Qui peut se vanter de connaître la Chine ?

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Bien sûr les circuits principaux sont suffisamment célèbres pour enrichir les catalogues des TO et accompagner les suggestions de voyages des agences.  Mais bien d’autres circuits sauront ravir les voyageurs en quête s’insolite, d’authenticité, d’histoire et de paysage de saisissante beauté. I-tourisme, en partenariat avec l’office de tourisme de Chine en France et le Quotidien du Tourisme vous en donne un aperçu.

1. Les circuits principaux

– L’essentiel de la Chine

Cet itinéraire vous offre un périple dense et contrasté à la découverte du monde chinois d’hier et d’aujourd’hui. Il vous emmènera de Pékin l’impériale et son passé grandiose, jusqu’à la trépidante Hong Kong, point de rencontre entre l’Occident et l’Orient.

En chemin, vous découvrirez Pingyao, la citadelle d’un autre temps, Xi’an et ses prestigieux vestiges, Shanghai à l’énergie électrisante, l’indolente Suzhou, ville des lettrés, Guilin et Yangshuo dans leur écrin de pics karstiques et de rizières en terrasses, sans oublier Guangzhou la cosmopolite.

Ces étapes au cœur des sites les plus emblématiques, du Nord au Sud, seront votre sésame pour appréhender un pays-continent en mutation permanente, à l’histoire plusieurs fois millénaire.

 

Pékin : Jours 1 & 2

Découverte des sites incontournables de la capitale : Cité interdite, Parc Jing Shan, Place Tian’an men, Temple du ciel, Palais d’Eté… Balade à pied dans les hutong, ruelles caractéristiques du vieux Pékin. Excursion en périphérie de la ville jusqu’aux tombeaux des Ming et à la Grande Muraille.

 

Pingyao : Jour 3

Promenade dans les rues de cette ancienne cité financière à l’architecture chinoise traditionnelle préservée. Découverte de l’un des rares remparts Ming encore intacts, du Richenchang, vaste musée dédié aux débuts de la banque, et de la Tour de la Cloche.

 

Xi’an : Jours 4 & 5

Découverte des nombreux sites de l’ancienne capitale impériale, à commencer par l’armée des soldats de terre cuite de Qin Shi Huang, premier empereur de Chine. Visite du musée de l’Histoire du Shaanxi, des Pagodes de l’Oie sauvage, des remparts, des tours du Tambour et de la Cloche, ou encore de la grande Mosquée fondée au VIIIe siècle. En périphérie, ascension du Hua shan, mont sacré taoïste.

 

Shanghai : Jours 6 & 7

Promenade sur le Bund et dans la rue Nanjing, puis dans l’ancienne concession française et le parc Fuxing. Visite du célèbre musée de Shanghai et du temple du Bouddha de jade. Flânerie dans la vieille ville, le jardin Yu et son bazar avec une pause à la maison de thé Hu Xin Ting. Sur l’autre rive, promenade dans le Pudong futuriste et sa tour caractéristique « Perle de l’Orient ».

 

Suzhou : Jours 8 et 9

Étape reposante dans la « Venise de l’Est » qualifiée ainsi pour ses canaux. Ville de villégiature des lettrés par excellence, Suzhou charme aussi par ses nombreux jardins classés par l’Unesco, dont l’incontournable jardin du Maître des Filets. Visite d’une des filatures de soie qui ont fait la réputation de la ville.

 

Guilin : Jour 10

Passage incontournable par la colline en trompe d’éléphant (Xiangbi shan), symbole de la ville, promenades le long des lacs du centre-ville où se reflètent les pagodes jumelles Rong hu et Shan hu, visite du palais des princes de Jinjiang et Duxiu Feng, montée du Fubo shan, balade dans le parc des sept étoiles et découverte de la grotte de la Flûte Roseaux.

 

Yangshuo : Jours 11 & 12

Départ en bateau de Guilin pour environ 4h de croisière sur la rivière Li afin de rejoindre Yangshuo, au gré de fascinants paysages karstiques. Halte en centre-ville et location d’un vélo pour poursuivre l’étape par des balades alentour, au cœur des rizières et bambouseraies, à la rencontre des villageois.

 

Canton (Guangzhou) : Jours 12 & 13

Découverte de l’île de Shamian, ancienne concession franco-britannique, visite du musée du Tombeau du Roi des Yue du Sud et du temple des ancêtres du clan Chen, flânerie sur le marché de Qingping en journée et sur la promenade de Changdi Damalu en soirée, avant une croisière nocturne sur la rivière des Perles. Dégustation des spécialités cantonaises.

Hong-Kong : Jours 14 & 15

Montée en funiculaire et promenade autour du Peak Victoria, point culminant de la ville. Promenade dans les quartiers Central et Wan Shai. Traversée de la baie en ferry pour Kowloon, le marché de Temple Street et le Jade Market, visite du musée de la Marine, du musée d’histoire de Hong Kong et du temple Wong Tai Sin.

– La Route de la Soie

Un voyage inoubliable pour cet itinéraire de Xi’an à Kaschgar sur les traces des caravanes de la route de la Soie. Vous y découvrirez le passé impérial de Xi’an, Hua shan, l’une des cinq montagnes sacrées chinoises, Tianshui et les remarquables grottes bouddhiques du verdoyant Maiji shan, les cités monastiques de Xiahe et de Langmusi à la lisière du Tibet, la forteresse de Jiayuguan, ancien avant-poste de la Grande Muraille, Wuwei et Zhangye, célèbre pour son grand bouddha, la ville-oasis de Dunhuang et ses peintures rupestres, avant de poursuivre vers le Xinjiang avec Hami, Turpan, Urumqi et… Kaschgar, aux portes de l’Asie centrale. Et pour finir, les spectacles grandioses de la route du Karakoram, qui rallie le Pakistan.

 

Xi’an : Jours 1 & 2

Découverte de l’ancienne capitale impériale : tour de la Cloche et du Tambour, Grande Mosquée, grande et petite pagode de l’Oie sauvage. Visite du musée de l’Histoire du Shaanxi et de la Forêt des stèles. Promenade sur les remparts aménagés de la muraille d’enceinte du Xi’an d’antan et dans les ruelles bigarrées du quartier musulman. Excursion pour le tombeau de Qin Shi Huang, premier empereur de Chine, et son armée de terre cuite. Ascension du mont Hua Shan, l’une des cinq montagnes sacrées de Chine.

 

Tianshui : Jour 3

Voyage dans le passé avec la visite des grottes de Maiji shan abritant l’un des plus riches ensembles de sculptures bouddhiques de Chine, dont les plus anciennes datent de la fin du IVe siècle.

 

Lanzhou : Jour 4

Croisière sur le fleuve Jaune pour découvrir les grottes de Bingling si (temple de l’Esprit éclatant), également connues sous le nom de grottes aux Mille Bouddhas.

 

Langmusi et Xiahe : Jours 5 & 6

Visite de Langmusi, petite ville paisible de montagne environnée de collines et du monastère de Labrang à Xiahe, l’un des six grands monastères Gelugpa, école du bouddhisme tibétain.

 

Wuwei, Zhangye et Jiayuguan : Jours 7 & 8

Visite des tombeaux impériaux Han à Wuwei et du temple Dafo de Zhangye avec son célèbre bouddha géant, long de 35 m. Découverte de la spectaculaire forteresse de Jiayuguan datant de l’époque Ming, à l’extrémité occidentale de la Grande Muraille.

