La Réunion veut communiquer plus sur ses « ambiances de territoire »

Destination
Christian Loga, vice-président de l'IRT, Morgane Lebon Miss Réunion, Susan Soba, nouvelle directrice générale de l'IRT et Sarah Lhéritier, responsable marketing.

La Réunion va insister sur la promotion digitale de la destination. Le tourisme expérientiel est depuis deux ans un axe stratégique du tourisme réunionnais. A l’IFTM-Top Resa, Susan Soba, la nouvelle directrice de l’IRT (l’office du tourisme de la Réunion) a évoqué l’ouverture à d’autres marchés.

 

L’enjeu pour la Réunion: élargir sa clientèle touristique. 85% des touristes proviennent de la métropole. Les marchés étrangers? D’abord les Allemands -même si le mouvement des Gilets jaunes l’hiver dernier les a un peu refroidis- et puis les Mauriciens voisins.  L’île française aimerait attirer davantage encore les touristes de la région, les Sud-Africains et les résidents des îles Vanille, mais aussi la Chine, bien sûr.

 

Susan Soba, nommée directrice générale de l’Ile de la Réunion Tourisme (IRT, l’office de tourisme) en août dernier, rêve de « diversifier les marchés touristiques ». Elle voudrait aussi « aller chercher (les touristes) plus loin sur le territoire français » a-t-elle expliqué sur le salon IFTM Top Resa. Oui mais, la Réunion est un Drom, et le trafic aérien est réglementé par Paris. « Il faut travailler avec les autorités et avec les compagnies aériennes » indique-t-elle.

 

Aujourd’hui, Air Austral opère, en plus de ses liaisons sur la métropole, des vols directs depuis  St-Denis vers les pays de  la région (Madagascar, Maurice, Seychelles, Mayotte) et au-delà (Inde, Thaïlande, Afrique du Sud). Mais les autres transporteurs (Air France, Corsair, French Bee et la défunte XL Airways) ne font que métropole/ Réunion. La DG voudrait bien commencer par une desserte directe avec l’Allemagne ou donner plus d’opportunités à l’aéroport réunionnais de Pierrefonds…

 

Pour élargir la clientèle de la Réunion, l’IRT veut valoriser le contraste de son territoire. « Les cirques, le volcan, l’océan constituent le cadre pour un tourisme expérientiel que nous avons développé depuis deux ans » explique la DG. Désormais, l’île veut communiquer sur ses « ambiances de territoire ». 7 territoires sont identifiés: le Nord, la côte Ouest, les Cirques, le Volcan, le Sud, la côte Est et les Hauts. Autant d’endroits pour composer un voyage sur mesure.

 

L’IRT souhaite donner envie en s’appuyant sur le  digital, via son site Web et des influenceurs. D’autres outils sont en projet. L’idée? Segmenter plus finement son approche clientèle autour de différents profils de voyageurs loisirs. Une stratégie qui permettra à l’IRT de mieux pouvoir évaluer son ROI, le tourisme de l’ïle devant travailler sur les indicateurs de performance.

 

La Réunion a accueilli 534.000 touristes en 2018 et 40.000 croisiéristes. « Cela fait 5 ans de croissance continue », souligne Susan Soba rappelant les 405.000 touristes de 2014. Pour 2019, le mouvement des Gilets jaunes notamment a changé un peu la donne. Sur le premier semestre avec 234.000 touristes, le tourisme réunionnais est en baisse de 3%. En revanche, les croisiéristes -« un segment sur lequel on vise la stabilité » glisse la DG- ont déjà atteint le chiffre de 50.000. La Réunion est programmée par Costa, MSC et Aida.

Publié par Myriam Abergel

Journaliste - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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