représentants d’entreprises spécialisées réunis depuis vendredi (et pour une semaine), à Ventiane (Laos) dans le cadre de l’Asean Tourism Forum. Ce, pour réfléchir à la façon de développer le tourisme dans la région. Demain mercredi, les ministres du Tourisme des 10 pays de l’Asean, plus ceux de la Chine, du Japon et de la Corée du Sud, se rencontreront, avant l’ouverture d’un salon professionnel devant durer 3 jours. D’après les professionnels locaux, le secteur semble bien résister à l’épizootie de grippe aviaire qui touche une dizaine de pays asiatiques. D’après Don Birch, directeur d’Abacus, l’une des plus grandes agences de réservation d’Asie, pour le moment « rien ne suggère une différence dans les tendances de réservation ». Pour lui, « l’objectif est de ne pas réagir de façon excessive, de ne pas être irrationnel comme nous l’avons été avec le Sras ». Pour mémoire, le Sras (Syndrome respiratoire aigu sévère), qui avait touché près de 8 000 personnes en 2003 (dont 800 ont décédé), avait détruit 7 millions d’emplois et provoqué la perte d’au moins 30 milliards de dollars. Toutefois, le tableau n’est pas forcément idyllique. Ainsi, si Scott Blum, directeur de Zuji, important portail Internet de voyages, basé à Singapour explique qu' »il n’y a aucun impact négatif sur le nombre de sièges d’avion réservé sur nos sites », il précise tout de même qu’il y a des « modifications géographiques » dans les réservations, « avec une chute de 20 % des recherches en ligne concernant les vols entre Singapour et la Thaïlande ». Reste que pour Ken Scott, porte-parole de la Pata, « la grosse différence avec le Sras est qu’aucune transmission d’humain à humain n’a été détectée ».

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