Philadelphie : un rêve américain bercé d’histoire et nourri d’art

Destination

Autoproclamée « exception culturelle américaine », Philadelphie, l’un des foyers historiques les plus importants des États-Unis, apparaît intimement liée à la France. Misant sur sa gastronomie et sur ses attractions artistiques, « la cité de l’amour fraternel » poursuit son travail de séduction. Visite guidée.
L’architecture des villes est sensible. On sait à quel point le surgissement de constructions nouvelles peut rompre une harmonie urbaine ; combien leur modernité » peut altérer un dessin d’ensemble. En bref, combien le fil d’une ville est fragile. Philadelphie, située en Pennsylvanie à 160 km de la côte Atlantique, réussit là où beaucoup ont échoué. Elle est en effet parvenue à marier les styles, à conserver son héritage tout en se développant, à juxtaposer les époques entre elles comme s’il n’y avait jamais eu de rupture esthétique. Or il y en eut. Il suffit de se promener dans le quartier affairiste de Downtown pour mesurer les sauts architecturaux que lesdites époques ont connus. La brique rouge de style géorgien (dont certaines bâtissent datent du XVIIIe siècle) voisine le granit d’un bâtiment d’inspiration médiévale (l’un des plus beaux temples francs-maçons) et le style Renaissance d’une cathédrale, le tout étant surplombé d’un bouquet de gratte-ciel de verre… Car à l’image de son architecture composite, Philadelphie est d’abord une ville d’histoire, dont les premières pages auront d’abord concerné celle du pays. Et tout bon citoyen américain se doit de la connaître par cœur pour la raison essentielle qu’elle est le berceau de la déclaration d’indépendance des États-Unis, proclamée le 4 juillet 1776 et de la constitution (toujours en vigueur à quelques amendements près), l’année suivante. Ici se trouvent réunis les symboles de la liberté, les plus respectés du pays : Independance Hall et Liberty Bell (cloche de la liberté). On vient de partout pour les voir. William Penn, le fondateur de la ville (1682), rêvait d’en faire un modèle de rêve américain. De là son surnom de « cité de l’amour fraternel ». Ce chef de la communauté quaker (mouvement religieux protestant), fraîchement débarqué d’Angleterre, nourrissait en effet pour elle une ambition qui frisait l’utopie. « Phillie », comme ses habitants l’appellent parfois, tiendra d’ailleurs le rôle de capitale dix années durant (1790-1800), pendant que Washington DC était en travaux. Aujourd’hui encore, la ville continue de tenir le flambeau d’une Amérique prospère (surtout depuis sa renaissance amorcée à la fin des années 1980). Philadelphie constitue ainsi une très belle scène urbaine, qui ne cesse de séduire les touristes français. Les chiffres sont là pour le prouver : 29 482 visiteurs en 2000 pour 37 318 en 2003, soit une augmentation de 21 %. « C’est parce que les Français ont ici de quoi satisfaire leur curiosité et leur passion pour l’art, un art qui plus est souvent rattaché à la France », affirme Ellen Kornfield, responsable de la communication de l’office de tourisme de la ville. La fondation Barnes possède en effet l’une des plus riches collections d’art impressionniste du monde, quand le musée Rodin, propose la plus importante collection du sculpteur hors de France. Les relations avec la France ne manquent guère, preuve en est encore la très belle exposition sur « Monet et la Mer » qui vient de s’achever au Philadephia Museum of Art (l’équivalent du Louvres ici). Une France, représentée en outre par des chefs, à la fois côté gastronomique (Georges Perrier dirige le très chic restaurant Le Bec fin), et côté musical (Christoph Eschenbach a pris la tête du célèbre orchestre philharmonique). Tout en étant une ville importante (cinquième des États-Unis), Philadelphie n’en reste pas moins une cité à dimension humaine où il fait bon se promener. Son cœur historique composé d’une douzaine de blocs est en effet suffisamment compact pour qu’il soit possible de le parcourir sans mal à pied. Un détour dans le quartier de Hold City, où fleurissent depuis une petite dizaine d’années galeries et bonnes tables, convainc – s’il en est encore besoin – que Philadelphie ne manque vraiment pas d’atouts…
US Airways, compagnie spécialiste de la destination
Avec une flotte composée de 280 appareils (Boeing 767, 737-300 et 400 ainsi que des Airbus A319, A320, A321 et A330-300), la compagnie aérienne US Airways propose 2 vols quotidiens non-stop au départ de Paris Charles-de-Gaulle vers son hub de Philadelphie. Elle assure des correspondances vers plus de 200 destinations aux États-Unis, au Canada, vers les Caraïbes et l’Amérique centrale (Belize, Grenade, Punta Cana, St Kitts et les îles Turks et Caicos pour ne citer que les plus récentes). En Europe, la compagnie dessert 10 escales : Paris, Londres, Manchester, Francfort, Munich, Amsterdam, Rome, Madrid, Dublin et Shannon. Notons par ailleurs que US Airways est membre à part entière de Star Alliance depuis le 4 mai 2004.
Horaires des vols au départ de Paris (Roissy 1, porte 10) du 2 mai au 30 octobre 2004)
Paris – Philadelphie US 49 11 h 10 – 13 h 45
Philadelphie – Paris US 48 18 h 05 – 7 h 40 (+ 1)
Paris – Philadelphie US 27 13 h 40 – 16 h 15
Philadelphie – Paris US 26 20 h 35 – 10 h 10 (+ 1)
La Fondation du docteur Albert C. Barnes
Ce richissime pharmacien (1872-1951) aura voué une incroyable passion à la peinture européenne, française en particulier. Grand connaisseur des ateliers parisiens, le docteur Barnes a rassemblé une exceptionnelle collection impressionniste : pas moins de 181 Renoir et 69 Cézanne, une soixantaine de Matisse, sans oublier des chefs-d’œuvre signés Picasso, Soutine, Manet, Modigliani, Degas, Monet, Van Gogh, Rousseau…On peut ainsi les admirer dans sa villa (de 23 pièces) située dans la verte et paisible banlieue de Merion. Nul doute qu’ajouter la visite de la Fondation Barnes à un circuit augmente indéniablement l’intérêt pour la ville. The Barnes Foundation : 300 North Latch’s Lane
Merion, Pennsylvanie 19066. Plus d’info sur : www.barnesfoundation.org.

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