Les destinations d’Amérique latine veulent prendre l’aspiration du Brésil

L’image de certains pays de la zone est en train de changer ; ils attirent de plus en plus de touristes.
Les voyagistes ont surtout investi au Brésil comme Fram et Marsans et poursuivront leurs efforts
Les autres pays restent difficiles d’accès, notamment par manque de capacité aérienne à prix abordables.
Cet été, la langue de Molière était à la mode autour de la Plaza de Armas de Cuzco au Pérou. De nombreux Français avaient choisi l’ancienne capitale inca pour passer des vacances loin du pays. L’Amérique latine semble enfin agir comme un aimant touristique ce qui n’était pas le cas jusqu’à présent. « La situation dans certains pays s’est bien améliorée économiquement, note Luis Ferrera, directeur général de la Maison des Amériques. Le Mexique ou le Brésil sont vus comme des pays crédibles financièrement. Ils ont acquis une importance mondiale et disposent d’une offre touristique très riche. » Le Brésil, c’est d’ailleurs la vedette de l’été sur ce continent. « Pour la première année d’exploitation, on peut dire que ce pays a fait le plein », s’enthousiasme Richard Soubielle, directeur de la production de Fram. « Notre objectif était de 800 pax et nous en atteindrons 1 200 fin 2004. » Le TO programmait un circuit  » traditionnel incluant notre valeur ajoutée avec des visites culturelles et de l’animation ». L’an prochain, Fram reconduit sa production, mais prévoit un retour depuis Sao Paulo, au lieu de Rio dans la mouture actuelle. Le Brésil a également fait le bonheur de Marsans cette année. « Le succès du vol charter mis en place depuis novembre est tel que nous l’avons prolongé, au printemps, d’un mois de plus que prévu », assure Bruno Gallois, directeur général de Marsans-Transtours. « L’an prochain, nous envisageons d’augmenter la capacité du vol hebdomadaire affrété par Marsans et nous ouvrirons peut-être une nouvelle destination au Brésil », déclare-t-il. Chez NF, on constate « un très bon développement et une bonne activité des groupes sur ce pays ». Pour autant, la bonne santé du Brésil, voire de l’Argentine selon certains TO, contraste avec la morosité observée au Pérou (sauf chez NF voir ci-contre) et le faible volume général d’activité sur cette zone. « Ceux qui parlent d’explosion de l’Amérique latine font une aimable plaisanterie », ironise Bruno Gallois. « Il reste difficile d’avoir une logique industrielle sur les pays d’Amérique latine », confirme Floréal Gavalda, directeur de la production de Kuoni. « Il y a un problème structurel d’offre aérienne », poursuit Luis Ferrara; « Sur le Pérou, les prix en haute saison sont pratiquement inabordables. De plus, vu l’étendue des territoires, il est impératif d’effectuer des vols intérieurs, parfois coûteux. » Les pays d’Amérique latine restent donc, pour la plupart d’entre eux difficile d’accès, mais parviennent finalement à capitaliser sur le report, faible, mais constaté par les spécialistes, opéré par les clients après l’épidémie du Sras qui les avait détournés de l’Asie.

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