 

Dunhuang : Jours 9 & 10

Découverte des peintures rupestres et sculptures des grottes de Mogao et Yulin, fleurons de l’art bouddhique de Chine. Promenade en chameau dans les dunes du mont Mingsha avec arrêt au bord de la source du croissant de lune (Yueya).

 

Hami : Jour 11

Visite des tombeaux des rois Hui au sud-ouest d’Hami dans la Cité des musulmans et dégustation de melons, la spécialité du coin.

 

Turpan : Jour 12

Promenade au milieu des ruines de l’antique cité de Gaochang et des tombeaux de la nécropole d’Astana. Visite des vestiges de la ville de garnison de Jiaohe sur un site spectaculaire au bord d’un plateau et découverte des karez, système d’irrigation, antique.

 

Urumqi : Jour 13

Visite du musée de la province du Xinjiang pour ses peintures sur soie, ses figurines Tang et ses ravissants brocarts avant de partir au lac Tian chi pour une excursion rafraîchissante au pied du massif du Tian shan.

 

Kachgar : Jour 14

Flânerie dans les ruelles du Grand Bazar, l’un des plus impressionnants d’Asie centrale avec ses 10 000 échoppes, et le dimanche admirer les animaux du célèbre marché aux bestiaux. Visite du mausolée d’Abakh Hodja, avec ses belles coupoles de faïence verte et bleue et du plus vaste lieu de culte musulman de Chine, la mosquée Id Kah.

 

La Route Du Karakoram : Jour 15

Découverte de quelques tronçons de cette route mythique qui relie aujourd’hui la Chine et le Pakistan. Paysages à couper le souffle : massif du Pamir, gorges et alpages où paissent chameaux et yacks et lac Karakul où se reflètent les sommets enneigés des montagnes avoisinantes.

 

– Les Minorités du Sud-Ouest

Du fertile Bassin Violet à l’est du Sichuan aux forêts tropicales du Xishuangbanna, des collines karstiques du Guizhou et du Guangxi jusqu’aux confins du plateau tibétain, en passant par les rizières du Yunnan, le Sud-Ouest de la Chine déploie des paysages particulièrement évocateurs où vivent plus de la moitié des 56 ethnies qui composent le pays. Cet itinéraire vous emmènera notamment à la rencontre des Miao et Dong du Guizou et du Guangxi, des Bai de Dali, des Dai du Xishuangbanna, des Naxi de Lijiang ou encore des Tibétains de l’Ouest.

Ce voyage, d’une exceptionnelle richesse culturelle, vous fera également découvrir des trésors incontournables comme le Grand Bouddha de Leshan, la Forêt de pierres du Yunnan, la Gorge du Saut du Tigre et le légendaire palais du Potala.

 

Chengdu : Jour 1

Observation matinale des pandas géants en liberté au Centre de recherche et d’élevage du panda géant de Chengdu. L’après-midi, visite du Musée du Sichuan, de la chaumière de Du Fu, grand poète de la dynastie des Tang et du Temple des chèvres en bronze. Détente dans le Parc du Peuple et ses maisons de thé.

 

Leshan & Emei Shan : Jour 2

Après une première journée citadine, excursion jusqu’au Grand Bouddha (Dafo) de Leshan, le plus haut du monde (71 m), puis découverte des pentes verdoyantes de l’Emei Shan et quelques-uns de ses nombreux temples. Retour à Chengdu.

 

Chongqing & les Trois Gorges du Yangzi : Jour 3

L’ancienne capitale du royaume de Ba est le point de départ d’une croisière de 3 à 4 jours le long du Yangzi, à la découverte du monastère Shibao Zhai, des Trois Gorges et de leur imposant barrage. Les visiteurs pressés se contenteront de la visite en ville du musée des Trois Gorges, qu’ils pourront compléter par celle du temple des Arhat.

 

Guiyang : Jour 4

Depuis la capitale du Guizhou, découverte de la minorité buyi et son batik traditionnel, dans l’arrondissement de Huaxi et à Anshun, également haut lieu de la culture Dong. Passage par la cascade de Huangguoshu, spectaculaire même à la saison sèche.

 

Villages Miao autour de Kaili : Jours 5 & 6

Découverte de la culture Miao, peuple réputé pour la variété et la beauté de ses tenues vestimentaires, notamment les parures en argent et broderies portées par les jeunes filles célibataires. Nombreux sont les villages traditionnels accessibles depuis Kaili, dont le plus important, Xijiang, avec ses 1200 maisons en bois.

 

Sanjiang-Chengyang : Jour 7

Découverte de la culture Dong et de son architecture caractérisée par des constructions entièrement ajustées et chevillées en bois, tours et ponts notamment.

 

Longsheng : Jour 8

Blottie contre l’Épine dorsale du Dragon, une enfilade de collines couvertes d’impressionnantes rizières en terrasses, fruit du travail des Zhuang, Longsheng est un bon point de départ pour explorer les villages alentour aux traditionnelles maisons en bois. En poussant jusqu’aux cimes, ce sont les Yao, ethnie réputée pour ses broderies, ses tissages et ses teintures qui ont établi leurs villages.

 

Guilin-Yangshuo : Jour 9

Considérée comme l’une des plus belles villes du pays, Guilin étonne par les nombreuses collines karstiques qui parsèment son centre-ville, le long de la rivière Li. À découvrir : la colline en trompe d’éléphant, le parc des sept étoiles ou encore le palais des princes de Jinjiang et Duxiu Feng, puis croisière le long du Li jiang jusqu’à Yangshuo.

 

Nanning : Jour 10

Flânerie dans les nombreux marchés colorés de la capitale de la région autonome Zhuang, principale minorité ethnique de Chine. Les Zhuang sont principalement animistes et parlent leur propre langue dont l’écriture utilise l’alphabet romain. Visite du musée de la Province et ses quelque 50 tambours de bronze dits dong son

 

Kunming & Shi Lin : Jours 11 & 12

Étape dans la capitale de la province du Yunnan, surnommée « Cité de l’éternel printemps » pour son climat clément tout au long de l’année. Au programme : musée de la province du Yunnan, sanctuaire bouddhique de Yuantong si, marché aux oiseaux et aux fleurs, et flânerie autour du lac d’Émeraude. Le lendemain, excursion à Shi lin, la « Forêt de pierres » et ses pitons calcaires aux formes étonnantes. La région est le foyer des Sani, sous-groupe de la minorité Yi.

 

Xishuangbanna : Jour 13

Plongée dans la dernière vaste étendue de forêt primaire de Chine à l’extrême sud du Yunnan, à la rencontre des minorités Dai et Miao. La Fête de l’eau, à la mi-avril, est un temps fort dans la région où l’on cultive le riz, la canne à sucre, l’hévéa et les bananes. La région offre plusieurs itinéraires pour profiter d’une nature exceptionnelle.

 

Dali : Jour 14

Découverte de la vieille ville de Dali aux ruelles pavées bordées de maisons en pierres. Visite du musée de Dali et des Trois Pagodes qui dominent la ville au nord. Marche jusqu’au temple Zhonghe si, promenade en bateau sur le lac Erhai et découverte des villages Bai alentour.

