Pour l’OMS, les voyages en Chine ne présentent aucun risque

Destination

Des agences de voyages de la capitale annulent des séjours au Guangdong.
En partie à cause du Sras, 2003 restera une année noire pour le tourisme.
Les Français enregistrent la plus forte baisse des départs vers la Chine.
Des agences de voyages de Pékin ont annulé des séjours dans le Guangdong à cause de la résurgence du Syndrome respiratoire aigu sévère (Sras) dans cette province de la Chine. Un cas confirmé et deux cas suspects de Sras se sont en effet déclarés dans la région de Canton (sud) depuis la mi-décembre. Le cas confirmé est guéri et les deux autres sont toujours hospitalisés, mais aucun n’aurait transmis le virus à son entourage. La source de contamination de ces trois cas n’a toutefois toujours pas été établie. D’ordinaire, le Guangdong, qui bénéficie d’un climat doux en hiver, est une destination pour de nombreux touristes chinois pendant la semaine de vacances qui suit l’avènement du nouvel an lunaire, lequel tombe cette année le 22 janvier. Les autorités sanitaires et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont déclaré récemment qu’il n’y avait pas pour l’instant de risque à voyager dans la région. Le Sras est d’ailleurs à l’origine d’une année catastrophique pour le tourisme en Chine en 2003, première année de croissance négative depuis les années 1990. Au total, les revenus du secteur se sont inscrits l’année dernière en baisse de 12,4 % par rapport à 2002. Les arrivées de touristes étrangers ont diminué de 15,9 % à 11,3 millions, alors que les Chinois ont effectué à l’intérieur de leur pays un total de 870 millions de voyages, soit 0,9 % de moins qu’en 2002. En novembre 2003, le nombre d’arrivées d’étrangers était toujours inférieur de 3,3 % à celui de novembre 2002. Sur les onze premiers mois de l’année, ce sont les Français qui enregistrent la plus forte diminution, avec 32,65 % d’arrivées en moins, contre 28,7 % de baisse pour les Américains, 24,4 % pour les Japonais, 23,7 % pour les Allemands, 17,75 % pour les Britanniques. Le tourisme s’était complètement arrêté durant un peu plus de deux mois en Chine après la révélation de plusieurs centaines de cas de Sras à Pékin, le 20 avril dernier. Il avait fallu attendre le 9 juillet pour que les voyages entre provinces chinoises puissent reprendre.

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