Les Maldives comptent sur les TO pour se relancer

Destination

Mustafa Lufti pousse les touristes français à revenir sur les îles-resorts.
Les TO n’attendent pas une aide qui reste à venir pour agir sur le marché.
Kuoni lance par exemple des promotions jusqu’à 600 euros sur ses séjours.
La relance des Maldives sur le marché français s’organise, doucement. Le ministre du Tourisme de l’archipel Mustafa Lufti, accompagné d’Abdulla Mausoom, directeur du Maldives Tourism Promotion Board, et de Fathimath Afra, représentante pour l’Allemagne, sont passés par Paris, dans le cadre d’une tournée européenne, mise en place pour relancer le tourisme dans leur pays. « L’économie s’est arrêtée dans la mesure où le secteur pèse 70% de l’activité directe et indirecte du pays », constate Mustafa Lufti. « Il faut absolument que les touristes reviennent », poursuit-il. Toutefois, ces déclarations d’intention ont du mal à être suivies de fait. Le gouvernement admet en effet manquer de moyens pour lancer un plan de relance comparable à celui du Sri Lanka: « Nous ne pouvons pas faire la même chose, mais nous renforçons nos liens avec les tour-opérateurs français comme Kuoni ou Nouvelles Frontières », explique le ministre du Tourisme. « Pour le moment, nous comptons surtout sur nous-mêmes », observe Floréal Gavalda, directeur du tour operating de Kuoni France. Le TO, sentant une reprise de la destination avec une cinquantaine de commandes par semaine contre 180 à la même époque de l’an dernier, a décidé de répercuter les efforts consentis par les hôteliers sur place sur le prix de vente. Ainsi la quinzaine d’hôtels rouverts sur les 19 initialement programmés font l’objet de réductions allant jusqu’à 600 euros. Le Meerufenfushi 3* est à partir de 850 euros, le Laguna Beach 4* est proposé avec une réduction jusqu’à 390 euros et le Kanuhura 5* jusqu’à 590 euros. « Une fois ces produits mis en place, le gouvernement maldivien étudiera les partenariats avec les TO », note le directeur du tour operating. « Mais c’est maintenant que la destination a besoin d’un soutien et d’un plan de communication précis. » Or exception faite de bandeaux Internet et d’éductours prévus par le Tourism Board des Maldives, tout reste à faire sur le marché français.

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