 

Lijiang & la Gorge du Saut du Tigre : Jours 15 & 16

Nichée dans une vallée au pied d’imposantes montagnes, la vieille ville de Lijiang est une des destinations les plus plébiscitées du pays. Ses canaux et ses ruelles pavées bordées de maisons en bois, cafés et ateliers lui confèrent un charme incontestable. Inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, depuis 1999, Lijiang est la capitale spirituelle de la minorité Naxi, dont les chamans dongba en transmettent le savoir de génération en génération. A 100 km au nord-ouest, la Gorge du Saut du Tigre, l’une des plus profondes au monde, ravira les randonneurs.

 

Lhassa : Jours 17 et 18

Dernière étape de ce périple à la rencontre des minorités du Sud-Ouest, Lhassa est incontournable pour qui veut découvrir la richesse de la culture bouddhique tibétaine. Parmi ses trésors : l’impressionnant palais du Potala, de nombreux temples dont celui du Jokhan, dans le quartier le plus animé de la ville, le Barkhor.

 

2. Les nouveaux circuits

 

– Culture de la Chine centrale :  Shandong et Henan

 

Shandong

Patrie de Confucius (Kongzi en madarin), la péninsule du Shandong (à l’est des montagnes) borde la mer Jaune et la mer de Bohai. Son climat est agréable, bien que la mousson y soit forte en été. La gastronomie de la région est célèbre. En effet, la cuisine Lu (abréviation de Shandong) est considérée comme une branche importante de la cuisine chinoise. Il ne faut pas manquer les pâtes au couteau (daomian) : des pâtes fraîches découpées à la demande. Le renouveau du confucianisme en Chine a permis une restauration du temple de Confucius à Qufu. Dans une approche plus spirituelle, le Shandong est aussi un haut lieu du taoïsme. Préparez-vous à cheminer sur le chemin de la Voie dans les monts Tai, haut lieu du Dao (la Voie, le chemin). À noter que le Shandong est jumelé avec les régions Bretagne et Pays de la Loire.

À Qingdao se trouve une importante base nautique, construite pour les Jeux olympiques de 2008. Elle ravira les pratiquants de navigation à voile.

 

Shandong – Qufu

Située dans le sud-ouest de la péninsule du Shandong, Qufu est la ville natale du grand maître de la philosophie chinoise, Confucius (551 à 479 avant J.-C.). C’est une ville agréable avec ses remparts fortifiés, ses vieilles demeures impériales et bien sûr ses trois Kong : Kong fu (résidence de Confucius) ; Kong miao (temple de Confucius) et Kong lin (forêt de Confucius).

Au cœur de la ville, l’actuel temple de Confucius a été construit sous les Ming et les Qing en lieu et place du petit mémorial édifié par les disciples de Confucius. Vous emprunterez la porte de la Grande Perfection pour pénétrer dans le pavillon de l’Abricotier où le maître prodiguait ses enseignements et ne manquerez sous aucun prétexte la salle de la Grande Perfection ornée de colonnes et de dragons superbement sculptés où trône une immense statue de Confucius.

À l’est du temple de Confucius, la résidence de Confucius est en fait la demeure privée du clan Kong, qui devint « Première famille sous le Ciel » à la mort du maître et régna sur la ville de Qufu. Bâtie sur l’axe Nord-Sud traditionnel, divisée en bâtiments résidentiels et administratifs, la résidence s’étend sur pas moins de 16 hectares. Vous prendrez le temps d’arpenter quelques-unes des 463 salles et appartements à l’image de la puissance du clan Kong.

À 2 km au nord de Qufu, la forêt de Confucius entourée de remparts de 3 mètres de haut et de 7 km de long s’étend sur pas moins de 200 hectares. C’est là que reposent pour l’éternité Confucius et ses descendants (plus de 100 000 depuis maintenant plus de 2 000 ans).

Promenez-vous à pied ou en calèche au gré des tombeaux, palais ou encore pavillons datant des différentes dynasties chinoises.

 

Shandong – Yantai

Situé sur la côte nord de la province du Shandong, Yantai n’était autrefois qu’un simple village de pêcheurs, cédé à la fin du XIXe siècle sous les Qing aux Britanniques et aux Français après leur défaite lors de la guerre de l’opium. Aujourd’hui, Yantai est une ville côtière agréable avec ses quelques musées, son parc et ses nombreuses plages.

Au cœur de la ville, vous visiterez le musée du vin de Zhangyu pour connaître l’étrange histoire d’une des plus anciennes caves chinoises, le musée des Arts et Traditions populaires de Yantai pour l’architecture de son bâtiment principal, construit à l’époque Qing par la guilde des navigateurs et des marchands et la salle dédiée à Mazu, déesse protectrice des marins ainsi que le récent musée de Yantai, retraçant l’histoire de la péninsule de Jiaodong. Vous pourrez également vous balader dans le parc du Mont Yantai, véritable musée à ciel ouvert pour son architecture coloniale (consulat américain et britannique, etc.), mais aussi chinoise (temple du Roi dragon), et évidemment profiter de l’air marin des plages avoisinantes.

À 75 km au nord-ouest de Yantai, la station balnéaire de Penglai est connue pour avoir été le lieu de séjour des Huit Immortels, dieux dans la mythologie taoïste chinoise ; l’endroit où Qing Shi Huang, le premier empereur chinois, fit « vainement » rechercher les herbes assurant l’immortalité, mais aussi pour ses étonnants mirages.

 

Henan

Haut lieu de la civilisation chinoise, le Henan (au sud du fleuve) résume à elle seule toute l’histoire de la civilisation chinoise. Des sites néolithiques (village Yangshao) aux capitales Anyang, Luoyang sièges de la dynastie Shang (première dynastie attestée 1600 – 1046 avant J.-C.), en passant par Kaifeng, capitale de la dynastie Song du nord (960 –1127 après J.-C.), le Henan est au centre de l’histoire chinoise. Marco Polo n’a pas manqué de passer par Kaifeng, la plus grande ville de Chine, à l’époque le commerce y était déjà florissant… C’est à Yinxu que les premiers écrits en caractères ont été découverts, le bouddhisme est très présent à travers des sites comme celui des grottes de Longmen. Mais le Henan, c’est aussi de merveilleux paysages de montagnes. En particulier les monts Yuntai où la terre joue à cache-cache avec les nuages.

 

Henan – Luoyang

Luoyang fut, à l’instar des autres villes du Henan, capitale de la Chine et ce à plusieurs reprises. Considérée comme lieu d’origine du bouddhisme chinois, Luoyang abrite le Baima si (Temple du Cheval blanc) fondé en 68 ap. J.-C. par l’empereur Ming des Han orientaux. Les Sutra y furent traduits dès le IIe siècle après J.-C.

