Les locations à la montagne l’été, une valeur refuge ?

La crainte de la canicule et des tarifs attractifs ont contribué au succès.
L’été de Lagrange a été en nette progression par rapport à celui de 2003.
Émergence des clientèles de l’Est et baisse des Hollandais et Allemands.
La tendance se généralise. Alors qu’on répète à tout va que la Côte d’Azur n’a pas attiré les foules cet été, affichant des baisses allant jusqu’à 30 %, contrairement à la côte Atlantique qui renoue avec les résultats de 2002, qu’en est-il de la montagne ? Les premiers bilans de fréquentation semblent mitigés. Gérard Brémond, PDG de Pierre & Vacances, faisait part récemment du manque d’intérêt des Français, et de la clientèle en général, pour la montagne l’été : « Beaucoup de touristes n’ont toujours pas le réflexe de choisir la montagne pour leurs vacances, » disait-il alors, ajoutant que « le mois de juillet a particulièrement souffert ». Cette tendance n’est en aucun cas propre à P&V, « juillet est traditionnellement plus creux qu’août », souligne Isabelle Jacques, directrice de la communication d’Eurogroup Vacances. Pour ce spécialiste de la location de résidences haut de gamme, « la surprise a finalement été agréable même si les offices de tourisme se sont beaucoup plaints du manque de visiteurs ». Chez Lagrange, Line Baudu, directrice commerciale, fait part d’un été à la montagne en « très nette progression par rapport à 2003 en termes de fréquentation » et attribue ce phénomène à « la peur d’une nouvelle canicule en région Paca et à des prix séjours très attractifs ». Sans manquer de souligner que les produits de la gamme Prestige ont remporté un « très gros succès car ils offrent en plus d’un hébergement de très grande qualité des prestations complémentaires comme la piscine chauffée, le sauna, hammam, fitness… ». L’émergence des clientèles de l’Est ne semble pas étrangère à cet attrait pour les produits de luxe. Contrairement aux Allemands et aux Hollandais qui n’ont pas répondu présent à l’appel cette année. « L’été a été très mauvais pour les séjours des Hollandais, un marché habituellement porteur. Quant au marché allemand, il a amorcé un recul depuis maintenant 3 années et a confirmé ce recul en termes de volume cet été », conclut Line Baudu.

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