Sri Lanka : Jet tours sponsorise deux agents de voyages pour jouer les amazones

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Après la Guyane, la Réunion et l’île Maurice, c’est au Sri Lanka qu’a eu lieu la quatrième édition du Raid Vittel Amazone co-organisé par Alexandre Debanne. Sélectionnées et sponsorisées par Jet tours et le Quotidien du Tourisme, Aude Parmentelot, agent de voyages chez Bye Bye Voyages à Bois-Colombes, et Ghania Beghriche, agent de voyages chez Thomas Cook Versailles, ont participé à cette rencontre sportive 100 % féminine. Une rencontre aux douces allures de camp d’entraînement pour « marines » que j’ai vécu tant bien que mal à leurs côtés.
« Plus vite, plus haut, plus fort », cette devise chère au baron Pierre de Coubertin n’a pas été prise à la légère par Aude et Ghania, nos deux agents de voyages de choc et de charme qui se sont jetées à corps perdu dans une aventure alliant sports en tout genre et découverte des paysages magiques du Sri Lanka. Concocté en étroit partenariat avec l’OT du Sri Lanka et le réceptif LSR, le programme de la semaine les aura mené des plages sauvages de Negombo, aux plantations de thé d’Angammana et du célèbre rocher de Sigiriya aux temples sacrés de Kandy et Dambulla. Une vraie révélation pour les deux jeunes femmes qui n’avaient encore jamais foulé cette terre sacrée et qui ne sont pas restées insensibles au charme et à la gentillesse de la population locale.
Jour 1 : C’était trop beau pour durer…
Il est tout juste 6 h du matin lorsque le B777 de la compagnie Srilankan airlines (partenaire officiel) se pose sur le tarmac de l’aéroport de Colombo où la température extérieure frôle déjà les 25°C. Rapide contrôle des formalités pour les 222 participantes et déjà la compétition démarre… par une course improvisée entre les tuk-tuk colorés assurant le transfert jusqu’à l’hôtel Blue Oceanic, propriété de la chaîne Jetwing. Déjeuner sur la plage, baignade, détente au soleil ou shopping à Colombo… « si c’est ça le raid Vittel, que ca ne s’arrête pas », se disent les candidates. Mais très vite la réalité les rattrape. Au soleil couchant, l’organisation recadre tout ce petit monde et donne le ton en dévoilant le programme de la première épreuve : 18 km de canoë.
Jour 2 : Des pagaies en pagaille sur le fleuve Dadugas Oya
Réveil à 5 h 30. La journée promet d’être longue mais les « raideuses » débordent de peps et d’énergie pour affronter les eaux calmes et sombres du fleuve Dadugas Oya serpentant dans la province de Negombo au sud-ouest de l’île. Première épreuve mais aussi premier contact avec la population sri lankaise qui depuis les berges boueuses et glissantes n’hésite pas à encourager ces demoiselles dans leur effort. Après 1 h 45 d’intense activité pour les premières arrivées et 2 h 14 pour l’équipe Jet tours/Le Quotidien du tourisme (score fort honorable), l’organisation se fend de quelques gentillesses (c’est louche)… en invitant les filles pour une balade dans le lagon de Negombo à bord de boutres locales et en privatisant tout un train pour rejoindre Pinawella (orphelinat des éléphants) puis Kandy, ville sacrée abritant le temple de la Dent de Bouddha où est installé le campement de ces dames pour deux nuits… à la belle étoile.
Jour 3 : Une journée VTT… d’enfer
Se dégager d’un hamac n’est pas chose évidente surtout si l’on s’est emmêlé dans la moustiquaire en dormant pour finir ficelé comme un saucisson au petit matin. Pourtant, il faut faire vite car les bus assurant le transfert jusqu’au village de Panvilla situé au nord de la rivière Victoria, n’attendront pas les retardataires. Vers 8 h, équipées de casques et de cuissards, les premières concurrentes enfourchent leurs VTT fin prêtes pour aborder cette deuxième étape qui s’annonce difficile… et c’est un doux euphémisme. En fait, hormis pour les candidates rôdées au vélo et à tous types de terrains, la journée tourne même très vite au cauchemar. Dès la première boucle de 16 km pourtant tracée en altitude au milieu des vertes plantations de thé d’Angammana, les premières chutes sont enregistrées, les premières blessures pansées et les premières larmes versées. Et ce n’est que le début. Ce jour-là, le soleil tape si fort que les filles rêvent d’un plongeon dans les eaux vertes et calmes de l’ancien lac Victoria qu’elles longent depuis plusieurs heures. Vêtues du traditionnel sari coloré, des femmes lavant leur linge dans la rivière invitent même les étrangères à poser leurs montures de fer et à les rejoindre. Mais la déshydratation les gagnant peu à peu, celles-ci déclinent l’offre ne pensant qu’à terminer la course au plus vite. Seul le trio canadien fera trempette. Pendant ce temps-là, les équipes leaders mettront à peine 3 h pour boucler l’étape de 35 km au total, quand d’autres, égarées, passeront plus de 7 heures sur le vélo. Pour Ghania et Aude, pourtant douées mais obligées d’attendre leur coéquipière épuisée, la journée est longue et le résultat final décevant.