À l’extérieur de la ville, on trouve les grottes de Longmen. Il s’agit d’un exceptionnel ensemble de grottes dédiées au bouddhisme. Pendant six siècles, à partir du Ve siècle, des artistes se sont succédé sur le site pour offrir à la dévotion bouddhiste un nombre incalculable de statues plus ou moins grandes de Bouddha et de ses bodhisattvas. Elles ont été sculptées à même la roche dans les grottes et sur la falaise qui surplombe la rivière Yi, à environ 15 km de Luoyang. Malheureusement, de nombreuses statues sont abimées par le temps, par les collectionneurs sans scrupules et les ennemis du bouddhisme. Toutefois, l’impression de force et de puissance tranquille qui se dégage de ce site est sans pareille. Parmi les statues, ne manquez pas celles qui représentent Guanyin (Celui qui considère les appels). Ce célèbre et omniprésent bodhisattva est souvent représenté sous sa forme féminine. De fait, les Chinois l’ont adopté en le confondant avec une divinité taoiste : un immortel. Avant de retourner à Luoyang, faites un détour par le musée des anciennes tombes de Luoyang où sont conservées une vingtaine de tombes de l’époque Han et Song, ainsi que des objets et rituels funéraires.

 

Henan – Dengfeng

On accède à Dengfeng en train depuis Zhengzhou. Lieu historique très ancien, on dit que le site fut la capitale de Yü le grand de la dynastie Xia (2205 av. J.-C.-2197 av. J.-C.). Dengfeng s’appelait alors Ji ou encore Yangcheng. Située au pied des monts Song (Songshan), la ville est aujourd’hui dédiée au gongfu (« maîtrise technique », sous-entendu d’un art). La légende raconte qu’il y a plus d’un millénaire des moines (bouddhistes ou taoistes, nul ne sait), lassés d’être la cible des brigands et des soldats, ont développé les arts martiaux pour se défendre. Le temple de Shaolin, devenu très célèbre grâce au cinéma Hongkongais des années 1970, est ouvert à un public passionné ou simplement friand de démonstrations spectaculaires. Il est à la fois école d’art martial, temple bouddhiste et haut lieu du patrimoine culturel chinois. Fondé au Ve siècle par Ba Tuo, un moine passionné d’art martial, le temple renferme une forêt de stupas qui célèbrent les personnalités marquantes du temple.

Le massif des monts Song est une des cinq montagnes sacrées de Chine. Le bouddhisme y est très présent, mais les temples taoistes sont toujours là, même si certains ont été transformés en lieu de culte bouddique. Lors de la dynastie des Song (960-1279), le collège de Songyang (Songyangshuyuan), jusque là demeure de moines bouddhistes et taoistes, fut dédié à l’enseignement de la pensée de Confucius. On le voit, les montagnes sacrées de Chine sont loin d’être exclusives !

 

– Les Trois Gorges : Chongqing et Hubei

Chongqing

Située sur les collines qui bordent le Yangzi et la rivière Jialing, Chongqing n’en finit pas de grimper. Entre ses hauts buildings, ses rues n’hésitent pas à se transformer en escaliers. Vous ferez une expérience inoubliable en arrivant en bateau à Chaotianmen, le grand débarcadère de Chongqing. Promenez-vous dans le quartier piéton autour du monument de la Libération, c’est là que ça se passe, puis descendez vers le fleuve à la recherche du vieux Chongqing et de ses petites ruelles. Et surtout, appréciez la fondue de Chongqing, très épicée, un régal. Enfin, pour vous reposer du tumulte urbain, rien de mieux que les grottes rupestres de Dazu.

 

Chongqing – Sculptures de Dazu

À 135 km à l’ouest de Chongqing vous attendent, dans une campagne verdoyante, les splendides sculptures rupestres des grottes de Dazu. Là, sur plusieurs falaises, plus de 50 000 statues sculptées à même la montagne entre le IXe et le XIIIe siècle témoignent des influences bouddhiques, mais aussi taoïstes et confucianistes de la région.

Vous vous rendrez en premier lieu à 2 km de la ville de Dazu, sur la colline du Nord (Beishan), pour y découvrir, grâce aux inscriptions qui vous informent sur l’histoire, les croyances religieuses, la datation et l’identification des figures historiques, plus de 10 000 sculptures remarquablement bien conservées du bouddhisme tantrique et du taoïsme.

À 15 km au nord-est de Dazu, vous rejoindrez ensuite la colline du Précieux Ding (Baoding shan) pour son impressionnant bouddha couché de 5 m de hauteur et 31 m de long sculpté à même la falaise, mais aussi la statue en or de Guanyin, déesse de la Miséricorde, dont les 1 007 mains renferment chacune un œil signe de la sagesse. Emerveillement garanti !

 

Hubei

Au centre de la Chine se trouve une grande région de lacs où les crues du Grand fleuve (Changjiang) ou encore fleuve Bleu (Yangzijiang) perdent leur force destructrice. Au nord de ces lacs (en particulier du lac Dongting), se situe le Hubei. La réserve naturelle de Shennongjia présente de magnifiques paysages de montagnes (2500-3000 m d’altitude) et est inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco. La région est aussi connue pour ses multiples lieux de batailles de la période des Trois royaumes, en particulier Chibi, la falaise rouge, mis à l’honneur par John Woo dans Red Cliff (Les 3 royaumes). Aujourd’hui, ce ne sont plus les royaumes qui s’affrontent, mais les entreprises. Wuhan est une grande capitale industrielle connue pour sa production automobile. Peugeot, Citroën, Volkswagen entre autres y ont élu domicile.

 

Hubei – Yichang

Yichang est une ville portuaire devenue essentielle depuis que le barrage des Trois Gorges a été terminé. Deux énormes écluses permettent aux navires remontant ou descendant le fleuve Bleu de prendre 113 m de hauteur en cinq écluses. Depuis 2016 un ascenseur à bateau est en service. Il est temps de prendre une embarcation pour naviguer sur les eaux du barrage en amont de Yichang. Les Trois Gorges sont en fait une succession de trois gorges sur 190 km : Qutang xia, Wu xia et Xiling xia (de l’amont vers l’aval) sont un site célèbre pour ses paysages et son histoire. En remontant le fleuve, la première gorge est Xiling xia. Elle est la plus longue des trois, la plus profondément enfoncée entre les falaises de plus de 120 m de hauteur et est constitué d’un ensemble de petites gorges. Bien que la célèbre bataille de la falaise rouge remportée par Liu Bei grâce à Zhuge Liang (181-234) ait eu lieu beaucoup plus en aval, le grand stratège de la période des Trois royaumes est bien entendu associé à deux gorges plus petites incluses dans la gorge Xiling, la gorge du Livre de stratégie militaire et la gorge de l’Epée. D’autres gorges sont nommées pour ce qu’elles évoquent : la gorge du Foie de bœuf, la gorge du Poumon de cheval… Puis vous entrerez dans le domaine des sorcières (gorge de Wu). Nous voici chez les taoïstes avec son pic de l’Assemblée des Immortels. Le bateau traverse aussi le pays des plus anciennes divinités chinoises. Le pic de la Fée est en effet le domicile de Yaoji, fille de la reine mère d’Occident. Tous les Chinois savent qu’elle a largement aidé Yu le Grand lorsqu’il déplaça les montagnes et remit les fleuves dans le bon sens, c’est-à-dire vers l’Est. On retrouve Zhuge Liang, il aurait gravé une inscription sur la roche de Kongming. La roche a probablement pris ce nom après, Kongming (clairvoyant, intelligent) est le surnom de Zhuge Liang. Toujours vers l’amont, ne manquez pas les trois petites gorges de la rivière Daning, affluent de la rive gauche du fleuve Bleu. La promenade prend environ une journée. Les bateaux sont de petites et longues embarcations mues à la rame. Le batelier poussera peut-être une chanson traditionnelle pour se donner du courage. Revenu sur le fleuve Bleu, voici la gorge Qutang, la plus courte des trois et sans doute la plus impressionnante.

