Prague : les TO français craignent une stagnation

Destination

Bonne année selon les statistiques.
Très moyenne selon les TO français.
Le nombre de touristes en République Tchèque au cours des neuf premiers mois de 2003 a progressé de 3,7 % par rapport à la même période de 2002, à 5,069 millions, selon un rapport de l’agence gouvernementale Czech Tourism. Il s’agit de la première hausse en rythme annuel du nombre de touristes étrangers enregistrée depuis 4 ans. Les Français ont été 172 000 à venir dans ce pays, loin derrière les Allemands (1,353 million) première nation visiteuse. Selon l’OT tchèque à Paris, la hausse du nombre de Français pourrait atteindre 9 % sur l’année par rapport à 2002. Pourtant, à l’exception notable de Am’Slav ou de Cedok qui revendique une hausse de 20 % de sa clientèle, les TO spécialistes ne sont pas très optimistes. “La République Tchèque est une destination qui souffre d’une nouvelle concurrence, comme la Pologne ou la Croatie”, déclarent-ils. “La période des réveillons a marqué le pas par rapport à d’autres destinations d’Europe centrale”, analyse par exemple Sylvie Nahon, directrice de la production du groupe Pauli. “Avant, Prague marchait tout seul et les autorités du tourisme tchèque se sont contentées d’un effort minimal sur la France”, constate Vaclav Krames, patron de Slav’Tours. OK International tourisme voit ses ventes plafonner. Look avait déjà supprimé son vol charter hebdo sur Prague en milieu d’année 2003 et ne veut pas retenter l’expérience. Les autres TO y réfléchissent d’ailleurs à deux fois avant de s’engager sur des affrètements. Bref, une année blanche, même pour les TO offensifs sur les prix comme Tour Indicom. Malgré tout, certains s’en sortent bien et voient leurs ventes progresser comme Am’Slav. Devant les bonnes prévisions, le TO va intensifier son programme charter cet été et affrète seul un avion CSA Travel Services par semaine à partir d’avril. L’Ascension donne quelques espérances chez Républic Tours qui affrète un charter pour ce week-end-là tandis que Sept et Demi estime que la destination n’est pas encore saturée. Il y aurait donc des raisons d’espérer.

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