Jour 4 : La vie est un long fleuve… pas tranquille du tout
Le soleil est encore bas quand sonne le réveil, le moral de l’équipe aussi. Fort heureusement, la magnifique journée de canoë qui s’annonce enchante tout le monde, tout comme les paysages d’une jungle abondante qui se succèdent sur la route menant au pont qui enjambe le fleuve Mahaveli, le plus long du pays. Le site est impressionnant, le nombre de supporters massés là, aussi. Hommes, femmes, enfants et même quelques bonzes sont déjà dans l’eau prêts à donner un coup de main si besoin est. Et besoin il y a lorsque les candidates réalisent que le fleuve en question est à sec par endroits. Les 28 km annoncés comme une balade tranquille ne se feront donc pas à coup de pagaies mais à bout de bras en tirant l’embarcation. Le parcours est intense, le soleil au plus haut et l’eau trop chaude. Ces conditions extrêmes ne permettent pas aux jeunes femmes d’apprécier les beautés environnantes. Pourtant quelques-unes prendront le temps de photographier les énormes varans se dorant la pilule au soleil sur les bancs de sable quand d’autres s’essaieront à la recherche des précieuses pépites aux côtés d’orpailleurs locaux. Ce jour-là, les encouragements nourris des villageois n’étaient pas de trop. Les filles en parlent d’ailleurs encore dans le bus qui les mène un peu plus au nord, sur le site de Kandalama.
Jour 5 : Journée multi-sports au bord du lac Kandalama
Aujourd’hui, pas de réveil aux aurores, pas de stress et surtout pas de transfert en bus jusqu’au point de départ. Les épreuves du jour se jouent en effet sur une île située à quelques encablures du bivouac, au beau milieu du lac de Kandalama. Il y a un an jour pour jour, cette île aurait été inaccessible à pied. Aujourd’hui, faute de pluie tombée cette année, la moitié du site est asséché et sert de pâturage aux troupeaux de vaches voisines. Le décor n’en reste pas moins étonnant de beauté pour le plus grand bonheur des « raideuses » qui profitent de cette journée multi-sports pour « grappiller » quelques points dans la bonne humeur, en s’essayant à l’accrobranche, au tir à l’arc, au VTT trial et à la course d’orientation. Durant cette chaude journée, les sourires éclairaient à nouveau les visages des concurrentes… mais pas pour longtemps.
Jour 6 : Ah, VTT quand tu nous tiens…
« Quand on partait de bon matin, quand on partait sur les chemins, à bicyclette… » Cet air chanté par Yves Montand a certainement inspiré Gil Mention, directeur de course du Raid Vittel, qui a choisi de faire partir les concurrentes devant l’hôtel Kandalama au petit matin. Déversant de toutes parts une végétation tombante et abondante, cet établissement unique en son genre servira exceptionnellement de base de départ et d’arrivée à cette ultime épreuve de VTT qui mènera les candidates de villages en villages, de champs de blé en rizières, de chemins de terre rouge en routes vicinales bitumées mais truffées de nids de poules… jusqu’au célèbre rocher de Sigiriya. Sans doute appâtées par le site historique, les candidates leaders pédalent sans compter et avalent la première partie de parcours en une heure. Un bref ravitaillement et les voilà qui s’attaquent aux 1 200 marches menant aux griffes du lion puis plus encore aux vestiges du palais royal. Là-haut, plus que les vieilles pierres et les bassins inondés, les filles sont époustouflées par la vue panoramique à 360 degrés qui offre à leurs yeux un tapis de verdure s’étalant aussi loin que le regard peut porter. Instant magique ! Mais il faut déjà redescendre et finir ces 43 km… pour enfin ne plus parler de vélo et surtout ne pas rater la visite guidée du temple de Dambulla.
Jour 7 : Last but not least…
Le soleil n’est pas levé et un épais manteau de brume enveloppe encore le campement lorsque le son strident d’une sirène d’alarme rompt le silence ambiant et réveille par la même occasion nos voisins varans, serpents et autres rongeurs qui dormaient tout près. C’est l’heure de la dernière épreuve. Plus qu’un trek à l’assaut du versant sud de la montagne dite de l’éléphant à Kandalama et le Raid Vittel Amazones version 4 sera terminé. « Déjà ! », se disent certaines encore en forme, « je n’y croyais plus… », lancent d’autres épuisées. Une chose est sûre, toutes veulent en finir pour filer au plus vite vers le grand sud et ses longues plages de sable rose. Cette idée suffit à booster ces dames qui expédient l’étape en un peu moins d’une heure pour les plus rapides, en 4 h pour les autres (1 h 12 pour l’équipe Jet tours/Le Quotidien du tourisme). Plus tard, de retour sur les rivages de Negombo, la fête bat son plein. La fatigue, les blessures, le stress… tout est oublié. Seules subsistent les images enchanteresses de ce petit bout du monde dont toutes sont tombées amoureuses.

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