 

Hubei – Shennongjia

La réserve forestière de Shennongjia est à environ 200 km de Yichang, à l’extrême nord de la province. L’endroit est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1990. Shennongjia est en fait une partie des monts Qinba. Le sommet le plus élevé est le sommet de Shennong haut de 3105 m, alors que le point le plus bas de la réserve se situe à 398 m, l’altitude moyenne est de 1700 m, la région est surnommée le toit de la Chine centrale. Plantes et animaux font la richesse de la réserve. Parmi les plantes, l’arbre aux mouchoirs (Davidia involucrata), natif de la région, découverte par Jean-Pierre Armand David, missionnaire botaniste français, en 1869, et le Gingko biloba, connu comme la plus ancienne espèce d’arbres toujours vivante sur Terre (les fossiles remontent à 270 millions d’années, soit plus de 40 millions d’années avant les dinosaures), sont sous la protection de l’Etat. Plus de 1000 plantes médicinales poussent dans la réserve, donnant à l’endroit le surnom de parc de médecine naturelle. Côté animaux, les singes blancs, singes dorés, tigres, aigles et salamandres géantes sont eux aussi protégés par l’Etat. Il y a peu de chances que vous vous retrouviez devant l’un d’eux à l’exception des singes qui, comme sur toutes les montagnes sacrées ou non de Chine, sont cabotins et aiment se montrer. Encore plus rare est l’homme de Shennongjia dont les traces de pieds laissent penser qu’il est non seulement très sauvage (c’est le yéti chinois), mais surtout très grand. On dit qu’il est capable de reconnaître entre deux personnes le paysan, qu’il attaquera volontiers, du scientifique qu’il laissera l’étudier…

 

– Les paysages montagneux : Hunan et Jiangxi et Anhui

 

Hunan

Au sud du lac Dongting, se trouve le Hunan, réplique sudiste du Hubei en quelque sorte. Cette province est célèbre pour ses montagnes, son relief karstique et ses cascades, son histoire dramatique des XIXe et XXe siècle (révolte des Taiping en particulier) et son fils prodige. En effet Mao Zedong est né à Shaoshan près de la capitale provinciale, Changsha. Avant de partir en excursion sur le lac Dongting ou dans les montagnes, n’oubliez pas de goûter à la gastronomie locale, raffinée et pimentée. La cuisine du Hunan est l’une des huit cuisines régionales. Le plat hongshaorou, à base de viande de porc grillé et de haricots rouges, était le plat préféré du président Mao. Ce dernier le voulait très épicé alors que normalement ce plat ne l’est pas…

 

Hunan – Zhangjiajie

Près de la petite ville de Zhangjiajie se trouve l’immense parc naturel de Zhangjiajie (130 km2) classé au Patrimoine de l’Humanité par l’Unesco en 1992. On raconte qu’un membre de l’équipe du film Avatar a passé quelques jours au milieu des pics et en a tiré les invraisemblables paysages flottants du film de James Cameron. Typique du relief karstique, la région est un entrelacs de colonnes de pierre surmontés de végétation. Il est possible de rester jusqu’à une semaine à l’intérieur du parc. N’hésitez surtout pas à explorer par vous-même. De bonnes chaussures, un pull, un parapluie, un vêtement de pluie, de l’eau et de la nourriture et vous voilà parti(e) pour une randonnée à nulle autre pareille en Chine, royaume de la jungle urbaine. Très tôt le matin est le meilleur moment pour voir « en vrai » ce que toutes les peintures et cartes postales montrent : des montagnes perdues dans les nuages, à moins que ce ne soit le contraire… Parmi les pics à ne pas rater, le mont Tianmen (la porte du Ciel, rebaptisée Hallelujah par le maire de Zhangjiajie en référence au film de Cameron). Quelques monastères vous y attendent pour une retraite éclair.

 

Hunan – Xiangxi

La préfecture autonome Tujia et Miao de Xiangxi est une région au nord-ouest du Hunan occupée par de nombreuses « minorités nationales » dont les Miao et les Tujia. Outre le fait que ces régions « autonomes » répondent à l’envie passagère, qui guette le voyageur au long cours dans ce pays, de ne pas être tout à fait en Chine, on vient dans la préfecture de Xiangxi pour la vieille ville de Fenghuang, la ville phœnix. De vieilles histoires racontent que deux de ces animaux fabuleux volant au-dessus de la cité l’avaient trouvé si belle qu’ils y avaient élu domicile, remettant toujours à plus tard leur départ. Il est vrai que le site où est bâtie la cité est magnifique et prodigue en montagnes, eaux vives et ciel bleu. Rappelons que « paysage » se dit en chinois par l’association des mots montagne et eau – shanshui. Ne manquez pas les ponts qui traversent la rivière Tuo, les vieilles maisons sur les rives de la rivière ont le parfum inégalable de la Chine éternelle, telle qu’on peut la voir sur les images et dans les films. À l’opposé de Fenghuang, se trouve le site de Yongshun Laosicheng tusi, un des sites Tusi les plus anciens et les mieux conservés. Fondé en 910, il s’agit d’un petit territoire érigé en une sorte de domaine indépendant, nommé Tusi en référence au nom de son chef. Le pouvoir du Tusi était héréditaire. La famille Peng l’a transmis de génération en génération, au travers de 9 dynasties, 27 générations. Les Qing ont aboli cette anomalie en 1727. Aujourd’hui, il reste une cité ancienne au charme indéniable.

 

Jiangxi

Passage obligé entre le Nord et le Sud de la Chine pendant des siècles, le Jiangxi conserve ce rôle grâce au tourisme. Ses passes entre les montagnes sont spectaculaires et méritent que l’on s’y arrête. Les monts Lu (Lushan) inspirent toujours peintres et photographes, mais aussi les amoureux. Pourtant, peu nombreux sont les touristes. Une occasion de sortir des sentiers battus ! Pourquoi ne pas aller jeter un coup d’œil à Jinggangshan, lieu de départ de la Longue marche (octobre 1934) ? Ou encore observer les oiseaux migrateurs qui se reposent en hiver près du lac Poyang au nord-est de Nanchang ? À moins que vous ne préfériez méditer sur le sens du non-agir en vous promenant dans le mont Sanqing, haut lieu du taoïsme.

Si vous êtes amateur de porcelaine, un détour par le village de Jingdezhen, capitale de la porcelaine chinoise, s’impose. Pour preuve de son immense réputation, en anglais porcelaine se dit « china ».

