Le gouvernement débloque 15 millions d’euros pour la sécurité des touristes

Destination

La sécurité avant tout, Manuel Valls a annoncé lundi une batterie de mesures et une enveloppe de plusieurs dizaines de millions d'euros pour défendre le tourisme, un secteur plombé par les attentats et des braquages comme celui de la célébrité Kim Kardashian. Dans le même temps, la ville de Paris a voté son propre plan de développement touristique…
 

"Il faut le dire clairement: avec les attentats qui ont frappé notre pays en 2015, avec les grèves, les manifestations, les violences, les agressions ciblant notamment les touristes asiatiques, le tourisme en France traverse une passe difficile", reconnaît-on à Matignon.

Conférence annulée. Au terme d'une réunion en début de soirée avec plusieurs ministres concernés dont Jean-Marc Ayrault (Affaires étrangères), le Premier ministre a officialisé – en se contentant finalement d'un communiqué au lieu d'une conférence de presse – un plan doté d'environ 42 millions d'euros.

15 millions pour la sécurité. Le principal volet (15 millions d'euros), concerne la sécurité des touristes, essentiellement en région parisienne. Concrètement, il est ainsi prévu d'équiper plusieurs zones touristiques en caméras de surveillance, notamment dans des secteurs entachés récemment par des braquages (tunnel du Landy, hôtels de la périphérie parisienne…).

Sites culturels. Neuf millions d'euros iront au renforcement de la sécurité des 30 sites culturels les plus fréquentés (Louvre, Musée d'Orsay, Versailles, Arc de Triomphe…), dont la fréquentation est en nette baisse, ainsi qu'aux festivals. Parmi les autres mesures: une trentaine de fourgons commandés afin de permettre à des victimes étrangères de porter plainte sans avoir à se rendre dans un commissariat.

Et quelque 80 bornes Parafe (passage accéléré par passeport biométrique) supplémentaires installées à Roissy et Orly pour désengorger les files d'attentes.

Un plan pour Paris. Dans le même temps, la ville de Paris a voté lundi "le premier schéma de développement touristique de l'histoire de la capitale", composé de 59 mesures concrètes qui seront mises en oeuvre d'ici 2022. Aménager un grand espace d'accueil au pied de la Tour Eiffel, créer une "Villa Médicis" de la gastronomie, faire émerger des nouveaux quartiers à découvrir, promouvoir le tourisme gay ou le tourisme du "savoir-faire" artisanal sont quelques-uns des projets de ce plan pour accueillir "plus et mieux" les touristes.

Promotion. La ville a par ailleurs voté une enveloppe de 2 millions d'euros pour cofinancer un plan de relance de la destination Paris avec l'Etat et la région Ile-de-France, afin d'apporter "une réponse immédiate face à la baisse de la fréquentation depuis les attentats". Celle-ci est évaluée de janvier à octobre 2016 à 11%.

"La mendicité est partout". L'opposition de droite a pointé une "routine qui ne tient pas compte des circonstances exceptionnelles", selon Eric Azière, président du groupe UDI-MoDem. Selon lui, la "situation est beaucoup plus grave. Le gouvernement réagit, c'était à la mairie de Paris de le faire". L'élu parisien a pointé l'insécurité, les touristes chinois "qui se font braquer" et le métro parisien "véritable repoussoir à touristes", sale, pollué et où "la mendicité est partout".

"SIR, Saleté, Insécurité, Roms". Pierre Lellouche (Les Républicains) a pour sa part dénoncé ce qu'il appelle le "SIR, Saleté, Insécurité, Roms", rappelant les braquages de bijouterie, le vol dont a été victime la starlette américaine Kim Kardashian, une ville "dégueulasse" et la mendicité des Roms "dont la Ville ne s'occupe pas".

Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir les dernières infos par E-mail.
Réagir à l'article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *