Les États-Unis ont un projet de frontière virtuelle

Destination

Mise en réseau des bases de données.
Identification en temps réel.
US-Visit, tel est le nom de code du projet que le gouvernement américain s’apprêterait à lancer, d’après le New York Times, pour à terme contrôler les visiteurs étrangers avant même leur arrivée sur le sol américain. Développé par le Pentagone au lendemain des attaques terroristes du 11 septembre 2001, ce concept aurait pour but de remplacer les frontières physiques du pays par une sorte de frontière virtuelle. Il s’appuierait pour cela sur un réseau réunissant une vingtaine de bases de données fédérales (y compris bancaires) susceptibles de fournir des informations sur les quelque 300 millions de visiteurs étrangers et plus que reçoivent chaque année les États-Unis. Il utiliserait aussi les données biométriques recueillies à l’étranger lors de la demande de visa. Ce système permettrait de procéder à l’un des quelque 300 postes de contrôle des entrées sur le territoire à une identification en temps réel et ferait ainsi du douanier non plus le premier mais le dernier point de défense du pays. Ce projet cependant ne fait pas l’unanimité à Washington où l’on s’inquiète de la protection des libertés individuelles. Il est vrai que cet outil conférerait aux autorités fédérales le pouvoir de repérer tout visiteur sur le territoire national et de vérifier qu’il quitte bien le pays en temps et en heure, conformément aux conditions de son visa. Un contrôle que certains craignent de voir étendu aux citoyens américains eux-mêmes et qui fait donc déjà l’objet de poursuites judiciaires. Les sociétés encore en lice pour l’attribution de ce contrat d’un montant de 15 milliards de dollars sont Computer Sciences, Lockheed Martin et Accenture, ex-Andersen Consulting.

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