 

Jiangxi – Lu shan

Dans la culture et la civilisation chinoise, la montagne a une place spéciale. Elle est à la fois résidence des brigands et objet de vénération religieuse (taoïste aussi bien que bouddhiste, voire même confucianiste). Les montagnes chinoises, réputées dangereuses en raison de leurs habitants, sont pourtant l’archétype du paysage dans lequel il est bon de méditer, d’écrire des poèmes. Gao Xinjian, prix Nobel de littérature a d’ailleurs écrit un roman nommé la Montagne de l’âme dans lequel l’auteur parcourt la Chine à la recherche de lui-même. Bien entendu, c’est dans les montagnes qu’il se trouve. Les monts Lu sont parmi les plus belles montagnes de Chine. Relativement peu élevé (le sommet le plus haut est à 1473 m d’altitude), les monts Lu sont protégés par un parc d’une superficie de 500 km2, 90 sommets y élisent domicile. Parmi ceux-ci, le mont Hanyang (1473 m d’altitude, le plus élevé), que l’on vient visiter pour ses chutes d’eau et ses immenses falaises. Le mont Wulao (1436 m, le mont des cinq anciens) dresse ses cinq pics fièrement dans le paysage de brumes. Au pied de ce sommet, la grotte de l’académie du daim blanc rappelle que le poète Li Bo (mort en 831, dynastie Tang, ne pas le confondre avec le grand poète Li Bai) y éleva un daim blanc. Ce n’est pas tout à fait une grotte, mais plus un ensemble de bâtiments élevés autour et au-dessus d’une cavité contenant une stèle décrivant la tendre histoire et une statue d’un daim. Situé dans les monts Lu, le village Guling est particulier dans le sens où il servait, au XIXe siècle de lieu de villégiature aux Occidentaux présents le long du fleuve Bleu. Se promener dans ce village est comme prendre une bouffée de nostalgie.

 

Jiangxi – Shangrao

Shangrao (prononcez shang-jao) est une petite ville située au nord-est de la province du Jiangxi, près des provinces du Zhejiang et de l’Anhui. On y vient surtout pour les monts Sanqing. Mais qui sont ces trois (san) esprits (qing) ? Il s’agit des sommets Yujing, Yuxu et Yuhua qui ressemblent à s’y méprendre aux trois esprits divins Yuqing, Shangqing et Taiqing, tous trois issus du monde taoïste. La montagne est un mélange réussi de la beauté de Huangshan, du sens du spectaculaire du mont Emei, des nuages de Lushan et les parois abruptes de Huashan. Cascades, rochers de granite aux formes étranges rivalisent d’attraits avec les nombreuses espèces végétales et animales pour attirer les esprits du taoïsme sur eux et accessoirement les touristes. Ainsi, les nombreux rochers qui semblent avoir été sculptés par quelque dieu de la Nature sensible aux affaires humaines : la Déesse orientale, le boa géant, les milliers de sommets concourant pour être le meilleur, les trois dragons se ruant vers la mer, sans oublier naturellement Guanyin, la déesse de la Compassion (divinité bouddhiste, pourtant ; mais le taoïsme et le bouddhisme se retrouvent volontiers sur certains terrains neutres). Soudain, dans votre promenade dans ce « musée » de sculptures à ciel ouvert, la mer de nuage (indispensable phénomène céleste de toute montagne chinoise digne de ce nom) prend le pas et vous transporte dans un monde fantastique, presque inquiétant, duveteux, serein et relevant du bizarre. Ainsi la cascade de nuages, la lumière des esprits de Sanqing, la route des cinq couleurs vers les nuages et la pluie de météores.

 

Anhui

À l’ouest de Shanghai, la province de l’Anhui charme par ses sublimes paysages et sa richesse culturelle. Les principaux sites se concentrent au sud, où les immenses étendues de rizières côtoient des chaînes de montagnes spectaculaires. Les Montagnes jaunes (Huangshan) exercent toujours la même fascination sur les visiteurs, venus en pèlerinage dans ce lieu enchanteur, connu pour son paysage grandiose composé de nombreux rochers et pics granitiques émergeant d’une mer de nuages. À leurs pieds, les villages de Hongcun et Xidi raviront les amoureux d’architecture avec leurs somptueuses demeures Ming et Qing couvertes de boiseries.

 

Anhui – Huangshan

Autrefois appelé Yishan, Huangshan a pris son nom actuel depuis que l’empereur Jaune y serait venu chercher l’élixir d’immortalité… en 2 600 av. J.-C.

Écoutons Xu Xiake, grand voyageur et géographe, de la période Ming, s’exprimer sur Huangshan : « Après avoir fait l’ascension du Huangshan, aucune autre montagne ne sera capable de vous éblouir autant, car c’est là que se trouve toute la beauté du monde ! »

Du sommet, vous serez plongé dans une impressionnante mer de nuages d’où vous distinguerez les pics de granite aux formes étranges et leur forêt de pins tortueux. Vision féérique garantie. Vous pourrez également profiter des eaux limpides des sources d’eau chaude pour vous y baigner.

Huangshan se visite au printemps pour le charme de la végétation en éveil, en été pour la fraîcheur particulièrement agréable, en automne pour ses couleurs multicolores et en hiver pour un monde blanc de glace et de neige.

Huangshan, zone touristique nationale AAAAA, est renommé dans le monde entier. En 1990, Huangshan a été inscrit sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco. En 2004, Huangshan devient un géoparc international.

Non loin de Huangshan se trouvent Xidi et Hongcun, deux villages typiques, classés au patrimoine mondial de l’Unesco, dont les nombreuses résidences construites sous les dynasties Ming et Qing sont remarquables par leur architecture, constituée d’une structure de bois et de murs de briques, sans oublier leurs magnifiques décorations sculptées.

 

Anhui – Jiuhuashan

Au nord-est de Huangshan, Jiuhuashan, littéralement « Montagne des neuf lotus », est l’une des quatre montagnes sacrées bouddhiques de Chine. Outre les hommes de lettres qui de tout temps se sont rendus ici pour y trouver l’inspiration, Jiuhuashan est aussi un lieu de recueillement pour tous ceux qui viennent de perdre un proche, car il abrite l’esprit de Dizang, dieu des Morts et de l’Au-Delà.

Pour son ascension, on rejoint d’abord le village de Jiuhua, situé à mi-hauteur de la montagne d’où partent des escaliers pour rejoindre le sommet. Prenez le temps de visiter quelques-uns des 90 temples accrochés aux flancs de la montagne, surtout le temple Huacheng, le plus grand et le plus ancien, dont les sculptures décorant les linteaux et les toits ainsi que la peinture représentant « neuf dragons jouant avec des perles » ne sont pas sans rappeler l’art chinois d’antan.

Vous verrez aussi des grottes ayant servi en leur temps d’ermitage avant d’atteindre le sommet.

 

– La prairie et la neige du Nord de la Chine :  Mongolie intérieure et Heilongjiang et Jilin et Liaoning

 

Mongolie intérieure

Située au nord de la Chine, la Mongolie intérieure est une région envoûtante avec ses steppes, ses chevaux et ses déserts… La ville de Baotou située au nord de la boucle du Fleuve jaune sera une étape incontournable pour découvrir le monastère Wudangzhao, symbole de la présence du bouddhisme tibétain. Un peu plus loin au sud se trouve le mausolée de Gengis Khan, intéressant quant au culte voué par les Mongols au père de la nation. Si vous avez la chance d’être là pour le festival national de Naadam (courant juillet), ne manquez pas ces festivités hautes en couleur où les Mongols s’affrontent autour de trois jeux traditionnels : le tir à l’arc, la lutte et la course de chevaux.

 

Mongolie intérieure – Xilin hot

Au cœur de la région de Xilingol, la capitale Xilinhot est le lieu idéal pour des excursions inoubliables dans la steppe environnante. Mais avant de quitter la ville, prenez le temps de vous rendre au temple Beizi, un temple du bouddhisme tibétain dont l’architecture mélange style bouddhiste et mongol pour un résultat époustouflant. Ne manquez pas les fresques murales des différentes salles qui retracent la vie des Mongols.

