La Martinique met le cap sur le service

Destination

La nouvelle direction du Comité martiniquais du tourisme (CMT) veut renforcer l’effort sur le service. Vis-à-vis des croisiéristes et des touristes anglophones, l’enjeu est réel. En termes d’hébergement, l’île veut jouer la carte des petites structures.

 

Après une année 2015 en croissance de 11% avec 790.000 pax accueillis, l’île française s’attend à une année 2016 stable. Tout du moins pour ce qui concerne les quelque 380.000 croisiéristes. Cette année, la Martinique compte en effet moins d’escales, notamment américaines. L’engouement pour Cuba a conduit les compagnies US à faire des choix. Et puis, en termes de satisfaction, nous avons « fait moins bien auprès des visiteurs américains qu’européens » reconnaît Karine Mousseau, la nouvelle présidente du CMT.

 

Négociations avec les réceptifs
Plusieurs points sont décisifs. Déjà l’accueil dans les boutiques dont l’horaire ne coïncide pas toujours avec l’arrivée des bateaux. Travail le dimanche, ouverture des commerces après 17h, acceptation du dollar américain pour les transactions paraissent indispensables.

Ensuite, seul un tiers des passagers qui descendent en escale partent en excusrion. « Ce n’est pas assez, nous devons arriver à augmenter les revenus en provenance des croisiéristes » explique Joëlle Désir, nouvelle directrice générale du CMT.

Circulation et accueil
Des négociations sont prévues avec la municipalité de Fort-de-France et les agences réceptives.  Et pour faciliter l’accès, le TCSP (transport collectif reliant l’aéroport, le port et le centre-ville) devrait être mis en service « en janvier 2017 » assure la présidente.

Pour ce qui est de l’accueil des clients anglophones, l’effort de formation des personnels hôteliers, commerçants, chauffeurs de taxis, etc.  va être poursuivi. Aux Américains de la côte Est drainés par le vol Norwegian vont s’ajouter des clients allemands en novembre 2016. A cette période Condor proposera un nouveau vo,l direct depuis Francfort..

Autre axe de croissance, le séjour combiné à la croisière. La nouvelle direction du CMT voudrait obtenir des opérateurs  davantage de souplesse, sachant qu’en saison l’offre aérienne le permettrait. C’est le président du Snav local qui est chargé de les convaincre.

Des adresses cocooning
En termes d’hébergement, le service est d’autant plus important dans les structures récentes. Souvent 4* et de taille réduite (moins de 100 chambres) , ces hôtels (La Pagerie, Simon, French Coco), et villas (Sud Villas) procurent une ‘ambiance familiale, de cocooning où le vacancier se plaît et veut revenir’. « Ce sont ses petites structures de qualité que nous voulons développer » explique Karine Demousseau. Même chose pour les meublés qui représentent 33% des séjours.

La rénovation du parc hôtelier existant va aussi jouer, sans oublier les ‘ré)ouvertures comme le Karibea qui propose désormais moins de lits. ‘La dynamique hôtelière repart’ affirme convaincue la présidente. Et d’indiquer avoir sur son bureau plusieurs dossiers de création/ reprise. « Les investisseurs sont également là » assure-t-elle..

Publié par Myriam Abergel

Journaliste - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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