La Martinique espère 1,2 million de touristes dans huit ans

Destination

La présidente du CMT admet que la politique touristique n’est plus adaptée.
Le CMT veut valoriser les séjours thématiques et communiquer plus souvent.
Si la fréquentation frémit de nouveau, les ventes TO ne sont pas au rendez-vous.
Pour le CMT, c’est un nouveau départ. Après neuf mois d’existence, le Comité martiniquais du tourisme commence à se trouver. « Il reste encore quelques ajustements à faire mais nous pouvons désormais travailler à restaurer notre image et engager des actions cohérentes », explique Madeleine de Grandmaison, première présidente d’un comité qui est le résultat d’une fusion entre l’office départemental du tourisme martiniquais (ODTM) et l’agence régionale du développement touristique de Martinique (ARDTM). Une nouvelle stratégie est donc à inventer. « Nous devons rendre la Martinique plus attractive. Il faut revoir notre conception du tourisme car la clientèle a changé, alors que notre offre n’a pas évolué avec une infrastructure vieillissante. » Outre l’objectif quantitatif de parvenir à 1,2 million de visiteurs dans 8 ans et d’une recette touristique équivalant à 15 % du PIB contre 8 % actuellement, le CMT a l’ambition de diversifier son offre thématique et de la valoriser en communiquant plus et mieux. « Notre travail consiste à intégrer des nouveaux produits, structurer l’offre, mettre en valeur les niches comme le nautisme, la plongée, la nature, le patrimoine, la culture, la gastronomie. » Le renouveau semble déjà en cours avec le développement de la filière golf, la création de l’hôtel haut de gamme Cap Est, la réhabilitation du Club Med et le développement du all inclusive qui trouve son public. Mais il reste encore beaucoup à faire. « La Martinique connaît actuellement une hausse de 1 % à 2 % de sa fréquentation », remarque Pascal Reine-Adélaïde, directeur du CMT zone Europe. « En revanche, elle ne se répercute pas sur l’offre TO, au contraire. De plus en plus de voyagistes allègent leur programmation, particulièrement les généralistes qui savent se reporter ailleurs en cas de difficultés. » A la représentation parisienne du CMT, on reconnaît toute la difficulté d’adapter une offre touristique qui subit de plein fouet la concurrence de la République dominicaine et de Cuba, bénéficiaires de gros engagements. « De plus, la multiplication des solutions aériennes pousse les clients à passer en direct, au détriment des agences. »

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