À 15 km au sud-est de Xilinhot, le village de vacances de la prairie de Xiritala couvre 9 km2. Là vous pourrez vivre au rythme de la steppe dans l’une des 50 yourtes aménagées pour les touristes.

À 55 km au sud-est de Xilinhot, la prairie de Xilingol s’étend sur 3 730 km2. Ici se succèdent pour le plus grand plaisir des yeux des paysages mêlant steppe, déserts sablonneux, canyons naturels, plateaux volcaniques ou encore forêts de bouleaux que vous pourrez découvrir lors de randonnées équestres.

De par la richesse de sa biodiversité, la prairie a par ailleurs été classée par l’Unesco « Réserve mondiale de la biosphère » en 1987.

 

Mongolie intérieure – Hulun Buir

Au nord de la Mongolie intérieure, la ville de Hulun Buir est située aux portes des steppes du même nom.

L’on y visitera sa forteresse souterraine, un réseau de galeries creusées par les prisonniers chinois pour servir de casemate à l’armée nippone pendant la Seconde Guerre mondiale. Prenez le temps d’y descendre pour y découvrir les dortoirs des soldats ainsi qu’un hôpital.

À la lisière sud-est de la ville, l’intéressant musée des Évenks vous permettra quant à lui d’appréhender l’histoire de ce peuple de nomades éleveurs de rennes, connus pour leur remarquable sens de l’orientation, qui vivent éparpillés en Sibérie et dans les steppes de Hulun Buir.

Les vastes étendues des steppes de Hulun Buir vous attendent dès la sortie de la ville. Là, vous apercevrez troupeaux de moutons et de chevaux mongols ainsi que des yourtes d’éleveurs. Des campements à destination des touristes vous permettront de séjourner dans la steppe et, pour ceux qui montent à cheval, des randonnées équestres sont possibles.

 

Heilongjiang

Situé dans le nord-est de la Chine, le Heilongjiang est surtout connu pour la rigueur de ses hivers et le Festival de sculptures sur glace et de neige d’Harbin, sa capitale, qui chaque année attire une foule de visiteurs venus du monde entier. Le Heilongjiang, c’est aussi une terre d’histoire avec la vieille ville d’Harbin et ses bâtiments de style européen qui lui ont valu le surnom de « Petit Paris de l’Orient » et une région de réserves naturelles et de parcs nationaux, dont le parc des tigres de Linyuan ou la réserve naturelle de Zhalong, où vivent 150 espèces d’oiseaux, dont la grue à couronne rouge. Si vous aimez le ski, rendez-vous à Yabuli à la frontière sibérienne, la plus grande et la mieux équipée des stations chinoises.

 

Heilongjiang – Harbin

Autrefois petit village de pêcheurs installé sur les bords de la rivière Songhua, la ville de Harbin a vu son destin changer à la fin du XIXe siècle avec l’arrivée du chemin de fer construit par les Russes qui relia Vladivostok à Port-Arthur (actuel Dalian) – alors concession russe. Aujourd’hui, la capitale du Heilongjiang est une ville industrielle florissante connue internationalement pour son Festival annuel de sculptures de neige et de glace.

Vous arpenterez la rue piétonne de Zhongyang dajie dans la vieille ville pour l’architecture baroque de ses bâtiments et ne manquerez sous aucun prétexte la cathédrale Sainte-Sophie qui, avec ses briques rouges et ses dômes verts élancés, est la plus grande église orthodoxe d’Extrême-Orient. La cathédrale abrite un musée de l’art architectural où sont exposées photos et maquettes de Harbin au début du siècle dernier.

De l’autre côté de la rivière Songhua, le parc de l’Île du Soleil est un lieu de promenade agréable surtout en été. Vous pourrez également voir de près des tigres de Sibérie car le parc abrite une réserve animalière créée pour sauver ces derniers de l’extinction.

À 20 km au sud-ouest de Harbin, à Pingfang, le musée consacré à l’unité 731 – une unité japonaise qui, durant la Seconde Guerre mondiale, rivalisa d’horreur avec les méthodes des camps de la mort nazis en Europe en pratiquant des expériences inhumaines sur des milliers de prisonniers coréens, chinois et russes – mérite une visite et vous permettra de connaître ce pan souvent méconnu de l’histoire chinoise et japonaise.

À 200 km de Harbin, la station de ski de Yabuli accueille dans un immense parc naturel les amoureux de la neige qui, outre le ski et le snowboard, pourront s’offrir des balades en traîneau ou en scooter des neiges, voire survoler la station à bord d’une montgolfière.

 

Jilin

Cette petite province frontalière avec la Corée, cœur du Mandchoukuo (État fantoche créé par les Japonais lors de l’invasion de la Chine entre les deux guerres mondiales), a une atmosphère très particulière. Bien que profondément chinoise, la province est aussi coréenne et il y flotte comme un parfum d’Occident dans certaines rues de Changchun. Toutefois, ce sont les possibilités d’y faire du ski qui font la réputation de la province. Le climat y est rude, surtout l’hiver qui est très rigoureux. Mais c’est en cette saison qu’il faut visiter le Jilin. Vous ne manquerez pas la fête des lanternes de glace à Jilin à la mi-janvier. Frileux ? Les sources thermales et les cascades de la réserve de Changbai shan sont à vous l’été.

 

Jilin – Tonghua

Venir à Tonghua est une expérience que vous ne regretterez pas. Proche de la frontière, l’ambiance de la ville est très coréenne. Bien que le climat de la région soit « arctique », le territoire de Tonghua est aussi un vignoble. Une vigne sauvage locale a été domestiquée par les Japonais dans les années 1930. Le vin qu’on en tire est très éloigné des goûts européens ainsi que des autres vins que l’on trouve en Chine, désormais produit selon les standards européens. Raison de plus pour en goûter (avec modération tout de même) !

Proche de Tonghua, les vestiges du royaume Goguryeo qui occupait de 37 av. J.-C. à 668 un espace à cheval sur la Chine et la Corée, peuvent être visités. Repérées par Edouard de Chavannes, un des grands sinologues français de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, la tombe du général est une petite pyramide. Le royaume Goguryeo fut un des trois royaumes qui se partageaient la péninsule et la Mandchourie (jusque dans la Russie actuelle) jusqu’en 668 avant que le plus petit d’entre eux, le royaume de Silla allié avec les Tang réussisse à prendre tout le territoire de la Corée actuelle pendant que les Tang occupaient la Mandchourie.

 

Liaoning

En partie frontalière avec la Corée, la province du Liaoning est surtout celle où se situe le port de Dalian, plus connu sous le nom de Port-Arthur. La région fut mandchoue avant d’être chinoise. Shenyang était la capitale de l’Empire mandchou au XVIIe siècle. Puis, les Mandchous occupèrent la Chine et installèrent la dynastie Qing (1644-1911). Aujourd’hui, la province du Liaoning est chinoise avant d’être mandchoue et un peu coréenne. D’ailleurs, on trouve à Shenyang une réplique (achevée en 1636) de la Cité interdite de Pékin. Au sud de la province, le long de la rivière Yalu qui marque la frontière entre la Chine et la Corée, se trouve Dandong où l’on peut voir la partie la plus orientale de la Grande muraille.

