Le tourisme israélien à nouveau à l’épreuve de la guerre

Destination

Coup dur pour le tourisme israélien. La profession espérait battre cette année un record historique de fréquentation, avec une prévision de croissance de 10% par rapport à 2013 qui s’est soldée par un afflux de 2,96 millions de visiteurs. Mais le lancement de l’opération militaire "Bordure protectrice", initiée le 8 juillet par l’armée israélienne dans la Bande de Gaza en réponse aux tirs de roquettes lancés par le Hamas sur plusieurs grandes villes de l’Etat hébreu, a fait voler ce scénario en éclat. D’autant que l’issue de cette nouvelle passe d’armes avec le mouvement islamiste, qui survient moins de deux ans après l’opération "Pilier de défense" en novembre 2012, reste encore incertaine. Car si le cabinet de sécurité israélien a approuvé ce matin une proposition égyptienne de cessez-le-feu, le Hamas continue de rejeter toute trêve.
En attendant, le tourisme israélien mesure déjà l’ampleur des dégâts. A en croire le directeur de l’association israélienne du tourisme et du voyage, Yossi Fattal, près de 25% des touristes qui ont entendu la sirène d’alerte retentir – ou les interceptions de roquettes par le système anti-missiles "Dôme de fer" – dans les villes du sud ou du centre du territoire israélien, auraient quitté le pays. Le directeur de l’association israélienne du tourisme entrant, Shmuel Maron, a toutefois observé que la plupart des vacanciers se sont rabattus sur des excursions dans le Nord de l’Etat hébreu, resté à l’abri des tirs de roquette.
De son côté l’association des hôteliers israéliens a indiqué ce week-end que 30 à 40% des touristes étrangers ont écourté leurs séjours dans les établissements de Tel-Aviv, tandis qu’un tiers ont annulé leurs réservations pour les mois à venir dans les hôtels de Jérusalem et de Tibériade. De fait, comme le précise Eli Ziv, le directeur de l’association hôtelière de Tel-Aviv "il faut généralement attendre six mois après la fin des hostilités pour que la fréquentation des visiteurs étrangers revienne à la normale".
Le 9 juillet, le Seto, après consultation des principaux tour-opérateurs programmant la destination, a recommandé aux voyagistes de reporter sans frais les séjours de leurs clients en Israël ou de les échanger contre une autre destination. Dans la foulée, le plus grand tour tour-opérateur allemand TUI a annoncé avoir annulé tous ses circuits dans le pays jusqu’au 31 juillet inclus. Depuis Paris, l’office du tourisme israélien a tenté de minimiser l’impact des évènements sur la destination, rappelant que la haute saison pour se rendre en Israël se "situe surtout à partir de septembre-décembre, puis à partir de février". 

Publié par Nathalie Hamou
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Vos réactions

  1. Même dans cette situation, il faut y aller, pour se rendre compte que la vie suit son cours, qu’on peut aller à la plage, manger des glaces ou un bon repas, etc… Si il est un pays d’exception qu’il faut decouvrir ou y retourner souvent pour voir ses transformations, c’est bien Israel.

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