 

Liaoning – Jinzhou

Cité industrielle sur la rive orientale du golfe du Liaoning, Jinzhou est connue pour la richesse de ses fossiles datant de la période jurassique. L’on y visitera donc le musée Wenya, portant le nom de son fondateur, Du Wenya, un collectionneur amateur de fossiles, pour ses collections de reptiles, insectes, amphibiens ou encore végétaux, dont la pièce phare est un Confuciusornis dui, une sorte de dinosaure ailé datant du Crétacé inférieur, découvert en 1998 par Du Wenya, lui-même.

À 35 km au sud de Jinzhou, l’île du mont du Porte-Pinceaux (Bijia shan) est reliée à la terre par un isthme, disparaissant sous les flots à marée haute. Rejoignez l’île à marée haute grâce aux nombreuses embarcations ou barques de pêcheurs. Là, de jolies promenades vous attendent, prenez le temps de visiter les nombreux temples bouddhiques, mais aussi de monter au sommet du mont pour la magnifique vue sur la mer et le littoral. Votre balade terminée, et la marée basse étant venue, vous rentrerez à pied sec sur le continent…

 

– Vacances dans les provinces littorales : Hainan et Fujian

 

Hainan

Située à l’extrémité sud de la Chine, l’île tropicale de Hainan vous séduira par ses magnifiques plages de sable fin, ses sources thermales et la richesse de sa biodiversité. Les amoureux de la nature ne manqueront pas la réserve naturelle de mangroves au sud-ouest de Haikou, la capitale, un vrai paradis pour les nombreux oiseaux qui y ont élu domicile, ni l’île aux macaques de Nanwan, une réserve forestière de 1 000 hectares peuplée de plus de 1 800 singes ! Pour le farniente, direction Sanya au sud de l’île, surnommée l’« Hawaï de l’Orient » pour ses décors paradisiaques. Profitez également de votre séjour sur l’île pour manger des fruits de mer et goûter les spécialités du coin comme le poulet Hainan au lait de coco ou encore le mouton de Dongshan.

 

Hainan – Sanya

Tout au sud de l’île, Sanya porte bien son nom d’Hawaï de l’Orient avec ses plages paradisiaques de sable fin… dont celles de la baie de Yalong à 7 km au sud de la ville où vous vous baignerez dans une eau turquoise avec vue sur les collines environnantes !

À 4 km de Sanya, le parc Luhuitou est un joli parc en altitude. Empruntez le sentier qui vous emmènera jusqu’au sommet pour la végétation tropicale et colorée et la vue imprenable sur Sanya, sa baie et les montagnes environnantes.

À 40 km de Sanya, le temple Nanshan en bord de mer regroupe plusieurs pavillons bouddhistes aux superbes jardins tropicaux dans lesquels vous ne manquerez pas de vous promener et d’admirer sur une terrasse qui domine l’océan la statue en or et jade de Guanyin, la déesse de la Miséricorde, sainte patronne des marins.

Vous pourrez aussi vous rendre au nord de la baie de Yalong dans la féérique vallée des Papillons, où vous évoluerez dans une volière à ciel ouvert au milieu de papillons aux mille couleurs et au zoo océanique de Sanya, qui abrite d’énormes tortues de mer, des dauphins et autres créatures marines.

 

Fujian

Point de départ maritime de la route de la soie, sur la côte sud-est de la Chine, au bord du détroit de Taïwan, la province du Fujian se distingue par la beauté de son littoral et de ses reliefs. De nombreuses péninsules et baies jalonnent sa côte et les parcs naturels du mont Wuyi abritent une biodiversité extraordinaire. C’est là aussi que se cultive le thé Wulong, l’un des meilleurs thés de Chine. Sillonnez les sentiers au gré des plantations de thé et des collines verdoyantes, aventurez-vous dans les ruelles de l’île Gulangyu au large de Xiamen, ambiance époque coloniale garantie et ne manquez sous aucun prétexte la visite des Tulous – habitats traditionnels fortifiés – des Hakka en recul de la côte.

 

Fujian – Longyan et Zhangzhou

Le village de folklore de Yongding est intéressant pour ses nombreux Tulous, fermes fortifiées Hakkas, perdus au milieu des rizières, champs de riz, de thé ou encore de tabac. Maisons de terre, circulaires ou carrées, grandes ou petites, ces habitations firent leur apparition dans le Fujian du XVIe siècle pour accueillir des clans entiers de famille Hakka et ce jusqu’à 800 personnes. Le plus renommé est le Chenqi lou, ferme fortifiée circulaire, qui date du XVIIIe siècle et qui pouvait accueillir jusqu’à 80 familles avec ses 400 pièces dispersées dans trois bâtiments concentriques. Un peu plus loin, le Zhencheng lou lui aussi circulaire n’arbore que 200 pièces… On visitera aussi deux tulous carrés, le Kuiju lou et le Guangyu lou. Les Tulous sont encore aujourd’hui pour la plupart habités voire pour certains transformés en hôtel, n’hésitez pas à pousser la porte.

On peut aussi se rendre à Zhangzhou pour visiter le Tulou Huaiyuan lou de la famille Jian et le groupe de Tulous Tianluokeng, de la famille Huang, dont la particularité est d’être composé d’un quinconce avec en son centre un Tulou carré, entouré de quatre Tulous circulaires, surnommé Si cai Yi tang (quatre assiettes, une soupe).

Tulous du Fujian sont classés au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2008.

 

3. Visa transit

 

Les ressortissants des 51 pays sont exemptés de visa pour rester au maximum 72 heures dans les 11 villes ci-dessous sous réserve qu’ils remplissent les conditions suivantes : Titulaires des documents de voyage international valables, en possession de billets d’avion ou autres justificatifs avec des dates et places confirmées, ayant le visa d’entrer au tiers pays (ou région),  passent directement, comme point de transit, par Chengdu (Aéroport International de Shuangliu), Chongqing (Aéroport International de Jiangbei), Shenyang (Aéroport International de Taoxian), Dalian (Aéroport International de Zhoushuizi), Guilin (Aéroport International de Liangjiang), Kunming (Aéroport International de Changshui), Xi’an (Aéroport International de Xianyang) , Xiamen (Aéroport International de Gaoqi), Haerbin (Aéroport International de Taiping), Wuhan (Aéroport International de Tianhe) et Tianjin (Aéroport International de Binhai).

Les ressortissants des 51 pays sont exemptés de visa pour rester au maximum 144 heures dans Pour le Beijing/ Shanghai/ Guangzhou.

Publié par Rémi Bain-Thouverez
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Vos réactions

  1. J’ai 65 ans et suis d’origine chinoise. Mon premier voyage en Chine remonte à 1967. Dès 1980 j’ai traversé le pays à plusieurs reprises alors que le pays n’accueillait pas ou pas de voyageurs. Ensuite je m’y suis rendu chaque année pour visiter ma famille. Pour répondre à votre question, je connais la Chine ! Ceux de vos lecteurs qui s’y intéressent réellement peuvent lire mon livre « Mémoires chinoises » paru en mars 2017. Il est publié par les éditions C.L.C. disponible en librairie sur commande et immédiatement sur certains site de vente internet. Il est préfacé par Marie Holzman sinologue à la réputation établie.

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